jeudi 2 février 2012

Quelques 150 agents communaux débrayent à Noisy-le-Sec

                                                   Vie syndicale


INQUIETUDES DES PERSONNELS DES ECOLES


 

Par
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret

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Lundi dernier à midi, quelques cent-cinquante agents communaux [NDLR : Les agents reconnaissables sur les photos de masse ont été floutés à la demande des représentants syndicaux], essentiellement travaillant dans nos établissements scolaires municipaux (20 écoles représentées sur 21) ont débrayé à peine une heure sous la bannière du syndicat majoritaire C.G.T. Territoriaux (Photo ci-dessous) pour manifester leurs inquiétudes, ou plus exactement leurs questionnements, auprès de leur hiérarchie dont notre maire, Laurent Rivoire.

           Drapeau CGT 02

Des questionnements, pas un conflit social

Selon le syndicat, les inquiétudes portent essentiellement sur les ATSEM (Agents Territoriaux Spécialisés d'Ecoles Maternelles), les remplacements de courtes et longues durées, certaines primes, les entretiens personnels avec la hiérarchie et la stagiérisation d'agents, processus de stagiérisation entamée sous la mandature précédente 2008 / 2010. 

Après moins d' une heure de débrayage, une délégation a été reçue par le maire et la Direction Générale. Un entretien qui a été relativement bref, à peine une trentaine de minutes. Dès leur sortie, les délégués reçus ont fait part des reponses qui leurs ont été faites aux personnels présents (Photo ci-dessous).

           DSCI0138b

- L'une des premières revendications portait sur les remplacements. La mairie semble avoir donné des garanties sur la création d'une équipe mobile pour les remplacements de longue durée (supérieurs à 15 jours) et le renforcement d'un pool de vacataires pour les durées inférieures. Selon la délégation, les premiers effet de ces brigades devraient se faire sentir d'ici à deux semaines, la mairie étant dans une logique de recrutement. Recrutement dont il convient de rappeler le contexte financier contraint par un budget milimétré dans une commune dont le budget 2010 avait été rejeté par 74% du conseil municipal en 2010. (mandature socialiste 2008/2010)

- La délégation syndicale a réaffirmé sa volonté que toute embauche se fasse dans le cadre d'une pérénité de l'emploi. Sur ce point également, la mairie semble se positionner dans le même esprit, les délégués précisant que toutes les stagiérisations seront étudiées au cas par cas. Des animateurs seraient ainsi stagiérisés.

colonne fermeture bar du siècle- La prime de ... sept euros pour les directeurs de services, qui ont en charge la gestion des plannings et du budget de leur service apparait aux yeux des syndicats ridiculement basse au vu des responsabilités. La DRH se serait engagée à étudier ce problème d'ici à deux semaines.

- La prime de " gros ménage " sollicité par le syndicat ne serait pas recevable sur le plan juridique. Là encore, les portes-parole souhaitent qu'un consensus soit trouvé par une autre appellation.

- La gratuité des repas pour les ATSEM ne peut juridiquement concerner que les personnels ayant une activité pédagogique auprès des enfants. Pour les autres personnels (agents derrières la ligne de self par exemple), cette gratuité est à considérer comme un avantage en nature et donc à déclarer au fisc en tant que tel.

- Entretien personnels avec la hiérarchie : Pour la CGT, un délai de quinze jours est nécessaire à l'agent pour préparer son entretien individuel. Selon la délégation, le maire étudierait cette requête.

- Charte des ATSEM : La charte applicable est celle de 2008. Le syndicat demande que cette charte soit réétudiée en CTP, demande qui semble avoir été approuvée par le maire.

La délégation, après avoir porté ces réponses aux militants, l'assemblée prend acte. Un rendez-vous est prévu dans deux semaines pour faire le point.

Le maire réactif et transparent

« La plupart des points exposés par la délégation avaient été évoqués en conseil municipal dès octobre dernier » nous a précisé d'emblée Laurent Rivoire, joint par téléphone hier soir [NDLR : 31 janvier 2012].  « Je suis un homme de loi [NDLR : Mr Rivoire exerçait la profession de notaire avant son mandat] et donc j'applique la loi. Pour ce qui concerne la gratuité des repas par exemple, c'est la réglementation fiscale qui est applicable. En tant que maire je ne peux légalement accéder qu'aux requêtes légalement fondées. De même, d'un point de vue réglementaire, la prime " gros ménage " n'a aucun fondement juridique  » poursuit notre édile. 

« En ce qui concerne les recrutements, les postulants ATSEM doivent être titulaires d'un diplôme "Petite enfance". C'est un impératif pour garantir une prestation de service public de qualité. De même, afin de garantir l'équité qui prévaut dans les recrutements d'une administration, les entretiens d'embauches se font devant un jury composé d'élus en charge de la délégation, du personnel, ainsi que des cadres administratifs concernés. A ce jour, une quinzaine de personnes ont ainsi été vues et validées par le jury pour ce qui concerne spécifiquement cette activité ATSEM. Je suis sensible aux interrogations des employés communaux et ouvert au dialogue social nécessaire à un fonctionnement harmonieux de nos services municipaux. Et je pense aujourd'hui que tant la Direction Générale que moi-même avons été attentifs à ces interrogations. J'ai toujours prôné le dialogue et nous sommes attentifs aux doléances et interrogations de nos agents municipaux. Je pense avoir prêté à cette délégation toute l'attention à laquelle elle était en droit d'attendre. Nous avons donné des réponses à certaines questions et des engagements concrêts sur un calendrier dans le cadre d'un dialogue social constructif tout en rappelant les obligations légales auxquelles notre administration est soumise de part la loi » précise l'édile, tout en confirmant qu'un point serait fait d'ici une quinzaine de jours.

Cet entretien téléphonique a donc confirmé le compte-rendu des portes-parole syndicaux au sortir de leur réunion en mairie.

Voilà donc des inquiétudes qui devraient s'estomper avec le temps, la réorganisation des pools de remplaçants devant être mise en place progressivement d'ici à quinze jours.

Un dossier sur lequel nous resterons attentifs et ne manquerons pas de vous tenir informés de l'avancée du dialogue social.


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Auteur : Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 02 février 2012 - JENB Productions - Noisy-le-sec


Références

Le vidéo-blog de JENB Productions ; JENB Productions sur Dailymotion ; JENB Productions sur Facebook ;

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lundi 21 février 2011

Des journalistes du Monde.fr et du Post.fr manifestent contre la précarité (Interview vidéo de Céline Rastello, du Post.fr)

Aujourd'hui, alors que plusieurs posteurs comme Fred-Lille, Pierre-Alain, Tian, Satoffe et de nombreux autres se mettaient en « grève des posts » en soutient à la rédaction du Post.fr, filiale du groupe Le Monde interactif, nous avons pour notre part décidé d'une... grève du zêle. Finalement, quitte à soutenir une cause, nous y apportons notre modeste contribution en partant en reportage sur ledit mouvement social. Et oui, tous les posteurs n'habitent pas la région parisienne.

Ainsi, notre communauté « postienne » devenue grêviste pourra-t-elle, à travers nos quelques images, se rendre un peu mieux compte du malaise ressenti par environs soixante journalistes, pigistes, en CDD reconduits depuis plusieurs années.

Ils s'étaient donnés rendez-vous à midi, face au 80 boulevard Auguste Blanqui, siège social du journal, au son des sifflets et des cornes pneumatiques, pour réclamer des emplois pérènnes.

Concernant plus particulièrement notre site communautaire et interactif Le Post.fr, placé 7ème sur son segment, devançant même l'audience de Libération, la situation s'est assez rapidement dégradé depuis une semaine puisqu'un journaliste s'est vu refuser sa titularisation. D'ailleurs, lors de notre interview, Céline Rastello, journaliste des premières heures, s'inquiète de voir ainsi l'équipe éditoriale du Post diminuer de moitié depuis plus d'un an, alors même, un comble, que l'audience est en augmentation.

Mais au delà de cette embauche qui nous concerne plus particulièrement, nous posteurs, c'est un mouvement de dénonciation de la précarité qui s'installe progressivement dans le monde des médias, et pas seulement internet. Car si au Monde Interactif les journalistes dénoncent 50% d'emplois précaires, une journaliste d'un grand quotidien régional (presse écrite) me faisait également part, voici quelques mois, des inquiétudes qui pèsent sur l'ensemble des rédactions dont les actionnaires demandent toujours plus d'informations à forte audiences alors que les moyens humains ne cessent de diminuer.

Les salariés avaient rendez-vous avec leur direction aujourd'hui, mais leur rendez-vous a été reporté à demain.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des décisions qui leur seront communiquées lors de cette assemblée.

Reportage ;
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 21 février 2011 - JENB Productions
Avec l'aimable participation de Virginie Ballet
Les Inrocks.com

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jeudi 28 octobre 2010

Conflit social à la mairie de Noisy-le-Sec entre l'intersyndicale des agents communaux et la maire socialiste sortante

De loin, le kanopi et la fumée du barbecue pouvaient laisser croire à une manifestation plutôt bon enfant. Mais à en écouter de plus près les propos d'une soixantaine d'agents communaux, il y a de la brouille entre les personnels de notre municipalités et la chef du personnel qui n'est autre qu'Alda Pereira-Lemaitre (PS), Maire sortante et candidate à sa propre succession.

Sur fond de grève contre la réforme des retraites

Mais il ne faut pas se tromper de sujet. Entre des élections municipales partielles qui s'annoncent mouvementées (voir aussi sur Le Post.fr) et le mouvement national contre la réforme des retraites, il faut faire la différence. Car même si cette manifestation intervient après une déclaration fracassante d'un représentant des Agents Communaux le 30 septembre dernier au Conseil Municipal, le mouvement spontanné d'hier mercredi 27 octobre était, lui, directement lié au mouvement de grève au sein des services municipaux contre la réforme des retraites. Comme l'explique Didier Lemoine, le la CGT territoriaux ( droite sur la photo ci-dessous) :

« Non seulement nous sommes devant la mairie, mais nous occupons la mairie, parce qu' une délégation inter-syndicale a rencontré madame le Maire lundi 25 pour lui poser deux questions précises demandées en A.G :
- A quel hauteur vous engagez-vous pour le non prélèvement des jours de grèves, puisqu'il faut savoir qu'à la mairie de Noisy-le-Sec nous sommes en grêve reconductible depuis le 12 octobre, (avec tous les jours entre 150 et 200 collègues en grêve (...)
- Et la seconde question  concernait la journée du 28 octobre, puisque nous demadions à madame le Maire  qu'elle ferme tous les services municipaux et qu'elle permette aux collègues de marticiper le matin à une Assemblée Générale (...) et l'après midi à une manifestation nationale.

A l'issue de cette réunion de lundi 25, madame le maire, qui était seule, nous a dit clairement à nous sept (...) allait largement au delà de ce que nous demandions puisqu'elle nous proposait le non prélèvement intégral pour toutes les journées de grêve pour tous les agents, y compris à ceux qui avaient posé des congés pour participer au mouvement. (...) Et pour la journée du 28 [NDLR, aujourd'hui], tous les services étaient fermés, elle nous a même encouragé à demander le théâtre, (...) , Et puis hier et ce matin, elle sort un communiqué où elle sevient sur sa parole en disant qu'elle ne fermera pas tous les services, elle fermera seulement la mairie et le centre administratif, et qu'ensuite elle ne prélèvera pas les jours de grêve que pour les mouvements nationaux, c'est à dire quatre dates en octobre au lieu des quinzes promises
».

Et le représentant syndical de poursuivre : « (...) on dénonce la parole non respecté, on pense que c'est très grave , d'abords qu'un élu de la République puisse ainsi revenir sur sa parole. En plus le comble de l'histoire c'est que le lundi, pour des raisons de campagne electorale, elle nous avait demandé de communiquer directement au personnel. (...) Et aujourd'hui, elle  clairement elle dit aux collègues que nous n'avons pas compris, donc soit on est complêtement idiots, soit nous sommes des menteurs. Donc c'est très grave de la part d'un élu qui se dit solidaire du mouvement de considérer les organisations syndicales comme des pantins que l'on peut instrumentaliser à tout moment ».

Et c'est vrai, la grogne est palpable parmis les personnels présents. L'une d'elle me dit « Moi, je gagne 1295 euros par mois, avec plus de dix ans d'ancienneté. Comment je vais faire si on me prélève un demi-salaire ? »

Et Eric Scarfogliero (à gauche sur la photo du haut)  de la CFDT d'ajouter : « Nous sortons-là d'une rencontre avec le Maire qui reste sur le coup sur les termes de son communiqué, qui sont le paiement des journées nationales, et rien d'autre, (...) Nous effectivement on souhaitait rouvrir et nenouer le fil du dialogue sur les termes qu'on a eu avec elle le lundi dans l'après-midi. Là dessus, on a un blocage de dialogue, Nous ce que l'on demande c'est le respect de la parole donnée parce que là elle baffoue les règles du dialogue social sur la ville. (...) Elle a réussi à créer une unité contre elle, parce qu'on est tout à fait d'accord sur ce qui a été dit ce jour-là, on a entendu la même chose, il y avait des témoignages des personnes de la délégation, (...) On maintient de mot d'ordre de la parole donnée. Là dessus on ne peut pas  revenir là-dessus, on ne peut plus rien entendre du tout de ce Maire-là (...)  »

Pendant que la mairie est occupée, Didier Lemoine fait savoir qu'il a été clairement menacé physiquement par un proche collaborateur du Maire.

Du coté des élus

Interrogé sur ce conflit, Gilles Garnier (PC) (Photo ci-dessous), candidat sur la liste " Rouge et Verte, La gauche ensemble ", ancien élu démissionnaire, confirme : « D'après le communiqué que j'ai vu hier  des deux organisations syndicales C.G.T. / C.F.D.T., il semblait qu'il y avait un accord passé entre le Maire, chef du personnel, et les organisations syndicales. Il semble que cet accord soit remis en cause (...). Malheureusement, là, on est encore sur une situation que l'on a déjà connue sur d'autres sujets, c'est à dire un maire qui tient un discours le lundi, un autre le mardi et peut-être encore un autre le mercredi, et je crois que le personnel communal voit en direct ce que la population a connu sur d'autres sujet. Peut-être dans la nuit, la décision qui est intervenue [NDLR : L'investiture d'Alda Pereira-lemaitre par le bureau national pour mener la liste socialiste dans la batailles des municipales partielles] a redonné une forme de confiance à madame le Maire et qu'elle ne se sent plus liée à des obligations qu'elle avaient prises la veille ?  Si c'est çà c'est encore pire, car je trouve cela très grave, parqu'il est normal qu'un élu prenne une position, parfois cette décision peut déplaire au personnel communal, et çà ne parait pas scandaleux, le Maire est employeur aussi,mais là il semblait que l'ensemble des élus étaient dans la mobilisation, soutenaient le personnel communal, elle est allé au-delà même de leurs demandes, mais maintenant elle les retire. Non, c'est de l'inconstance, et l' inconstance en politique çà dure qu'un temps »

Anne Déo (Les Verts), (photo ci-dessus), la première a avoir démissioné avec ses élus Verts, est quant à elle plus directe : « Mon sentiment est que ce qui se passe ce matin, c'est éxactement à l'image de ce qui s'est passé pendant deux ans et demi. On a un maire qui a comme çà des effets d'annonce, et là elle est en campagne électorale, elle a du se dire qu'elle aller acheter le personnel communal en leur promettabnt de payer toutes les journées de grêve, y compris celles qu'ils n'avaient pas encore faites. Elle a fait une annonce comme çà intempestive et puis elle est revenue sur ses propos, ce qui aà mon sens est très grave,  parce que cela corrobore ce qui se passe depuis deux ans et demi, c'est à dire, ordre, contre-ordre, désordre »

Jean-Paul Lefebvre (PS), dont la candidature n'a pas été retenue par le bureau national malgré le vote en section, n'a pas souhaité s'exprimer.

Après plusieurs entevues, un protocole a enfin été trouvé dans l'après midi par le paiement d'une grande partie des jours de grèves. La Maire n'a cependant pas cédé sur la fermeture des services le 28, ne fermant que la mairie et le centre administratif.

(sources : Le Parisien, JENB Productions)

DOSSIERS SPECIAUX ELECTIONS MUNICIPALES 2010

-
Le dossier sur Le Post.fr
- Le dossier sur nos archives
- Le dossier vidéo sur Dailymotion

Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 28 octobre 2010 - JENB Productions

Egalement vu dans le Parisien édition de Seine-Saint-Denis du 28 octobre 2010


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vendredi 17 septembre 2010

Noisy-le-Sec : Après la démission des Verts au Conseil Municipal, Un conflit social chez le personnel communal ?

Article vu sur la page de l'Observatrice sur Le Post.fr

La grogne commence-t-elle à gronder entre les personnels municipaux et le maire socialiste de Noisy-le-Sec ? C'est en tout cas se que laisse supposer un billet paru hier dans le Parisien (édition de Seine-Saint-Denis).

En une quinzaine de lignes, l'auteur évoque un communiqué de l'Ufict CGT qui dénonce, je cite l'article,  « les dérives de sa [NDLA : Le maire] gestion du personnel : "sanctions, mises au placard, promotions-dégradations" »

Il y est ainsi écrit : « Il nous semble que les agents sont convoqués dans la précipitation, selon une sensibilité politique et syndicale supposée ».

(image d’illustration)

De plus, le groupe GRR du conseil municipal de Noisy-le-Sec, mené par le Conseiller Général communiste Gilles Garnier, récemment promu Chevalier de l'Ordre National du Mérite, groupe qui pour mémoire est entré dans une opposition municipale de gauche évoque, toujours dans ce billet, des « pressions », des « mutations d'office » et « une politique clientéliste du recrutement ».

La maire se défend en rappelant qu'elle a mis en place un plan ambitieux de stagiairisation, le fameux " bouclier social " dont elle parle régulièrement en réunions publiques, l'opposant souvent d'ailleurs au " bouclier fiscal " du Président Sarkozy. Ce plan concernerait à ce jour 138 personnels, selon l'article du Parisien.

Question : Dans une ville où 62% du budget de fonctionnement passe dans le personnel, et donc, que la bienséance aurait dû inciter le maire à, si ce n'est réduire, mais au moins stopper les recrutement, est-il logique de recruter et d'augmenter la masse salariale ?.

Il faut dire que le personnel communal, en particulier ceux d'entre-eux de sensibilité de gauche, sont fortement représentés par des Syndicat mobilisateurs, puissants et proches de notre Conseiller Général.

Après les conflits politiques au conseil municipal, va-t-il y avoir à Noisy-le-Sec, un conflit social ? Un grève du personnel n'est pas in-envisageable. Un maire de gauche qui se mettrait à dos les syndicats, ce serait la cerise sur le gâteau !

(Source : Le Parisien Seine-Saint-Denis)

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vendredi 22 janvier 2010

Les représentants syndicaux CGT reçus par le Maire (reportage sur place)

Dans le cadre des actions syndicales menées par la fonction publique, ( voir les différentes analyses et infos locales  sur Le Post.fr ) et alors que dès hier matin la Rédaction du Post.fr s'interrogeait sur la pertinence d'un tel mode d'action, s'appuyant en cela sur les propos tenus par le chercheur Jean-Marie Pernot de l'IRES (Institut de recherches économiques et sociales) dans la Tribune de Genève , plus localement, notre Maire socialiste de Noisy-le-Sec (93 Seine-Saint-Denis) recevait, ce jeudi 21 janvier 2010, une délégation de la CGT Territoriaux représantant une large fraction de nos personnels municipaux.

Amélioration nuancée du dialogue social

Monsieur Didier Lemoine (photo ci-dessous), Secrétaire de la CGT Territoriaux à Noisy, que nous avons pû interviewer  dès sa sortie de l'Hôtel-de-Ville, se montre visiblement satisfait de cette rencontre avec notre édile : « Il n'y a pas de commune mesure dans ce que l'on peut appeler le dialogue social, que ce soit avec le maire ou la haute administration, il y a effectivement un ton qui a changé » tout en nuançant ses propos quant aux actions concrêtes : « Maintenant, dans l'application concrête et dans l'amélioration du service public, je pense que pour l'instant on est encore dans une situation un peu d'attente et beaucoup de nos collègues sont aujourd'hui, au minimum surpris, au maximum déçus, de l'action de la municipalité par rapport à la pérénité et au développement du service public à Noisy-le-Sec.»

Quelles revendications ?

Les revendications les plus marquantes concernent le deuxième plan de stagiairisation « puisque madame le Maire s'était engagée à ce qu'au 1er janvier, 80 collègues soient stagiérisés dans la fonction publique territoriale à Noisy-le-Sec et que pour l'instant, à priori, çà traine un peu des pieds. Ce serait, d'après madame le Maire, des questions uniquement techniques de montage de dossiers administratifs qui tiennent la route pour pouvoir les présenter en Préfecture ».

Les conditions de travail. Dans ces aspects plus quotidiens, il semble, d'après ce représentant syndical, que certains services se plaignent d'absence d'équipements professionnels qui devraient leur être normalement attribués (sabots et blouses, chaussures de sécurité pour les personnels techniques,...). et Monsieur Lemoine d'insister : « il y a un retard assez considérable qui fait qu'aujourd'hui, il y a un certain nombre de collègues qui sont inquièts ». Un sentiment partagé par Angélique Simon, membre du CHS (représentant du personnel CGT), qui insiste sur « le matériel pour qu'ils puissent travailler (...) et il y a aussi un manque de matériel pour pouvoir faire les travaux lors de leurs interventions sur les sites » citant en cela l'éxemple d'un employé qui devait installer un ballon d'eau chaude. Si le ballon avait été fourni, il manquait juste les matériels de raccordement. Ceci confirme par ailleurs d'autres informations qui avaient été porté à notre connaissance pour des travaux de peinture.

L'explosion des catégories A

Alors que dès le début du mandat, Jean-Paul Lefèbvre (PS), Adjoint en charge des finances, a souligné le poids important de la masse salariale dans le budget municipal, dû à des embauches injustifiées, selon lui, par l'équipe précédente, Didier Lemoine s'interroge aujourd'hui sur l'explosion des catégories A : « Ce qui nous étonne toujours depuis un an et demi effectivement, c'est l'explosion des catégories A, avec dans certains secteurs une pyramide entre les catégories qui n'est pas du tout respectée, puisqu'on a, par exemple dans la filière administrative, plus de 60 catégories A pour une trentaine de catégories B et 140 à 240 catégories C. »

L'intercommunalité inquiète

Didier Lemoine le reconnait : Concernant la préparation de l'intercommunalité et les légitimes inquiétudes des personnels, « A Noisy-le-Sec, en tout cas, je pense qu'il y a eu un certain effort de fait. Peut-être parce que Madame Guigou [NDLR : Députée PS et Adjointe au Maire en charge de l'intercommunalité] était à l'initiative de cette interco, on a été consultés. Ceci dit, au niveau des neuf villes, le syndicat CGT n'est pas du tout satisfait puisque l'on a dans ces villes, des syndicats à la fois premiers au niveau professionnels, et présents en tout cas dans ces neuf villes, notre "intercommunalité syndicale", si j'ose dire, n'a pas été tout a fait satisafaite de la façon dont les débats ont été menés, en particuliers sur les questions des transferts du personnel et la question du régime indeminitaire qui leur sera attribué. (...) On peut largement mieux faire ».

Contactée, notre Maire socialiste, n'a pas souhaité répondre à nos questions et nous a invités à prendre connaissance de son communiqué sur son blog personnel, communiqué dont on sent que chaque mot a été soupesé.


Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
© 22 janvier 2010 - JENB PRODUCTIONS

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à Lire également sur nos pages :

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mardi 21 juillet 2009

LPFH TASSOS : LES GREVISTES LEVENT LE CAMPS APRES 133 JOURS DE LUTTE

LES TEMPS FORTS DU CONFLIT

La société noiséenne LPFH TASSOS, propriété du Groupe AMARIS qui gère également deux unités de productions à Flers et Frontignan, était spécialisée et même leader dans les pâtes à tartiner et autres taramas.

En mars dernier, un plan de restructuration est adopté après consultation du comité d'entreprise. Il prévoit le licenciement de la moitié des effectifs dans l'unité de Noisy-le-sec. Aussitôt, les 41 employés menacés, menés par la C.G.T., mettent en place un piquet de grêve devant l'usine et en bloquent entrées et sorties. Ils reçoivent dès lors le soutien de nombreux élus locaux.

Le 26 mars, une suspension de séance du Conseil municipal leur est accordée afin qu'ils puissent, publiquement, exprimer leurs inquiétudes sur ces emplois menacés.



Le 20 avril, alors que l'entreprise est en redressement judiciaire et sous tutelle d'un administrateur judiciaire, ils reçoivent le soutien d'une importante délégation socialiste dont Harlem Désir (tête de liste PS IdF aux européennes), Claude Bartolone (Président du Conseil Général) et les élus locaux). Une rencontre qui sera perturbée par les salariés non grêvistes qui reprochent aux médias et aux élus de n'écouter que les grêvistes.



Le blocage de l'usine à Noisy-le-Sec, par effet de dominos, met alors en difficulté les deux autres unités du groupe, comme nous l'avait expliqué le Directeur le 22 avril. Ce ne sont plus 41 emplois menacés sur notre ville, mais 238 sur l'ensemble du groupe Amaris.



Le 6 juin, après avoir dégradé à la peinture une bonne partie du site, la direction de l'entreprise demande l'intervention des forces de l'ordre pour faire évacuer le campement. Une opération qui se déroule dans le calme.




Quelques jours plus tard, les grêvistes installent un nouveau camps ... sur le trottoir d'en face.

La procédure de liquidation suit son cours. Et après 133 jours de mouvement salarial, les grêvistes ont décidé de lever le campement qu'ils occupaient nuits et jours et de poursuivre l'action en se retournant vers la justice Prud'hommale.

UNE MAJORITE PLURIELLE TRES SOUDEE

Pour remercier les personnes qui les ont soutenus durant près de cinq mois, les grêvistes les avaient donc conviées à partager un verre de l'amitié et un pique-nique improvisé. De nombreux élus étaient présents. Dans une courte allocution improvisée, Madame le Maire (PS) a tenu à remercier l'ensemble des élus de sa majorité "arc en ciel", pour reprendre son expression, et a félicité tout particulièrement le Conseiller Municipal (LO) Jean-Paul BUROT pour son implication quasi-quotidienne. Un élu très applaudi.

Elle a également fait savoir : " (...) J'ai reçu une lettre, quasiment d'insultes, du monsieur qui était en face, à un moment où bien entendu, moi je ne voulais rien entendre de tout ce qu'il pouvait me raconter parce que j'étais à vos cotés et vous le savez. J'ai gardé cette lettre très mémorable. Dans le genre, faut dire qu'il y en a certaines comme çà que je garde, que je collectionne.(...) "

BIENTÔT DES EMBAUCHES A LA MAIRIE ?

Puis de poursuivre " J'ai reçu Hypolite avec une de ses collègues il y a quelques temps, ils sont venus me trouver en votre nom à tous, (...) pour expliquer dans quelle situation vous vous trouvez actuellement et aussi, je vous le dis en toute transparence, mes élus sont là, ils m'ont apporté des C.V. On a très très peu bien entendu de postes disponibles,  (...) mais on  éxaminera avec beaucoup de bienveillance les C.V. qui m'ont été apportés, (...) Par contre il y a peut-être trois ou quatre postes dans les écoles à la rentrée par éxemple, Pascale LABBEE est là, elle est en train de travailler sur la rentrée, la restauration scolaire, etc. On a aussi, sur deux trois postes comme cà, peut-être des profils qui pourraient vous correspondre et vous convenir. Donc il y aura beaucoup de bienveillance, je tiens à vous le dire,  mais m'excuser d'avance car on ne pourra pas prendre tout le monde car malheureusement, la ville est ce qu'elle est, (...)  ".

Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
Lionel DERRIEN
© 20 juillet 2009 - JENB PRODUCTIONS

RAPPEL : PETITION EN LIGNE POUR UN VRAI COMMISSARIAT DE POLICE NATIONALE A NOISY-LE-SEC

Nous rappelons par ailleurs que nous avons mis en ligne UNE PETITION POPULAIRE afin de réclamer le retour d'un véritable commissariat de Police Nationale, de plein exercice, avec les moyens humains et matériels suffisants pour assurer à tous une véritable tranquilité publique.

Pour information, après avoir rempli complêtement le formulaire, seuls vos prénoms et communes apparaissent sur internet, ET NOUS SEULS avons accès aux informations complètes.

Cette pétition sera ensuite adressée au Ministre de l'Intérieur PAR NOS SOINS.

En voici le texte :

"Les signataires de la présente pétition réclament que le commissariat de Police Nationale de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), actuellement commissariat sub-divisionnaire, retrouve son statut de commissariat de plein éxercice, perdu voici trois ans, et que les effectifs de la police nationale qui lui sont affectés soient substantiellement augmentés afin de préserver durablement la tranquilité publique qui n'est actuellement plus assurée dans cette commune de Seine-Saint-Denis."

Nous invitons tous les noiséens à y participer :

POUR SIGNER LA PETITION : CLIQUEZ ICI



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samedi 6 juin 2009

LES GRÊVISTES DE TASSOS DELOGES PAR LA POLICE A NOISY-LE-SEC

Le conflit social se durcit à noisy-le-sec, entre la direction de la Société LPFH TASSOS et le syndicat CGT 93.

Hier (vendredi 05 juin 2009), en fin de matinée, plusieurs équipages de police ont convergé sur les lieux du piquet de grêve tenu depuis presque trois mois par une quarantaine de grêvistes.


Cette intervention policière semble faire suite aux dernières dégradations causées par les grêvistes  sur le batiment du site et en particulier le tout dernier "ravalement" de la façade, à grand renfort de pots de peintures.

C'est donc à la demande de la direction de la société que sont intervenues les forces de l'ordre pour démonter l'abri de fortune des salariés en colère, devant un grand nombre d'élus (PS, PC, VERTS) rapidement arrivés sur place.

Une intervention de police qui s'est déroulée dans le calme. Il faut dire que la grande majorité des grêvistes sont des femmes qui n'ont donc pas opposé de résistance. C'est plutôt entre salariés grêvistes et non grêvistes que ce sont échangées des phrases peu amènes et autres noms d'oiseaux.

D'autant que la direction n'avait pas fait appel à une entreprise extérieure spécialisée pour tout nettoyer, mais aux salariés non-grêvistes. Ce qui n'a fait qu'éxacerber les tensions entre les deux groupes.

Les responsables syndicaux croisés sur place hier midi ne cachaient pas leur colère. Ils se sont retrouvés à la maison des syndicats pour envisager d'ores et déjà d'autres moyens de lutte, avant d'être reçus en mairie dans l'après-midi.

Mais déjà, il nous a été rapporté de source sérieuse qu'un élu (qui avait semble-t-il fait part de sa qualité d'adjoint au maire avec sa carte officielle)aurait été menacé par un non grêviste armé d'un couteau de cuisine.


Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
© 05 juin 2009 - JENB PRODUCTIONS

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lundi 4 mai 2009

FIN DU CONFLIT SOCIAL A LA MAISON DE RETRAITE : LE PLAN DE SAUVEGARDE DE L'EMPLOI ENFIN SIGNE !

En cette période de marasme économique où pleuvent les plans sociaux destructeurs, l'annonce d'une fin harmonieuse d'un conflit social ne peut que nous réjouir.

Revenons quelques temps en arrière et plus éxactement au jeudi 16 avril dernier...

A cette date, la maison de retraite "Saint-Antoine de Padoue", située à Noisy-le-Sec, était en conflit social avec une partie de son personnel, ménée par des leaders de la CGT 93, dans le cadre d'un plan de restructuration.



Il faut tout de même préciser, en ces troublantes périodes sociales, que cet établissement de 155 places est gêré par une association à but non lucratif et qu'il n'y a donc pas dans ce dossier de rémunération d'actionnaire.

D'ailleurs, il convient de souligner également que les lignes de crédit d'un tel établissement fonctionne pour grande partie de nos contributions collectives, qu'elles soient fiscales (impots des collectivités territoriales par ex.) soient, et surtout, sociales : Caisses de retraites, ...

Nous avions rencontré Myriam Kokx, Directrice des ressources humaines de la Fondation Hospitalière Sainte-Marie, en charge de cet établissement, entretien au troisième jour d'une grêve dure, pour près de la moitié du personnel,
situation suffisament inquiétante pour que le Préfet de Seine-Saint-Denis ait ordonné une évacuation des résidents ... le soir même.



Ambiance tendue donc au moment de notre venue. Avec beaucoup d'allers et venues de syndicalistes, de représentants de la Direction, de communications téléphoniques avec les organismes de tutelle,  les parties ont réussi ce soir-là  à éviter une évacuation sanitaire préfectorale en mettant en place immédiatement un service minimum acceptable sur le plan sanitaire et la tenue d'une rencontre dès le lendemain matin en préfecture.

Malgré cette effervéscence,
Mme Kokx avait pris le temps de nous expliquer en détail les raisons économiques de ce plan de restructuration.

Vendredi 17 avril, comme convenu la veille au soir, une réunion s'est tenue en présence du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, de la DDASS, de la direction et de représentants syndicaux.

Après les exposés, il était convenu qu'un moratoire jusqu'au 30 avril permette aux parties de soumettre leurs réflexions. Pont du 1er Mai oblige, c'est donc ce lundi 04 mai qu'un protocole d'accord a enfin été signé, proposant un plan de reclassement transitoire sans aucun licenciement !

Ce plan propose pour 14 salariés concernés :

-        2 salariés seront affectés à la maison de retraite Sainte-Marthe de Bobigny (elle aussi gérée par la Fondation hospitalière Sainte-Marie)

-        12 salariés se verront proposer des reclassements au sein des autres établissements de la Fondation, à Paris ou sur le département sans perte des avantages acquis

-        Il y aura une priorité de réembauchage de l’ensemble des salariés concerné par le PSE dès la fin des travaux et quelle qu’en soit la durée.

On ne peut que se féliciter d'une sortie de crise qui préserve deux points importants :

- D'une part la pérénité d'un établissement auquel les Noiséens sont attachés dans leur histoire, mais aussi concerne nos anciens, qui ont de plus en plus de difficulté à trouver une place lorsque leur autonomie diminue, à proximité de leur famille ;

- D'autre part la pérénité des emplois. Même si quelques salariés seront sans doute amers de subir un reclassement probablement contraignant, leur économie familiale, parfois déjà fragile, sera sauvegardée.

Contactée ce soir par téléphone, Ingrid ANTIER-PERROT,
Responsable communication externe et ressources de la Fondation nous a confirmé cette issue heureuse du conflit.

Nous ne manquerons pas de revenir sur ce dossier.

Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
& Muriel NICOLAU-BERGERET

© 04 mai 2009 - JENB PRODUCTIONS

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dimanche 26 avril 2009

238 EMPLOIS MENACÉS : LE P.D.G. DE LA SOCIETE AMARIS S'EXPLIQUE SUR LE PLAN SOCIAL ( NOISY FLERS FRONTIGNAN )

Noisy-le-Sec connait un conflit social particulièrement difficile depuis près de 50 jours : la grêve menée par des leaders CGT contre un plan de licenciements de 41 employés, selon le syndicat (38, de source direction).

Mr Hippolyte SEKPADE, Représentant Syndical de la CGT avait eu l'occasion de s'exprimer publiquement devant le Conseil Municipal du 26 mars dernier, lors d'une interruption de séance spécialement dédiée.

Depuis plus d'un mois donc, cette unité de production est à l'arrêt, ayant entrainé, dans un machiavélique jeu de dominos dans le groupe AMARIS, propriétaire de LPFH à Noisy-le-Sec, la cessation d'activité des deux autres unités de production situées, pour l'une à Flers, pour l'autre à Frontignan.

Jusqu'alors, nous n'avions eu que l'avis des salariés grêvistes. Selon leurs Portes-Parole syndicaux, que nous avons rencontrés à plusieurs reprises, nous ont avancés des arguments.

Par soucis d'objectivité dans notre présentation du dossier, il nous est apparu indispensable d'entendre aussi les arguments présentés par la direction de l'entreprise.

En ces temps de crise économique, de conflits sociaux, de plans de licenciements, de délocalisation, les actifs (ceux qui le sont encore avec un peu de bol, ceux qui s'aperçoivent qu'ils ne le sont plus pour longtemps sans parler de ceux qui débarquent sur le marché du travail....) s'imaginent tout et n'importe quoi !

Leur objectivité est manipulée par des médias qui sont contraints par des lignes éditoriales de médias partiaux parce que commerciaux.



Dans ce conflit particulier qui concerne Noisy-le-Sec mais aussi Flers et Frontignan, nous avons souhaité prendre le temps. Le temps de rencontrer chacun, de laisser les opinions, les avis s'exprimer.

Le temps nécessaire pour comprendre et de faire un avis sur cette grêve.

Le reportage qui vous est proposé donne plus de temps de parole à la direction. Cela est voulu. Nos articles précédents donnaient un temps d'expression exclusif aux grêvistes. L'impartialité nous obligeait à un rééquilibrage.

Si les syndicalistes porteront un regard spécifique sur ce document, les élus locaux se sentiront plus particulièrement concernés en fin de reportage ( partir de la 12ème minute).

A vous de vous faire une opinion et de vous exprimer dans les commentaires, avec des argumentaires constructifs, comme d'habitude.


Reportages :
Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
Lionel DERRIEN &
Dominique PADIOU
© 23 avril 2009 - JENB PRODUCTIONS

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jeudi 23 avril 2009

LES NON-GREVISTES SE REVOLTENT CHEZ TASSOS A NOISY

Alors que l'entreprise TASSOS a Noisy-le-Sec en est à  son 41ème jour de grêve avec bloquage complet de l'entreprise, c'est une importante délégation socialiste qui est allée ce lundi 20 avril 2009 à la rencontre des grêvistes.

Lors du dernier Conseil Municipal [NDLR : 26 mars 2009], Hippollyte SEKPADE, représentant syndical CGT, avait pu exprimer l'inquiétude des personnels licenciés lors d'une interruption de séance.

Lundi dernier donc, c'est une importante délégation PS, menée par Claude BARTOLONE, Député et Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, Elisabeth GUIGOU, Députée de notre circonscription, Harlem DESIR, Tête de liste PS au élections européennes, ainsi qu' Alda PEREIRA-LEMAITRE, Maire de Noisy-le-Sec entourée de plusieurs de ses adjoints, qui sont allés s'enquêrir de l'évolution de la situation locale.

Une réunion plutôt conviviale mais qui a rapidement pris une tournure plus électrique (rien à voir avec le conflit chez ERDF quelques mètres plus loin !) dès que des salariées non grévistes ont voulu manifesté leur désaccord face à la tournure de la situation ces dernières semaines.

Car, depuis, un redressement judiciaire a été mis en place avec nomination d'un administrateur. Ce dernier est d'ailleurs venu au devant des grêvistes jeudi dernier pour exposer la situation. Une rencontre qui avait donné, semble-t-il, un regain d'optimisme aux grêvistes et à leurs représentants.

Mais les non-grêvistes se sont alors manifestés. Ils reprochent aux élus de ne pas s'inquiéter de leur sort, qu'ils considèrent comme catastrophique puisqu'ils évoquent aujourd'hui un plan massif de licenciements, bien au-delà de 41 prévus initialement ; le désintérêt des médias à leur égard alors que leurs emplois seraient menacés, ainsi que celui des élus.

Ambiance...



Emmanuel NICOLAU-BERGERET
© 18 avril 2009 - JENB PRODUCTIONS

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