Mariage V.I.P. à Noisy-le-Sec : Un élu inaugure la nouvelle charte des mariages [exclusivité vidéo]
POUR LE BON DÉROULEMENT DES CÉRÉMONIES CIVILES DE MARIAGE
Face aux débordements causés par certains cortèges nuptiaux que nous avions évoqués dans un article daté du 17 septembre et titré « Quand mariage rime avec embouteillages et festivité rime avec dangerosité », par lequel nous attirions l'attention de nos lecteurs sur les problèmes de sécurité publique lors de ces cérémonies avec des cortèges neutralisant la circulation en centre-ville ( comme la photo d'illustration ci-dessus, dont toutes les plaques d'immatriculations et visages ont été floutés : La rue Jean Jaurès transformée en "dancing" improvisé, neutralisant toute la circulation ) voire même, parfois, transformant le coeur de ville en " circuit des 24h du Mans ", mais en plus petit, avec toute la dangerosité que cela représente pour les autres usagers et en particulier les piétons, Laurent Rivoire (NC), Maire de Noisy-le-Sec, à instauré un règlement des cérémonies civiles de mariages, destiné aux futurs époux et à leurs invités.
Un élu inaugure la nouvelle Charte des Mariages
Ironie du sort, c'est un Conseiller Municipal d'opposition ( Photo ci-dessous : Au premier plan, les futurs époux et Claude Bartolone) qui a inauguré ces nouvelles dispositions municipales et a ainsi tracé la voie, prouvant que l'on peut réussir une belle cérémonie festive sans débordement excessif et sans causer de nuisance à notre communauté. Mais connaissant bien le couple et leurs amis, leur comportement eut été le même si cette charte n'avait pas été initiée.

Jean-Paul Lefèbvre, Président du groupe socialiste au Conseil Municipal de Noisy-le-Sec, a célébré son union matrimoniale avec Soraya Mioudi samedi dernier, 1er octobre 2011, en présence de plus 150 invités, parmi lesquels de nombreuses personnalités politiques de toutes sensibilités et représentants des corps sociaux : En plus de notre Maire, Laurent Rivoire (NC), étaient également présents Nicole Rivoire (MoDem), actuelle 7ème Adjointe et ancienne Maire (mandature 2003/2008), Claude Bartolone (PS), Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, Corinne Bord (PS), Conseillère Régionale d'Ile-de-France, Gilles Garnier (PC), Conseiller Général Délégué de Seine-Saint-Denis, Philippe Guglielmi, 1er secrétaire de la fédération socialiste du 93, et de nombreux autres membres de notre Conseil Municipal.
C'est Anne Déo (EELV), Conseillère municipale d'opposition, Amie de longue date de Jean-Paul Lefèbvre, qui, par délégation du Maire, célébrait, avec une voix trahissant son émotion bien légitime, cette cérémonie civile dans la salle des mariages ( Photo ci-dessous ) d'un Hôtel-de-Ville en cours de restauration qui devrait lui rendre sa splendeur dans les mois à venir.

Nous vous proposons en exclusivité vidéo de revivre les temps forts de cette cérémonie au cours de laquelle l'annonce officielle de l'union a été suivie de longs et nourris applaudissements sans distinction politique. Pour une fois, nous avons eu le plaisir de retrouver tous nos élus réunis dans une plaisir enthousiaste partagé par tous.
Il faut avouer que la mariée était rayonnante, dans sa robe aux lignes épurées, à coté d'un Jean-Paul Lefèbvre qui donnait dans le contraste avec un costume sobre gris clair discrètement liseré de blanc , contraste que l'on retrouvait dans les coffrets des alliances. Et le tout sous un soleil resplendissant.
Mariage V.I.P. à Noisy-le-Sec : Un élu inaugure la nouvelle charte des mariages
Alors, que stipule cette nouvelle Charte ?
En la lisant attentivement (vous en trouverez copie en bas d'article), il faut bien le reconnaître, ces nouvelles dispositions n'ont rien de liberticide ! Loin de là ! Bien au contraire, elles ne sont qu'un rappel des règles élémentaires de civisme, de " savoir-vire ensemble " pour préserver une vie communautaire agréable au sein de laquelle la joie des uns pourra être partagée et non subie par les autres, et des règles de sécurité publique pour que la fête ne se termine pas en drame.
En fait, cette charte pourrait être valable dans toutes les communes de France...
On ne peut qu'approuver cette charte initiée par Laurent Rivoire (NC), notre Maire, et par ailleurs soutenu par les élus socialistes dont leur président de groupe, et futur marié, a confirmé sa position par devant notre caméra et celle d'une chaîne de télévision régionale.
Accès et stationnement des véhicules
Afin de canaliser les cortèges et qu'ils n'entravent pas la circulation dans cette voie à une seule file, parcourue par le bus 105 à fort cadencement et axe stratégique des Sapeurs-Pompiers, désormais, seul le véhicule des futurs époux est autorisée à s'arrêter à la hauteur de la mairie pour déposer les futurs mariés. Tous les autres véhicules du cortège sont invités à se stationner régulièrement sur les emplacements de stationnement du centre-ville : Places en surface - Zone bleue - ainsi qu'un parking situé face au centre administratif et un autre, à 200 mètres, sous la place des découvertes.
Pour les cortèges avec plusieurs dizaines de véhicules, le Maire a solutionné le problème en proposant un arrêt des voitures sur la file de droite de la rue Vaillant Couturier en " feux de détresse " (en bleu sur le plan ci-dessous), ce qui permet de sécuriser le cortège, sans entraver la circulation et de ne pas obstruer le carrefour de la place Jeanne d'Arc fortement fréquenté.

Il va de soit que les rodéos sauvages avec des bolides puissants sont strictement interdits. De même, le cortège est soumis aux prescriptions de Code la Route : Les véhicules doivent ne pas faire de bruits excessifs, l'usage du klaxon en ville est interdit, et le cortège devra emprunter les voies normales de circulation (interdiction de rouler sur les espaces réservés aux piétons, aux cyclistes et voies d'autobus et de secours) et ne pas entraver les voies de circulations.
On peut faire la fête sans pour autant gêner les autres usagers de l'espace public ni nuire à la tranquillité du voisinage.
Respecter l'Hôtel de Ville
Comme le précise ce nouveau règlement, il convient de « (...) rappeler que l'Hôtel-de-Ville est une maison de la République dont elle incarne les valeurs et les symboles. C'est un espace de droits, de devoirs et de respect (...) » De fait, les futurs époux et leurs convives sont invités à respecter quelques règles civiques de base :
- Respecter l'officier d'Etat Civil célébrant la cérémonie, le personnel communal et les autres mariages. De fait, il est impératif d'arriver à l'heure : En cas de retard, la cérémonie pourrait être reportée à une date ultérieure ;
- Ne pas troubler la cérémonie par des interventions bruyantes et intempestives ;
- Respecter la salle et son mobilier classés au patrimoine historique de la Ville ;
- Respecter la solennité des lieux ;
- Interdiction de déployer banderoles ou drapeaux dans la salle de cérémonie, sur le bâtiment et le parvis de la Mairie ;
- Interdiction d'utiliser des instruments de musiques dans l'enceinte de la Mairie (Il peut être toléré un fond musical modéré pour la montée des marches).
- Par respect pour les célébrations suivantes et le personnel communal, Interdiction de jeter, riz, pétales de fleurs ou papiers dans l'enceinte de l'Hôtel-de-Ville.
Pour information, la salle des mariages est accessibles aux personnes atteintes de handicaps. Les informations sont fournies aux futurs époux lors de l'organisation de la cérémonie.
Lors de vos formalités de préparation avec les services municipaux, indiquez également le nombre de convives et de véhicules prévus afin d'être le mieux conseillé possible. Ainsi la cérémonie pourra se dérouler dans les meilleures conditions possibles et faire de cette journée une fête réussie.
Vous trouverez ci-dessous la charte au format JPEG. Il s'agit du document officiel qui nous a été transmis par le Cabinet du Maire.


Nous renouvelons tous nos voeux de bonheur aux nouveaux époux et leur souhaitons une longue, heureuse et prospère union...
[ NDLR : Afin de privilégier l'aspect festif de cet évènement heureux, en fin de cette vidéo, nous vous proposons des reportages " nature " et " découverte " particulièrement reposants à déguster sans modération. ]
Pour la Rédaction,
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 02 octobre 2011 - JENB PRODUCTIONS (Noisy-le-Sec)
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Références
JENB Productions ; JENB Productions sur Dailymotion
Les Sapeurs-Pompiers de Paris fêtent leur 200ème anniversaire
Spécial Sapeurs-Pompiers de Paris
DEPUIS DEUX SIECLES A NOTRE SERVICE
Amateurs de camions rouges, cet évènement devrait vous ravir. Car cette année, la célèbre Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP) fête ses 200 ans.

Affiche officielle du bicentenaire de la Brigade des sapeurs-Pompiers de Paris
© Source : Site Officiel de la BSPP
Une Histoire unique au monde (1811 - 1945)
Comme beaucoup de créations, la naissance de la BSPP sera consécutive à un évènement majeur. En effet, le 1er juillet 1810, l'Empereur Napoléon 1er et l'Impératrice Marie-Louise échappent de peu à un important incendie lors d'un bal donné par l'Ambassadeur d'Autriche.
Un peu plus d'un an plus tard, le 18 septembre 1811, l'Empereur crée le « Bataillon des Sapeurs-Pompiers de Paris ». Ce corps militaire est chargé de la protection incendie de la capitale. Le 5 décembre 1866, le Bataillon est transformé en « Régiment de Sapeurs-Pompiers de Paris » qui comprend deux Bataillons de six Compagnies chacun.
Le 27 mars 1897, le dramatique incendie du Bazar de la Charité cause la mort de 130 personnes.
Lors de la célèbre crue de janvier / février 1910, les Sapeurs-Pompiers de Paris sauvent 643 personnes de la noyade.
Lors de la première guerre mondiale, les Sapeurs-Pompiers de Paris assurent la défense de la capitale, participent aux combats de tranchées et apportent leurs renforts à des villes sinistrées par les bombardements, telles que Reims, Verdun,...
Pendant la seconde, ses effectifs sont doublés. Les « Soldats du Feu » de Paris sont avant tout des militaires. Ils participent donc à la défense active de la Capitale tout en poursuivant leurs missions de sauvetages et en préparant la Libération sous l'intitulé « Réseau de Résistance Sécurité Parisienne » aux cotés d'autres réseaux dont celui de la « Résistance Fer » des personnels cheminôts. Le Général de Gaulle les en félicitera en ces mots : « (...) Paris libéré de l'ennemi sait ce qu'il doit aux Sapeurs-Pompiers de Paris (...) »
Après l'éclatement du Département de la Seine qui donnat naissance au Département de la Seine-Saint-Denis (93), celui du Val-De-Marne (94), et celui des Hauts-de-Seine (92), le « Régiment de Sapeurs-Pompiers de Paris » devient « Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris » en 1967.
De l'incendie aux secours à victimes (1945 - 1986)

30 ans de véhicules d'incendie en France Par André Horb & Jean-Etienne Martineau chez E/P/A Editions
Après la guerre, la mission des Sapeurs-Pompiers va progressivement se modifier sous l'impulsion d'une circulation automobile croissante... et l'hécatombe routière qui l'accompagne.
C'est ainsi que le Code de la Route va également évoluer dans son paragraphe « véhicules prioritaires ». Avant 1961, date à laquelle les « véhicules de lutte contre l'incendie » furent équipés de gyrophares oranges (gyrophare lent à lentilles rotatives), les pompiers n'étaient signalés qu'avec un simple phare rouge, fixe ou clignotant, central sur la calendre, parfois sur le toit. Le gyrophare bleu n'apparait dans le Code de la Route qu'en 1971, date à laquelle les ambulances passent au feu bleu clignotant. [NDLA : lire aussi l'article « Enfant percuté par une ambulance : classification des véhicules d'urgence » ]
N'étaient donc prioritaires, jusqu'en 1971, que les véhicules de pompiers « porteurs d'eau » et les « véhicules-échelles ».
Mais progressivement, la lutte contre les incendies cède peu à peu sous l'activité des secours aux blessés de la route. En plus des ambulances dont la Brigade disposent déjà pour soigner ses propres soldats blessés au feu, généralement de simples véhicules break aménagés pour transporter un blessé et deux sapeurs (Sur bases de Renault Juva 4, Renault Prairie - comme la photo 3 ci-dessous, de la BSPP - Peugeot 403, Citroën DS, Renault Domaine,...), ils se dotent de nouveaux véhicules dont le plus célèbre fût longtemps le V.S.A.B. : « Véhicule de secours aux asphyxiés et blessés » sur bases de Tube Citroën, Renault Trafic, Peugeot J7,.. Dans ces nouveaux véhicules, on peut soigner deux personnes.

Une ambulance du Régiment de Pompiers de Paris vers 1954 (Extrait du livre ci-dessus)
Ainsi, selon le livre ci-dessus que je vous recommande tellement il est riche d'iconographies parfois très insolites de véhicules rares parfois même uniques car expérimentaux, on apprend qu' « En 1932, les compagnies de chemins de fer prêtèrent au Régiment des Sapeurs-Pompiers de Paris des ambulances sur châssis Delahaye type 140 série A qui permettaient de transporter cinq blessés couchés. Ainsi la SP-VA 2 [ NDLA : Les Pompiers de Paris ayant une immatriculation spéciale ] fût mise en service en 1934 à la caserne Chateau-Landon et finit sa carrière au début des années 60 à la caserne de Bitche ».
A cette période, la BSPP étudie une nouvelle ambulance pour soigner les pompiers asphyxiés au feu, mais aussi les accidents de plongées, les noyades,...
Car il faut préciser que les Pompiers de Paris disposent de leur propre service médical.
Dans le même temps, à l'occasion d'une épidémie de poliomyélite (1956), le Professeur Maurice Cara de l'hôpital Necker à Paris, étudie un concept permettant de transporter sous assistance respiratoire des malades d'un service hospitalier à un autre. Il crée ainsi la toute première « ambulance médicalisée » en France, équipée de matériel de réanimation.
Dans les années qui suivent, d'autres Professeurs créent ce que l'on appelle désormais des «Unités Mobiles Hospitalières ». Au fil des ans, et face à l'hécatombe routière, ces UMH, officialisées dès 1965, ne se contentent plus de réaliser des transferts inter-hospitaliers. « Elles se déplacent au pied de l'arbre » où se trouvent généralement les accidentés de la route, éjectés de leurs voitures à une période où le port de la ceinture n'est pas encore obligatoire et les limites de vitesses inéxistantes (17'000 morts en 1972) . Le Professeur Louis Lareng crée ainsi le premier (et unique à l'époque) SAMU de France à Toulouse en 1968 et sera officialisé par la loi du 19 juillet 1972. Mais ce n'est qu'à partir de 1979 que le public pourra leur téléphoner directement.

Une ambulance du Samu de Paris. © Collection Th. Delatte (source)
Dans les années suivantes, les SAMU se créent un peu partout en France. Le Professeur Huguenard de l'hôpital Henri-Mondor à Créteil se verra même doté d'une ambulance jaune citron, pas du tout conforme au blanc imposé par la DDASS. Ces ambulances de réanimation ne sont même pas prioritaires (feu bleu clignotant et klaxon 3 tons). Las de fournir des escortes motocyclistes de la police pour ouvrir la route à ces ambulances, le préfêt décide alors de déroger les ambulances du SAMU 94 en véhicules prioritaires (gyrophare bleu et klaxon à deux tons).
A Paris, ce sont les cars « Police-Secours » (photo ci-dessous) qui transportent les victimes de la voie publique après les premiers soins prodigués par les pompiers.

1986 : L'Aide Médicale Urgente
La loi de janvier 1986 va être un tournant dans l'histoire du secours d'urgence puisqu'elle crée les SAMU tels qu'on les connait actuellement. Les SAMU sont de véritables services hospitaliers. Dans un premier temps, c'est un peu la "guerre" entre les ambulances rouges des pompiers et blanches des SAMU. Mais peu à peu, les rouages se huilent et les SAMU passent des conventions avec la Brigade. Contrairement aux Etats-Unis qui disposent d'ambulances « Paramédics », la France opte pour le tri préalable. En cas d'accident, les Sapeurs-Pompiers envoient un véhicule de premiers secours qui passe un bilan à son médecin régulateur qui décide ensuite éventuellement de l'envoi d'une ambulance médicalisée. Le territoire de Paris et petite couronne est ainsi sectorisé. C'est ainsi par exemple que notre ville de Noisy-le-Sec est défendue en premier départ par les équipes pompiers du centre de secours de Bondy et l'ambulance de réanimation de la BSPP de Montreuil.
Plus récemment, le V.S.A.B. est réformé et remplacé par une nouvelle norme d'ambulance : «Le Véhicule de secours et d'assistance à victime » (VSAV), véritable véhicule de prompt-secours médicalisable si besoin (photo ci-dessous, libre de droits)
Le 14 septembre 2002, lors d'un dramatique incendie à Neuilly-sur-Seine, cinq Sapeurs périssent lors d'un flash-over. C'est le plus lourd bilan de la Brigade en temps de paix.
En 2005, lors de l'incendie Paris-Opéra, la Brigade réalise son record de sauvetages au feu. Elle recevra à ce titre la médaille d'or pour acte de courage et dévouement du Ministre de L'Intérieur et la médaille d'or de la Défense Nationale.
La BSPP : Créateur de véhicules originaux
Car la BSPP a aussi un rôle dans la conception de nouveaux véhicules. C'est pourquoi certains véhicules sont spécifiques à la Brigade comme le fût le PSR (Premier secours relevage). Il en est de même dans la conception de véhicules de lutte contre l'incendie, de véhicules polyvalents (les PS - Premier secours, photo ci-dessous), de véhicules de secours routiers,...
un véhicule de premier secours des Pompiers de Paris © Archives JENB Productions
Les nouveaux risques technologiques, chimiques, radiologiques et environnementaux seront l'occasion de créer de nouveaux véhicules spécifiques (photo ci-dessous).
Bicentenaire : Des expos, un livre, un timbre et une soirée de gala
Pour fêter ce bicentenaire, la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris vous propose une exposition itinérante dans différente mairies de paris et de la banlieue parisienne (Pour les habitants de Noisy-le-Sec, du 12 au 18 septembre au centre de secours de Bondy). Un livre sortira en septembre aux éditions Albin Michel dans les librairies. Le 17 septembre, une soirée de gala « La nuit du feu » se déroulera au palais omnisport de Paris-Bercy et dès le lendemain un timbre spécial sera mis en vente par la Poste.
La seine-Saint-Denis et le tiers nord-est de Paris est défendu par le 1er groupement d'incendie dont le commandement est situé à Montmartre.
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 22 juillet 2011 - JENB PRODUCTIONS (Noisy-le-Sec)
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« Fête des Voisins » : Une fête du coeur. Au coeur de la fête
FÊTE DES VOISINS / IMMEUBLES EN FËTE
Hier soir, à Montreuil sous-Bois s'est déroulée « La fête des quartiers ». Environs 80 opérations ont été organisées. Toutes informations sur le site officiel de la ville de Montreuil-sous-Bois. Si vous souhaitez nous envoyer un petit compte rendu de la fête de votre quartier,contactez-nous. Ce sera donc pour nous l'occasion de revenir sur la « fête des voisins » qui s'est déroulée la semaine dernière à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis).
La « Fête des Voisins », lancée en France en 1999 dans le 17ème arrondissement de Paris sous l'initiative d'Atanase Périfan, touche désormais, chaque dernier vendredi de mai, plus de 10 millions de participants.
L'âme d'une fête perpétuée par les nouvelles générations
A Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), ce vendredi 27 mai dernier, plus d'une vingtaine d'opérations locales étaient ainsi organisées avec l'aide parfois de la municipalité, puisque certaines opérations nécessitaient des arrêtés municipaux et des signalisations temporaires (Photo 1 ci-dessus).
Bien-sûr, il nous a été impossible de rendre visite à tous. Mais quelques unes ont retenu notre attention en particulier.
Convivialité entre voisins
Tout d'abord, l'initiative des riverains de la rue de la Renaissance Française. (Photo 2 ci-dessus et photos 3 et 4 ci-dessous). Une trentaine de convives, attablés au milieu d'une rue barrée pour la circonstance, partagent ainsi les plats préparés et les boissons apportées par chacune des familles des participants. Malgré quelques gouttes tombées une heure plus tôt laissant craindre la pluie, c'est sous un soleil couchant radieux que nous sommes accueillis avec sourires et gentillesse. Certains riverains ne nous connaissent pas et nous questionnent sur notre association tout en nous offrant de quoi nous sustenter : salade, fromage, saucisson,...
Quelques élus du quartier viennent d'arriver : Yveline Jen, Bernard Girault et Samira Buytendorp. On échange quelques mots avec nos hôtes d'un soir : « Dans la rue, tout le monde se connait » nous dit ainsi l' une des organisatrices arborant fièrement son tee-shirt de circonstance au couleurs bleue ciel et orange (NDLR :Ce hasard devrait plaire à nos élus...). «On a l'habitude de s'entraider depuis longtemps entre-nous, de se rendre service tout au long de l'année, alors c'est avec plaisir que chaque année nous organisons une grande tablée où tout le monde se retrouve. C'est vrai qu'avec les horaires de chacun, on se croise, on s'entraide, mais nous n'avons que cette soirée où nous pouvons tous nous réunir tous ensemble au moins une fois par an » poursuit celle qui nous offre un verre pendant qu'un autre nous présente le plateau de fromages.
Chez les Monteusiens : C'est une véritable histoire !
Avenue des Monteux, la « fête des voisins », c'est une histoire collective de longue date. De 2 mois à 88 ans, c'est de l'inter-générationnel à l'état pur. Nous sommes gentiment accueillis par Louis Cordeiro, un quadra, de ceux qui ont pris la relève. Car chez « les Monteusieux », comme ils se surnomment, on ne badine pas avec la tradition (photos 5 ci-dessous).
Dans cette rue, c'est Monsieur Marjullet (à gauche sur la photo 5 ci-dessus) qui en fût l'initiateur en 2006 comme en atteste la toute première table utilisée et qui, année après année, se voit inscrire les millésimes sur son verso, tel un souvenir collectif, table que nous présente, non sans une certaine fierté, notre hôte d'un soir, Louis. (Photos 6 et 7 ci-dessous) « A cette époque on avait choisi une planche très étroite, pour ne pas gêner le stationnement » précise amusé notre guide, non sans ajouter « Maintenant, on a des tables plus larges car tous les convives s'arrangent pour qu'aucune voiture ne stationne le soir de la fête. Et puis la mairie fournit l'arrêté municipal et les barrières. Comme çà, on est tranquille. » Et c'est vrai, pendant que les adultes s'attardent à discuter, les plus jeunes ont toute la rue pour s'amuser.
Dans cette rue à peine large pour le croisement de deux voitures ( Photo 8 ci-dessous), si un lecteur CD portable fredonne à vos tympans une douce musique d'ambiance, vos yeux sont immanquablement attirés par un cadre photos qui diffuse en boucle les meilleurs clichés de l'année passée ( Photo 9 ci-dessous). L'occasion pour les absents de l'année dernière de rattraper le temps perdu, de revoir cet épisode d'une saga qui en est à sa 6ème saison.
Pendant qu'une autre organisatrice fait circuler un album photos, Mr Pierre Lerenard, Adjoint au Maire, vient faire son petit tour. Féru d'une histoire communale qu'il connaît bien, le voici lancé dans l'histoire de cette rue qui abritait autrefois un médecin. A écouter sans modération.
Car chez « les Monteusiens », cette fête est devenue tellement emblématique qu'on s'y raconte des histoires savoureuses. Telle ces voisins d'antan revenus des Landes tout spécialement pour participer à ce rassemblement. Et le t-shirt personnalisé qu'arbore fièrement Monsieur Marjullet. Çà aussi c'est une belle histoire. Celle de cet initiateur aujourd'hui sénior et qui, l'année dernière, n'avait pû être présent pour cause d'hospitalisation. Alors, tous, cette année-là, avaient dédicacé un T-shirt, pour le coup personnalisé, à son attention (A gauche sur la photo 10 ci-dessous avec Pierre Lerenard). Dans le même esprit, cette année, un voisin récement déménagé se verra expédié une sorte de livre d'or agrémenté de quelques dédicaces des convives présent cette année à l' opération, initiative à laquelle Mr Pierre Leranard s'est prêté bien volontier tout en continuant à raconter l'histoire de ce quartier (Photo 11 ci-dessous). Il me rappelle un de mes rares profs d'histoire-géo qui m'avait fait aimé ces matières souvent liées. Il commençait sa première demie-heure de cours par une narration. On fermait les yeux et on s'y croyait, comme transporté dans le temps.
Mais chez les « Les Monteusiens », il y a le petit plus : La gelée de roses. Réalisée artisanalement à base de toutes les roses des participants. Nous voilà repartant avec notre petit pot très gentiment offert (photo 12 ci-dessous).
Chez « les Monteusiens », la « fête des voisins » est le reflêt-même de l'idée originelle de son concepteur : On est au coeur de la fête, la fête du coeur.
Langevin : Çà zouke fort !
Dans le quartier langevin, la « fête des voisins » a un tout autre rythme. Car là, c'est l'association « La Case Créole » qui organise une fête dans son grand local mis à sa disposition à l'année. Avec une tente extérieure, les nombreux gamins peuvent s'éclater en toute liberté dans ce large espace entièrement piétonnier (NDLR : C'est pas comme la place des Découvertes ou la Place Dreyffus ouvertes à tous les véhicules en totale impunité ! ) pendant que d'autres dansent sur les musiques sélectionnées par le Dj d'un soir. Alors que dans certains quartiers on commence à ranger, ici c'est la fiesta qui bat son plein. Thomas Franceschini et Nathalie Ravel (respectivement Maire-Adjoint et Conseillère Municipale) se laissent entrainer dans la danse... (Photos 13 à 18 suivantes)
Avant de quitter nos hôtes, ceux-ci nous offrent quelques spécialité antillaises.
Une fête des voisins réussie. L'année prochaine, n'hésitez pas à nous prévenir à l'avance de vos initiatives. Vous pouvez également vous inscrire gratuitement à notre newsletter pour être prévenus lors de chacunes de nos publications afin de rester au fait de notre actualité.
Reportage :
Joy Nicolau-Bergeret
Alexy Nicolau-bergeret
© 04 juin 2011 - JENB PRODUCTIONS (WWW.jenbproductions.fr)
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Références
INAUGURATION DE LA NOUVELLE EGLISE DES LILAS : Près d'un millier de personnes lors d'une exceptionnelle et émouvante cérémonie
Nos amis et voisins de la ville des Lilas (Seine-Saint-Denis) ont vécu dimanche dernier une journée qui marquera l'Histoire de leur commune. Ils étaient près d'un millier, en effet, à être venus assister à l'inauguration civile et la Consécration religieuse de la première Église du XXIème siècle en Ile-de-France. (Photo 1 ci-dessous)
LA CÉRÉMONIE CIVILE
Un projet de presque 10 ans
Cette cérémonie exceptionnelle, retransmise en direct par la chaîne catholique KTO, était présidée par Daniel Guiraud (PS) , Maire des Lilas qui a remis symboliquement à Monseigneur Delannoy, Évêque de Saint-Denis en France, la clef de cet édifice cultuel aux formes épurées et à l'Art liturgique résolument moderne pour une Foi se projetant dans l'avenir d' un monde en pleine mutation, face à une foule hétéroclite venue nombreuse, dont plusieurs personnalités religieuses et politiques. A noter la présence également du Sous-Préfêt.
Pour cette inauguration civile, en préambule de la Consécration religieuse, ce fut tout d'abord l'allocution du porte-parole des architectes [1] (Photo 2 ci-dessus) qui a eu la délicate mission de nous présenter un édifice futuriste : Aux formes rectilignes et élancées tout en jouant sur les hauteurs pour mieux en moduler les espaces au blanc dominant, renforçant ainsi les jeux de lumières naturelles et artificielles agrémentés de vitraux colorés [2], aux traits à la fois subjectifs et icônes subtilement mêlées qui, au gré de votre déambulation vous invite à méditer sur les Mystères du Rosaire inspirés par les quatre Mystères que sont joyeux, douloureux, glorieux et lumineux - Ce dernier ayant été institué par Jean-Paul II en 2002 - et permet de passer du tumulte de la rue au silence propice au recueillement par un cheminement légèrement pentu qui donne de la hauteur. (Photo 3 ci-dessous)

Car, quel contraste avec l'ancienne Église aux formes arrondies construite en 1887 dont la juxtaposition éphémère renforce cette notion indicible du temps qui passe. (Photo 4 çi-dessous : Ancienne Église des Lilas lors de la Messe du vendredi 28 janvier 2011 - Photo 5 suivante : Les deux Églises des Lilas le 30 janvier 2011).
Ici un puits de lumière inonde l'Autel derrière lequel un Christ en Gloire, réalisé en bas relief par Claude Abeille, tend à porter le regard vers cette lumière naturelle. La Croix, d'une sobriété peut-être due à son aspect métallique, également mais inversement inclinée, là encore, invite le regard à s'orienter vers le haut. Vers Dieu.
Ce puits est plus perceptible sur la photo 3 ci-dessus, les photographies captées le jour de l'inauguration étant faussées par les puissants éclairages installés pour la retransmission télévisée sur KTO. (Vous noterez au passage que la croix évoquée n'est pas encore installée sur la photo du dossier de presse. Elle est néanmoins visible sur les clichés à venir).
Puis Claude Ermogéni (PCF - photo 6 ci-dessous), Adjoint au Maire en charge de l'urbanisme, rappelle à l'assemblée les temps forts de ce projet, de sa genèse à son inauguration. L'ancienne Église, initialement construite dans un esprit provisoire, avait subi les outrages du temps. Propriété de la commune car construite en 1887, il fût décidé d'en construire une nouvelle. L'idée avait été évoquée sous la mandature de Jean-Jack Salles puis elle a mûri. Daniel Guiraud, devenu Maire en avril 2001, reprit le dossier et l'a porté jusqu'à décembre 2006 période à laquelle furent lancés un concours d'architectes et les choix du projet.
C'est début 2009 que fût démoli l'ancien presbytère. Le 21 juin de la même année : Pose de la première pierre. 18 mois plus tard cette première phase du chantier s'achève laissant seulement un mois aux Artistes pour apposer leurs oeuvres sacrées et transférer une partie du patrimoine de l'ancienne Église dans la nouvelle. (Photo 7 ci-dessous : Notre-Dame du Rosaire dans une oeuvre contemporaine de Dominique Kaeppelin, sculpteur au puy).

Le Député Bartolone rappelle l'Histoire dans un discours tonique
Claude Bartolone (PS - Photo 8 ci-dessous), Député de la circonscription et Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, dans un discours tonique et sans aucune note écrite, rappelle l'histoire du Département qui fût le berceau de la chrétienté et souligne en un clin d'oeil l'histoire de la laïcité : « (...) Quel clin d'oeil, ici aux Lilas, que ce soit dans une ville dirigée par un Maire socialiste, de famille protestante ; Que ce soit un premier adjoint communiste qui soit chargé des travaux et suive l'ensemble de ce dossier. Quel clin d'oeil à la fois à cette histoire entre les religions et les partis politiques et quelle manière de faire vivre la laïcité (...) ». Car le Député, dans cette allocution tonique et avec son aisance habituelle d'un orateur confirmé, souligne combien son collègue Maire a eu de nombreuses discussions au sein de son Conseil Municipal, des débats avec sa population Lilasienne également, dans une collectivité territoriale qui, comme beaucoup de villes, sont aujourd'hui contraintes dans leur budget. Mais le Député rappelle la spécificité du Département dont il a la charge « (...) un département un peu exceptionnel, un Département-Monde, de toutes les couleurs, de toutes les religions. La religion Juive [NDLR dont plusieurs représentants assistaient à la cérémonie] est présente en Seine-Saint-Denis depuis deux milles ans, et aujourd'hui nous nous devons d’accueillir nos compatriotes Musulmans, pour forger cette société, cette République du XXIème siècle. Et c'est aussi un message de ce que peut représenter la présence de l'élu (...) parce que nous sommes regardés dans notre capacité de vivre les uns avec les autres (...) Comment ne pas évoquer tous ces combats menés les uns avec les autres, sans demander quelle est la religion de l'un ou la religion de l'autre (...) » et l'élu de citer les combats des uns devant la préfecture pour aider les sans-papiers, de ces militants qui, quelles que soient leurs convictions, soutiennent les enfants issus de familles de sans papiers pour éviter qu'ils ne soient exclus de l'école de la République. Ces femmes et ses hommes qui, des nuits entières, parcourent la Seine-Saint-Denis pour venir en aide à ceux exclus par la pauvreté.
Puis le Député de poursuivre : « (...) Et comment ne pas imaginer l'émotion de toutes ces Lilasiennes et de tous ces Lilasiens qui à la fois, découvrent ce lieu magnifique, et le Père Benoîst en a entendu sur ce lieu (...). Mais aujourd'hui, le résultat est là et franchement, Messieurs les architectes, vous avez réussi à offrir ce message d'avenir mais qui ne peut pas faire oublier le signe du passé. (...) Je sais combien représentent ces opérations de démolition-reconstruction. Elles ouvrent la porte sur l'avenir. Elles ouvrent la porte sur cette manière d'évoquer le futur. Mais on ne peut jamais oublier le passé (...) » tout en rappelant ces moments de joies ou ces moments de tristesse partagés dans l'ancienne Église. « (...) Et du coup, cette cérémonie c'est aussi le lien entre l'histoire qui est a porté de main et l'histoire qui est à construire (...) Ici nous faisons l'histoire en prolongeant cette chaîne chrétienne en Seine-Saint-Denis, mais ici, nous devons aussi utiliser ce symbole pour savoir que l'histoire ne dépendra que de nous ».
Le Député fut longuement applaudi.
(Photo 9 ci-dessus : Une partie de l'assemblée le jour de l'inauguration. Au premier plan l'une des caméras de KTO pilotée à distance par la régie finale)
Le Maire Guiraud souligne la tolérance par une brillante allocution
Puis c'est Daniel Guiraud (PS - Photo 10 ci-dessous), Maire des Lilas, visiblement autant heureux qu'ému, qui débute son allocution (également sans aucune note) en ces mots « C'est un moment exceptionnel (...) » et l'élu de rappeler le souvenir de son prédécesseur, Jean-Jack Salles, qui prît la décision de reconstruire cette Église. Puis il revient sur toutes les interrogations, tous les débats autours de ce projet, et le travail formidable de son Adjoint Claude Ermogéni qui su trouver les mots justes face à une assemblée d'alors pas toujours favorable.
Aujourd'hui encore, le Maire explique « (...) pourquoi une collectivité publique dépense de l'argent public pour réaliser un édifice cultuel alors même que la religion est une affaire privée ? Et c'est une vraie question. Ma réponse, la seule réponse possible, renvoie au carrefour de l'historique et du juridique, avec la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État qui confère à la municipalité une responsabilité particulière au regard d'un bâtiment public communal. Un bâtiment public communal qui était, et qui est toujours, alors je ne veux pas inquiéter les personnes qui sont devant l'écran dans l'ancienne Église [NDLR : Photo 11 ci-dessous : La chaine KTO, en plus de retransmettre le direct en télévision, retransmettait la cérémonie en direct sur écrans géants dans l'ancien bâtiment où assistaient plus de trois-cents personnes] en fort mauvais état [NDLR : Rires dans l'assistance] et c'est tantôt un plafond qui s'écroule, tantôt l'électricité qui devient fort dangereuse,... Bref l'ancienne Église Notre-Dame du Rosaire n'était pas réhabilitable. Alors, je comprends, et cela a été évoqué par les orateurs précédents, l'attachement affectif à l'ancienne Église. Moi-même, qui ne suis pas des plus assidus, pour des raisons évoquées par Claude Bartolone, j'ai cet attachement à cet ancien bâtiment parce que bien souvent (...) j'ai accompagné dans leur dernier parcours des personnes qui pour moi ont beaucoup compté. (...) Mais ici, en ce lieu, d'autres liens affectifs vont se créer. Parce qu'il y aura des baptêmes, il y aura des mariages, il y aura des obsèques, mais il y aura également des évènements culturels, des concerts, de la musique que nous avions déjà dans l'ancienne Église (..) Et donc l'histoire va continuer et je crois que c'est extrêmement important. Alors, il fallait bâtir une nouvelle Église et donc nous nous sommes mis d'accords dans le cadre d'une double maîtrise d'ouvrage. (...) Et je pense que c'est une réussite dans une opération de construction-démolition, et non l'inverse, l'inverse ayant suspendu le culte pendant au moins dix-huit mois avec des conséquences importantes pour la Paroisse des Lilas, nous avons fait ce choix. (...). »
Et l'édile de revenir sur ces questionnements de journalistes qui l'interrogeaient sur cette dualité de son appartenance politique et du caractère religieux du bâtiment : « (...) parce que je suis persuadé que la laïcité dans un pays démocratique ne peut s'accomplir de façon pleine et entière que s'il existe son corollaire qui est la liberté de conscience. La liberté de conscience, c'est la liberté de croire ou de ne pas croire. C'est la liberté lorsque l'on croit de ne pas être victime de pressions policières ou para-policières, pour croire, ou faire semblant de croire ou de pratiquer comme c’est le cas à certaines époques ou à certains endroits dans le monde. C'est le droit, lorsqu’on est croyant de pouvoir croire ouvertement et pas de façon cachée et de pouvoir pratiquer l'exercice du culte que l'on a choisi dans des lieux dédiés, dans des conditions correctes, dans des conditions transparentes. Cà, cela me parait être un grand progrès de l'humanité et donc je ne vois aucune antinomie, bien au contraire, entre la liberté de conscience religieuse et la laïcité »
Très longue ovation du public. (Photo 12 ci-dessous).
Et l'édile de poursuivre : « (...) Cette Église est l'Église de tous, quelles que soient leurs opinions, leur croyance ou non croyance, politique, philosophique, religieuse Nous sommes très heureux d'avoir réussi ensemble à cette édification (...) et je crois que lorsque l'on aura ce triptyque [NDLR : Il reste à construire le campanile, financé par la ville car lié à l'Église, et le centre pastoral financé par l'Évêché et qui seront construits à la place de l'ancien bâtiment après sa destruction] Église, campanile et centre pastoral, je pense que nous aurons une très belle réalisation qui fera date et sera une sorte de fierté dans le patrimoine communal. (...) Il est important pour une commune d'avoir ce signe architectural fort (...) et je souhaite que dans les siècles qui viennent, car cette Église va durer des siècles, que Notre-dame du Rosaire soit signe de tolérance, soit signe d'une forme de regard porté sur l'autre, soit signe de fraternité »
Le Maire Socialiste a été très longuement applaudi par près d'un millier de personnes. Nul doute que pour cet édile, cette inauguration restera une date toute particulière de son parcours politique.
Puis le Maire remet symboliquement la clef de l'édifice à Monseigneur Pascal Delannoy. (Photos 13 à 15 ci-dessous).
Le Père Frédéric Benoist retrace l'histoire de la paroisse avec une piété joyeuse
Le Père Frédéric (Photo 16 ci-dessous) est un prêtre à l'humour grinçant. D'ailleurs il le précise d'entrée : « Ce ne sera pas une homélie, cela sera court (...) » Rire dans l'assistance. Puis il rappelle combien il est heureux et fier de ce premier aboutissement initié par l'ancien Évêque, Olivier de Béranger, lorsqu'il le nomma prêtre de cette paroisse en 1998. Puis la rencontre avec Jean-Jack Salles, alors Maire des Lilas « (...) qui est présent en notre mémoire et qui, permettez-moi de le dire devant des représentants de la République dans l’Éternité de Dieu. Oui, je n'oublierai jamais ces rencontres avec Monsieur Salles. Merci Monsieur Salles, vous aviez, parfois, un drôle de caractère. Cela tombe bien, moi aussi (...). » Puis il évoque sa rencontre avec Nicolas, arrivant de Paris, pas encore Diacre mais en formation, qui s'interrêssa au projet et s'y impliqua pleinement.
« (...) Ensuite il y a eu votre rencontre avec vous Monsieur Guiraud. Au moment de votre élection comme Maire en 2001. Ensemble, nous avons d'abord envisagé des projets de restauration de l'ancien Église. Puis très vite, la construction de la nouvelle Église s'avérait nécessaire. Mais comment faire ? Le bruit a couru très longtemps, et je me demande s'il ne coure pas encore chez certains que vous alliez faire démolir l'Église pour en construire une nouvelle après. Et là avec mon talent diplomatique révélateur, je suis allé très vite vous faire comprendre que vous ne pouviez pas mettre un curé au chômage technique [NDLR : Allocution ponctuée de rires dans l'assistance] et surtout priver les chrétiens d'un lieu de culte. Vous l'avez très vite compris aussi et je me souviendrai très longtemps d'une messe où vous avez participé et vous avez vu, permettez-moi de le dire, avec un regard d'enfant, la diversité de notre communauté chrétienne qui est le reflet de la diversité de la population de cette ville.
Puis le père Frédéric revient sur le concours d'architectes dans le cadre de la double maîtrise d'ouvrage. Ses longues rencontres avec les architectes retenus, parsemées, de confiance, de doutes, mais jamais de renoncement. Puis la rencontre avec Claude Ermogéni : « (...) C'est un travail original, franc et réussi. Le travail en commun dans le respect des valeurs de laïcité qui font notre République. Merci aussi à tous les différents responsables des services de notre ville.

Ensuite, c'est la rencontre avec vous, Mesdames et Messieurs les Artistes (photos 17 et 18 ci-dessus) qui ont contribué à l'aménagement de notre Église (...). Vous m'avez nourri dans ma Foi. Tous, architectes, artistes, vous m'avez fait réfléchir sur le sens profond de notre liturgie chrétienne, qui exprime le Mystère de dieu parmi les hommes en son fils, Jésus-Christ. Cela vaut tous les cours de liturgie du séminaire qui étaient pour moi des occasions, allez, je l'avoue en présence de deux Évêques, l'occasion parfois, enfin souvent, de siestes monumentales [NDLR rires dans l'assistance].
Cette Église est donc le fruit d'un long travail avec vous tous. Du fond du coeur et avec une certaine émotion, je vous remercie. Je n'oublie pas tous les ouvriers, tous les entrepreneurs qui ont construit ce bâtiment. Construire une église, ce n'est pas un chantier comme les autres.
Chers paroissiens, je garde le dernier mot pour vous. Vous m'avez soutenu, vous avez douté, mais vous ne m'avez pas fait douter de la nécessité de faire construire cette Église (...). Maintenant ensemble, nous allons nous installer dans ce nouveau bâtiment, qui va être Consacré dans quelques instants par notre Évêque, Pascal Delannoy et je l'en remercie sincèrement d'être là avec nous. (...) je sais tout le chagrin qu'il y aura quand la petite Église sera détruite. Mais je sais aussi, et c'est un acte de Foi que je pose devant vous, que l'Église, peuple de Dieu, est toujours appelée par son Fondateur, le Christ à aller de l'avant (...) Chers Lilasiens, merci aussi de votre soutien, même si vous ne partagez pas la Foi chrétienne, comme il a été dit, cette Église est votre Église (...) Je suis persuadé qu'un élément de cette Église vous marquera et sera signe d'une rencontre avec celui que vous ne connaissez peut-être pas encore, mais qui Lui vous connait, Dieu l’Éternel »
Un prêtre longuement applaudi.
L’Évêque prononce une courte et sobre allocution
A son tour, l' Évêque Pascal Delannoy (Photo 19 ci-dessous) remercie les autorités civiles et politiques au premier rang desquelles la municipalité pour cette réalisation. « (...) J'ai eu la grande joie de poser la première pierre de l'Église des Lilas en collaboration avec Monsieur le Président du Conseil Général et Monsieur le Maire le 21 juin 2009. J'ai pu l’apercevoir, ils étaient plus habitués que moi-même à manier la truelle et le ciment. J'ai vécu la pose de cette première pierre comme un symbole : Le symbole d'un diocèse qui veut résolument aborder l'avenir avec confiance et espérance (...) » Il ne manque pas de souligner l'excellente coopération entre le Diocèse, rappelant à l'occasion que ce projet fût initié par son prédécesseur, Oliver de Béranger, la Municipalité et la Paroisse.
Puis il évoque le travail passionné des architectes et de tous ceux qui ont travaillé à la réalisation de cette nouvelle Église « (...) Belle, lumineuse, accueillante. Que chacun, qu'il partage ou non notre Foi, sache qu'il y est le bienvenu et qu'il sera toujours accueilli comme un frère, comme un membre de la grande famille humaine. (...) »
Après une courte pause débuta la cérémonie religieuse.
LA CONSÉCRATION RELIGIEUSE
Cette Messe qui dura plus de deux heures fût d'une exceptionnelle intensité. Célébrée par Monseigneur Pascal Delannoy , en présence d'Olivier de Béranger, son prédécesseur, ainsi que de nombreux Prêtres venus des paroisse alentours, on pouvait noter la présence du premier Prêtre qui fût Ordonné en la paroisse Notre-Dame du Rosaire, mais aussi le Père Jean-Christophe en charge de la Paroisse de Noisy-le-Sec.
Impossible, en quelques lignes de vous en retracer l'intense émotion qui régna durant cet Office exceptionnel. Voir ainsi près d'un millier de personnes réparties dans les deux Églises mitoyennes se recueillir dans un fast aussi rare qui, je dois l'avouer, je n'avais pas vécu depuis mon enfance lors des splendides Messes en l'Église du collège Albert de Mun à Nogent sur Marne. Impressionnante cérémonie qu'aucun mot ne peut faire ressentir. Combien de yeux ébahis par cette splendeur, souvent rougis par l'émotion d'où perlaient quelques larmes témoignant d'un moment rare partagé.
Les deux Église n'étaient pas suffisantes pour accueillir tous ceux qui souhaitaient y assister. Les retardataires n'ont malheureusement pas pu entrer tellement les deux bâtiments étaient pleins à craquer.
Pourquoi pas une vidéo ?
En raison du caractère exceptionnel de l'évènement, la Chaîne KTO, qui retransmettait en direct les cérémonies, avait un droit exclusif des images vidéos. Seuls les titulaires d'une carte de presse ont été accrédités mais uniquement pour capter des photos et dans des conditions très drastiques afin de ne pas perturber le direct. Cela peut, de prime abords, donner un sentiment d'une certaine frustration, mais il lorsqu’on a une éthique journalistique, même si on en n'est pas professionnel, il faut savoir accepter les règles de cette profession. Nous remercions la chaîne KTO de nous avoir accordé une accréditation presse que, jusqu'au dernier instant, nous n'étions pas même sûrs d'obtenir. Si notre équipement vidéo n'a pas à rougir de certains médias professionnels, il faut bien le reconnaître, coté appareil photos, on est un "peu short" pour ce genre d'évènement. mais ce n'est pas grave, nous vous avons ramenés quelques images tout de même. Et c'est bien là l'essentiel.
Bien-sûr, aucune de ces photos ne pourra vous imbiber de cette ambiance à la fois recueillie, émue et ébahie vécue sur place. En voici quelques images.
Photo 20 : Procession en début de Consécration de la nouvelle Église des Lilas (93)
Photo 21 : Suite de la Procession. Au premier plan, le Prêtre à l'étole ocre fût le premier curé ordonné à Notre-Dame du Rosaire.
Photo 22 : Suite de la Procession. Au premier Plan, le Père Jean-Christophe, Prêtre de Noisy-le-Sec
Photos suivantes : 23 à 25 : Messe de Consécration de la nouvelle Église des Lilas par Monseigneur Pascal Delannoy
Photo 26 : Les Choeurs sur le balcon latéral lors de la Messe de Consécration de la nouvelle Église des Lilas
Photos suivantes : 27 et 28 : Messe de Consécration de la nouvelle Église des Lilas par Monseigneur Pascal Delannoy. Au second plan, le Père Jean-Christophe de la Paroisse de Noisy-le-Sec
A évènement exceptionnel, reportage exceptionnel
Un tel évènement ne pouvait se suffire d'un post de trois lignes, ce qui en explique la longueur particulière. Toutes les photographies illustrant cet article son libres de droits sous Licence Créative Commons.
Et puis nous vous avons ramené quelques images vidéos tout de même..
En cas de difficulté pour lire la vidéo, cliquez ici
Nous remercions tout particulièrement monsieur Daniel Guiraud, Maire des Lilas, l'équipe de la chaîne KTO et les responsable paroissiaux.
La chaine KTO tient a votre disposition sur cet évènement :
- Un reportage spécial "Hors les Murs", tourné quelques jours avant l'inauguration ;
- Les reportages de la cérémonie civile et la Consécration religieuse.
Cet article est dédié à la Mémoire de Joséphine Pellinghelli qui fît son dernier voyage dans l'ancienne Église des Lilas le jeudi 27 novembre 2003, à Gisèle et Jean-Bernard Nicolau-Bergeret ainsi que Simone Vermeiren.
Reportage
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 30 janvier 2011 - JENB Productions
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[1] Brice Piechaczyk, associé de l'agence Enia Architectes et Mauro Galantino
[2] Vitraux conçus et réalisés par Didier Sancey, Maître Verrier à Chartres depuis 1989

La magie du portable a fait qu'un après-midi, je vous ai fait part l'idée d'échanger les parcelles de nos terrains pour faire l'opération qui est en cours. Quelques jours après, vous m'avez annoncé la faisabilité du projet. Ce qui ne veut pas dire, et je le sais, que cent pour cent de vos partisans et cent pour cent des paroissiens allaient nous soutenir tous les deux. (....) »
TÉMOIGNAGES SUR PLACE : Près d'un millier de personnes lors d'une exceptionnelle et émouvante cérémonie aux Lilas
Nos amis et voisins de la ville des Lilas (Seine-Saint-Denis) ont vécu dimanche dernier une journée qui marquera l'Histoire de leur commune. Ils étaient près d'un millier, en effet, à être venus assister à l'inauguration civile et la Consécration religieuse de la première Église du XXIème siècle en Ile-de-France. (Photo 1 ci-dessous) Un projet de presque 10 ans Cette cérémonie exceptionnelle Pour cette inauguration civile, en préambule de la Consécration religieuse, ce fut tout d'abord l'allocution du porte-parole des architectes [1] (Photo 2 ci-dessus) qui a eu la délicate mission de nous présenter un édifice futuriste : Aux formes rectilignes et élancées tout en jouant sur les hauteurs pour mieux en moduler les espaces au blanc dominant, renforçant ainsi les jeux de lumières naturelles et artificielles agrémentés de vitraux colorés [2], aux traits à la fois subjectifs et icônes subtilement mêlées qui, au gré de votre déambulation vous invite à méditer sur les Mystères du Rosaire inspirés par les quatre Mystères que sont joyeux, douloureux, glorieux et lumineux - Ce dernier ayant été institué par Jean-Paul II en 2002 - et permet de passer du tumulte de la rue au silence propice au recueillement par un cheminement légèrement pentu qui donne de la hauteur. (Photo 3 ci-dessous) Car, quel contraste avec l'ancienne Église aux formes arrondies construite en 1887 dont la juxtaposition éphémère renforce cette notion indicible du temps qui passe. (Photo 4 çi-dessous : Ancienne Église des Lilas lors de la Messe du vendredi 28 janvier 2011 - Photo 5 suivante : Les deux Églises des Lilas le 30 janvier 2011). Ici un puits de lumière inonde l'Autel derrière lequel un Christ en Gloire, réalisé en bas relief par Claude Abeille, tend à porter le regard vers cette lumière naturelle. La Croix, d'une sobriété peut-être due à son aspect métallique, également mais inversement inclinée, là encore, invite le regard à s'orienter vers le haut. Vers Dieu. C'est début 2009 que fût démoli l'ancien presbytère. Le 21 juin de la même année : Pose de la première pierre. 18 mois plus tard cette première phase du chantier s'achève laissant seulement un mois aux Artistes pour apposer leurs oeuvres sacrées et transférer une partie du patrimoine de l'ancienne Église dans la nouvelle. (Photo 7 ci-dessous : Notre-Dame du Rosaire dans une oeuvre contemporaine de Dominique Kaeppelin, sculpteur au puy). Le Député Bartolone rappelle l'Histoire dans un discours tonique Puis le Député de poursuivre : « (...) Et comment ne pas imaginer l'émotion de toutes ces Lilasiennes et de tous ces Lilasiens qui à la fois, découvrent ce lieu magnifique, et le Père Benoîst en a entendu sur ce lieu (...). Mais aujourd'hui, le résultat est là et franchement, Messieurs les architectes, vous avez réussi à offrir ce message d'avenir mais qui ne peut pas faire oublier le signe du passé. (...) Je sais combien représentent ces opérations de démolition-reconstruction. Elles ouvrent la porte sur l'avenir. Elles ouvrent la porte sur cette manière d'évoquer le futur. Mais on ne peut jamais oublier le passé (...) » tout en rappelant ces moments de joies ou ces moments de tristesse partagés dans l'ancienne Église. « (...) Et du coup, cette cérémonie c'est aussi le lien entre l'histoire qui est a porté de main et l'histoire qui est à construire (...) Ici nous faisons l'histoire en prolongeant cette chaîne chrétienne en Seine-Saint-Denis, mais ici, nous devons aussi utiliser ce symbole pour savoir que l'histoire ne dépendra que de nous ». (Photo 9 ci-dessus : Une partie de l'assemblée le jour de l'inauguration. Au premier plan l'une des caméras de KTO pilotée à distance par la régie finale) Le Maire Guiraud souligne la tolérance par une brillante allocution Puis c'est Daniel Guiraud (PS - Photo 10 ci-dessous), Maire des Lilas, visiblement autant heureux qu'ému, qui débute son allocution (également sans aucune note) en ces mots « C'est un moment exceptionnel (...) » et l'élu de rappeler le souvenir de son prédécesseur, Jean-Jack Salles, qui prît la décision de reconstruire cette Église. Puis il revient sur toutes les interrogations, tous les débats autours de ce projet, et le travail formidable de son Adjoint Claude Ermogéni qui su trouver les mots justes face à une assemblée d'alors pas toujours favorable. Aujourd'hui encore, le Maire explique « (...) pourquoi une collectivité publique dépense de l'argent public pour réaliser un édifice cultuel alors même que la religion est une affaire privée ? Et c'est une vraie question. Ma réponse, la seule réponse possible, renvoie au carrefour de l'historique et du juridique, avec la loi de 1905sur la séparation de l'Église et de l'État qui confère à la municipalité une responsabilité particulière au regard d'un bâtiment public communal. Un bâtiment public communal qui était, et qui est toujours, alors je ne veux pas inquiéter les personnes qui sont devant l'écran dans l'ancienne Église [NDLR : Photo 11 ci-dessous : La chaine KTO, en plus de retransmettre le direct en télévision, retransmettait la cérémonie en direct sur écrans géants dans l'ancien bâtiment où assistaient plus de trois-cents personnes] en fort mauvais état [NDLR : Rires dans l'assistance] et c'est tantôt un plafond qui s'écroule, tantôt l'électricité qui devient fort dangereuse,... Bref l'ancienne Église Notre-Dame du Rosaire n'était pas réhabilitable. Alors, je comprends, et cela a été évoqué par les orateurs précédents, l'attachement affectif à l'ancienne Église. Moi-même, qui ne suis pas des plus assidus, pour des raisons évoquées par Claude Bartolone, j'ai cet attachement à cet ancien bâtiment parce que bien souvent (...) j'ai accompagné dans leur dernier parcours des personnes qui pour moi ont beaucoup compté. (...) Mais ici, en ce lieu,d'autres liens affectifs vont se créer. Parce qu'il y aura des baptêmes, il y aura des mariages, il y aura des obsèques, mais il y aura également des évènements culturels, des concerts, de la musique que nous avions déjà dans l'ancienne Église (..) Et donc l'histoire va continuer et je crois que c'est extrêmement important. Alors, il fallait bâtir une nouvelle Église et donc nous nous sommes mis d'accords dans le cadre d'une double maîtrise d'ouvrage. (...) Et je pense que c'est une réussite dans une opération de construction-démolition, et non l'inverse, l'inverse ayant suspendu le culte pendant au moins dix-huit mois avec des conséquences importantes pour la Paroisse des Lilas, nous avons fait ce choix. (...). » Et l'édile de revenir sur ces questionnements de journalistes qui l'interrogeaient sur cette dualité de son appartenance politique et du caractère religieux du bâtiment : « (...) parce que je suis persuadé que la laïcité dans un pays démocratique ne peut s'accomplir de façon pleine et entière que s'il existe son corollaire qui est la liberté de conscience. La liberté de conscience, c'est la liberté de croire ou de ne pas croire. C'est la liberté lorsque l'on croit de ne pas être victime de pressions policières ou para-policières, pour croire, ou faire semblant de croire ou de pratiquer comme c’est le cas à certaines époques ou à certains endroits dans le monde. C'est le droit, lorsqu’on est croyant de pouvoir croire ouvertement et pas de façon cachée et de pouvoir pratiquer l'exercice du culte que l'on a choisi dans des lieux dédiés, dans des conditions correctes, dans des conditions transparentes. Cà, cela me parait être un grand progrès de l'humanité et donc je ne vois aucune antinomie, bien au contraire, entre la liberté de conscience religieuse et la laïcité » Très longue ovation du public. (Photo 12 ci-dessous). Et l'édile de poursuivre : « (...) Cette Église est l'Église de tous, quelles que soient leurs opinions, leur croyance ou non croyance, politique, philosophique, religieuse Nous sommes très heureux d'avoir réussi ensemble à cette édification (...) et je crois que lorsque l'on aura ce triptyque [NDLR : Il reste à construire le campanile, financé par la ville car lié à l'Église, et le centre pastoral financé par l'Évêché et qui seront construits à la place de l'ancien bâtiment après sa destruction] Église, campanile et centre pastoral, je pense que nous aurons une très belle réalisation qui fera date et sera une sorte de fierté dans le patrimoine communal. (...) Il est important pour une commune d'avoir ce signe architectural fort (...) et je souhaite que dans les siècles qui viennent, car cette Église va durer des siècles, que Notre-dame du Rosaire soit signe de tolérance, soit signe d'une forme de regard porté sur l'autre, soit signe de fraternité » Le Maire Socialiste a été très longuement applaudi par près d'un millier de personnes. Nul doute que pour cet édile, cette inauguration restera une date toute particulière de son parcours politique. Puis le Maire remet symboliquement la clef de l'édifice à Monseigneur Pascal Delannoy. (Photos 13 à 15 ci-dessous). Le Père Frédéric Benoist retrace l'histoire de la paroisse avec une piété joyeuse « (...) Ensuite il y a eu votre rencontre avec vous Monsieur Guiraud. Au moment de votre élection comme Maire en 2001. Ensemble, nous avons d'abord envisagé des projets de restauration de l'ancien Église. Puis très vite, la construction de la nouvelle Église s'avérait nécessaire. Mais comment faire ? Le bruit a couru très longtemps, et je me demande s'il ne coure pas encore chez certains que vous alliez faire démolir l'Église pour en construire une nouvelle après. Et là avec mon talent diplomatique révélateur, je suis allé très vite vous faire comprendre que vous ne pouviez pas mettre un curé au chômage technique [NDLR : Allocution ponctuée de rires dans l'assistance] et surtout priver les chrétiens d'un lieu de culte. Vous l'avez très vite compris aussi et je me souviendrai très longtemps d'une messe où vous avez participé et vous avez vu, permettez-moi de le dire, avec un regard d'enfant, la diversité de notre communauté chrétienne qui est le reflet de la diversité de la population de cette ville. La magie du portable a fait qu'un après-midi, je vous ai fait part l'idée d'échanger les parcelles de nos terrains pour faire l'opération qui est en cours. Quelques jours après, vous m'avez annoncé la faisabilité du projet. Ce qui ne veut pas dire, et je le sais, que cent pour cent de vos partisans et cent pour cent des paroissiens allaient nous soutenir tous les deux. (....) » Puis le père Frédéric revient sur le concours d'architectes dans le cadre de la double maîtrise d'ouvrage. Ses longues rencontres avec les architectes retenus, parsemées, de confiance, de doutes, mais jamais de renoncement. Puis la rencontre avec Claude Ermogéni : « (...) C'est un travail original, franc et réussi. Le travail en commun dans le respect des valeurs de laïcité qui font notre République. Merci aussi à tous les différents responsables des services de notre ville. Ensuite, c'est la rencontre avec vous, Mesdames et Messieurs les Artistes (photos 17 et 18 ci-dessus) qui ont contribué à l'aménagement de notre Église (...). Vous m'avez nourri dans ma Foi. Tous, architectes, artistes, vous m'avez fait réfléchir sur le sens profond de notre liturgie chrétienne, qui exprime le Mystère de dieu parmi les hommes en son fils, Jésus-Christ. Cela vaut tous les cours de liturgie du séminaire qui étaient pour moi des occasions, allez, je l'avoue en présence de deux Évêques, l'occasion parfois, enfin souvent, de siestes monumentales [NDLR rires dans l'assistance]. Cette Église est donc le fruit d'un long travail avec vous tous. Du fond du coeur et avec une certaine émotion, je vous remercie. Je n'oublie pas tous les ouvriers, tous les entrepreneurs qui ont construit ce bâtiment. Construire une église, ce n'est pas un chantier comme les autres. L’Évêque prononce une courte et sobre allocution A son tour, l' Évêque Pascal Delannoy (Photo 19 ci-dessous) remercie les autorités civiles et politiques au premier rang desquelles la municipalité pour cette réalisation. « (...) J'ai eu la grande joie de poser la première pierre de l'Église des Lilas en collaboration avec Monsieur le Président du Conseil Général et Monsieur le Maire le 21 juin 2009. J'ai pu l’apercevoir, ils étaient plus habitués que moi-même à manier la truelle et le ciment. J'ai vécu la pose de cette première pierre comme un symbole : Le symbole d'un diocèse qui veut résolument aborder l'avenir avec confiance et espérance (...) » Il ne manque pas de souligner l'excellente coopération entre le Diocèse, rappelant à l'occasion que ce projet fût initié par son prédécesseur, Oliver de Béranger, la Municipalité et la Paroisse. Puis il évoque le travail passionné des architectes et de tous ceux qui ont travaillé à la réalisation de cette nouvelle Église « (...) Belle, lumineuse, accueillante. Que chacun, qu'il partage ou non notre Foi, sache qu'il y est le bienvenu et qu'il sera toujours accueilli comme un frère, comme un membre de la grande famille humaine. (...) » Photo 21 : Suite de la Procession. Au premier plan, le Prêtre à l'étole ocre fût le premier curé ordonné à Notre-Dame du Rosaire. Photo 22 : Suite de la Procession. Au premier Plan, le Père Jean-Christophe, Prêtre de Noisy-le-Sec Photo 26 : Les Choeurs sur le balcon latéral lors de la Messe de Consécration de la nouvelle Église des Lilas Photos suivantes : 27 et 28 : Messe de Consécration de la nouvelle Église des Lilas par Monseigneur Pascal Delannoy. Au second plan, le Père Jean-Christophe de la Paroisse de Noisy-le-Sec A évènement exceptionnel, reportage exceptionnel [1] Brice Piechaczyk, associé de l'agence Enia Architectes et Mauro Galantino
LA CÉRÉMONIE CIVILE
Ce puits est plus perceptible sur la photo 3 ci-dessus, les photographies captées le jour de l'inauguration étant faussées par les puissants éclairages installés pour la retransmission télévisée sur KTO. (Vous noterez au passage que la croix évoquée n'est pas encore installée sur la photo du dossier de presse. Elle est néanmoins visible sur les clichés à venir).
Puis Claude Ermogéni (PCF - photo 6 ci-dessous), Adjoint au Maire en charge de l'urbanisme, rappelle à l'assemblée les temps forts de ce projet, de sa genèse à son inauguration. L'ancienne Église, initialement construite dans un esprit provisoire, avait subi les outrages du temps. Propriété de la commune car construite en 1887, il fût décidé d'en construire une nouvelle. L'idée avait été évoquée sous la mandature de Jean-Jack Salles puis elle a mûri. Daniel Guiraud, devenu Maire en avril 2001, reprit le dossier et l'a porté jusqu'à décembre 2006 période à laquelle furent lancés un concours d'architectes et les choix du projet.
Claude Bartolone (PS - Photo 8 ci-dessous), Député de la circonscription et Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis, dans un discours tonique et sans aucune note écrite, rappelle l'histoire du Département qui fût le berceau de la chrétienté et souligne en un clin d'oeil l'histoire de la laïcité : « (...) Quel clin d'oeil, ici aux Lilas, que ce soit dans une ville dirigée par un Maire socialiste, de famille protestante ; Que ce soit un premier adjoint communiste qui soit chargé des travaux et suive l'ensemble de ce dossier. Quel clin d'oeil à la fois à cette histoire entre les religions et les partis politiques et quelle manière de faire vivre la laïcité (...) ». Car le Député, dans cette allocution tonique et avec son aisance habituelle d'un orateur confirmé, souligne combien son collègue Maire a eu de nombreuses discussions au sein de son Conseil Municipal, des débats avec sa population Lilasienne également, dans une collectivité territoriale qui, comme beaucoup de villes, sont aujourd'hui contraintes dans leur budget. Mais le Député rappelle la spécificité du Département dont il a la charge « (...) un département un peu exceptionnel, un Département-Monde, de toutes les couleurs, de toutes les religions. La religion Juive [NDLR dont plusieurs représentants assistaient à la cérémonie] est présente en Seine-Saint-Denis depuis deux milles ans, et aujourd'hui nous nous devons d’accueillir nos compatriotes Musulmans, pour forger cette société, cette République du XXIème siècle. Et c'est aussi un message de ce que peut représenter la présence de l'élu (...) parce que nous sommes regardés dans notre capacité de vivre les uns avec les autres (...) Comment ne pas évoquer tous ces combats menés les uns avec les autres, sans demander quelle est la religion de l'un ou la religion de l'autre (...) » et l'élu de citer les combats des uns devant la préfecture pour aider les sans-papiers, de ces militants qui, quelles que soient leurs convictions, soutiennent les enfants issus de familles de sans papiers pour éviter qu'ils ne soient exclus de l'école de la République. Ces femmes et ses hommes qui, des nuits entières, parcourent la Seine-Saint-Denis pour venir en aide à ceux exclus par la pauvreté.
Le Député fut longuement applaudi.
Le Père Frédéric (Photo 16 ci-dessous) est un prêtre à l'humour grinçant. D'ailleurs il le précise d'entrée : « Ce ne sera pas une homélie, cela sera court (...) » Rire dans l'assistance. Puis il rappelle combien il est heureux et fier de ce premier aboutissement initié par l'ancien Évêque, Olivier de Béranger, lorsqu'il le nomma prêtre de cette paroisse en 1998. Puis la rencontre avec Jean-Jack Salles, alors Maire des Lilas « (...) qui est présent en notre mémoire et qui, permettez-moi de le dire devant des représentants de la République dans l’Éternité de Dieu. Oui, je n'oublierai jamais ces rencontres avec Monsieur Salles. Merci Monsieur Salles, vous aviez, parfois, un drôle de caractère. Cela tombe bien, moi aussi (...). » Puis il évoque sa rencontre avec Nicolas, arrivant de Paris, pas encore Diacre mais en formation, qui s'interrêssa au projet et s'y impliqua pleinement.

Chers paroissiens, je garde le dernier mot pour vous. Vous m'avez soutenu, vous avez douté, mais vous ne m'avez pas fait douter de la nécessité de faire construire cette Église (...). Maintenant ensemble, nous allons nous installer dans ce nouveau bâtiment, qui va être Consacré dans quelques instants par notre Évêque, Pascal Delannoy et je l'en remercie sincèrement d'être là avec nous. (...) je sais tout le chagrin qu'il y aura quand la petite Église sera détruite. Mais je sais aussi, et c'est un acte de Foi que je pose devant vous, que l'Église, peuple de Dieu, est toujours appelée par son Fondateur, le Christ à aller de l'avant (...) Chers Lilasiens, merci aussi de votre soutien, même si vous ne partagez pas la Foi chrétienne, comme il a été dit, cette Église est votre Église (...) Je suis persuadé qu'un élément de cette Église vous marquera et sera signe d'une rencontre avec celui que vous ne connaissez peut-être pas encore, mais qui Lui vous connait, Dieu l’Éternel »
Un prêtre longuement applaudi.
Après une courte pause débuta la cérémonie religieuse.
LA CONSÉCRATION RELIGIEUSE
Cette Messe qui dura plus de deux heures fût d'une exceptionnelle intensité. Célébrée par Monseigneur Pascal Delannoy , en présence d'Olivier de Béranger, son prédécesseur, ainsi que de nombreux Prêtres venus des paroisse alentours, on pouvait noter la présence du premier Prêtre qui fût Ordonné en la paroisse Notre-Dame du Rosaire, mais aussi le Père Jean-Christophe en charge de la Paroisse de Noisy-le-Sec.
Impossible, en quelques lignes de vous en retracer l'intense émotion qui régna durant cet Office exceptionnel. Voir ainsi près d'un millier de personnes réparties dans les deux Églises mitoyennes se recueillir dans un fast aussi rare qui, je dois l'avouer, je n'avais pas vécu depuis mon enfance lors des splendides Messes en l'Église du collège Albert de Mun à Nogent sur Marne. Impressionnante cérémonie qu'aucun mot ne peut faire ressentir. Combien de yeux ébahis par cette splendeur, souvent rougis par l'émotion d'où perlaient quelques larmes témoignant d'un moment rare partagé.
Les deux Église n'étaient pas suffisantes pour accueillir tous ceux qui souhaitaient y assister. Les retardataires n'ont malheureusement pas pu entrer tellement les deux bâtiments étaient pleins à craquer.
Pourquoi pas une vidéo ?
En raison du caractère exceptionnel de l'évènement, la Chaîne KTO, qui retransmettait en direct les cérémonies, avait un droit exclusif des images vidéos. Seuls les titulaires d'une carte de presse ont été accrédités mais uniquement pour capter des photos et dans des conditions très drastiques afin de ne pas perturber le direct. Cela peut, de prime abords, donner un sentiment d'une certaine frustration, mais il lorsqu’on a une éthique journalistique, même si on en n'est pas professionnel, il faut savoir accepter les règles de cette profession. Nous remercions la chaîne KTO de nous avoir accordé une accréditation presse que, jusqu'au dernier instant, nous n'étions pas même sûrs d'obtenir. Si notre équipement vidéo n'a pas à rougir de certains médias professionnels, il faut bien le reconnaître, coté appareil photos, on est un "peu short" pour ce genre d'évènement. mais ce n'est pas grave, nous vous avons ramenés quelques images tout de même. Et c'est bien là l'essentiel.
Bien-sûr, aucune de ces photos ne pourra vous imbiber de cette ambiance à la fois recueillie, émue et ébahie vécue sur place. En voici quelques images.
Photo 20 : Procession en début de Consécration de la nouvelle Église des Lilas (93)
Photos suivantes : 23 à 25 : Messe de Consécration de la nouvelle Église des Lilas par Monseigneur Pascal Delannoy
Un tel évènement ne pouvait se suffire d'un post de trois lignes, ce qui en explique la longueur particulière. Toutes les photographies illustrant cet article son libres de droits sous Licence Créative Commons.
Et puis nous vous avons ramené quelques images vidéos tout de même..
Nous remercions tout particulièrement monsieur Daniel Guiraud, Maire des Lilas, l'équipe de la chaîne KTO et les responsable paroissiaux.
La chaine KTO tient a votre disposition sur cet évènement :
- Un reportage spécial "Hors les Murs", tourné quelques jours avant l'inauguration ;
- Les reportages de la cérémonie civile et la Consécration religieuse.
Cet article est dédié à la Mémoire de Joséphine Pellinghelli qui fît son dernier voyage dans l'ancienne Église des Lilas le jeudi 27 novembre 2003, à Gisèle et Jean-Bernard Nicolau-Bergeret ainsi que Simone Vermeiren.
Reportage
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 30 janvier 2011 - JENB Productions
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[2] Vitraux conçus et réalisés par Didier Sancey, Maître Verrier à Chartres depuis 1989
Evènement : La première Eglise du XXIème siècle en Seine-Saint-Denis sera inaugurée le dimanche 30 janvier 2011
Note à nos lecteurs : Cet article a été mis à jour le 27 janvier 2011 à 11h00
Dans notre département de Seine-Saint-Denis, souvent stigmatisé pour sa délinquance, on en oublierait presque que le "9-3" recèle également richesses spirituelles et Arts de la Foi.
Nos voisins de la commune des Lilas seront, dans quelques jours, placés sous les feus des projecteurs médiatiques puisque sera inaugurée dans cette ville voisine et amie (Elle est membre de notre Communauté d'agglomération " Est-Ensemble " ) la première Eglise du XXIème siècle dans notre département.
Une Eglise devenue insécure
Construite en 1887, l'église fût bâtie en un esprit provisoire dans cette petite ville alors naissante puisque la Loi Impériale promulgant la création de la commune fût signée par Napoléon III le 24 juillet 1867, devenant ainsi la 71ème commune du département de la Seine.
L'avenir voit, ce que certains anciens appellent encore " le village des Lilas ", prospépérer et le provisoire de l'édifice religieux se prolonger dans le temps. Avec des fondations peu adaptées et des boiseries rongées par les érosions climatiques, l'église des Lilas devenait insécure au point de devenir menaçante pour les fidèles qui viennent s'y recueuillir. Pendant un temps, les messes ont même dûes être célébrées dans un gymnase le temps de pratiquer une sécurisation du lieu de culte.
Mais Pourquoi l'église est payée par la ville ?
C'est en fait du à la loi de 1905 sur la séparation de l'Etat et des cultes. Depuis cette date, les collectivités ne peuvent plus financer des lieux de cultes. Problèmes de fiancements souvent avancés lorsque la communauté Musulmane souhaite ériger des lieux de prières décents.
Mais, pour ce qui concerne spécifiquement cette église lilasienne, cette dernière a été bâtie avant ladite loi, ce qui de facto en fait un bâtiment municipal à part entière. Si l'église en question avait été construite après 1905, sa reconstruction aurait été intégralement financée par la communauté Chrétienne. C'est la raison pour laquelle bon nombre d'églises appartiennent aux communes puisque beaucoup fûrent construites avant 1905. Ceci répondra donc sans doute aux interrogations légitimes de certains de nos lecteurs.
Cette précision apportée, après études entre la Ville des Lilas, propriétaire du bâtiment du fait de la Loi de 1905, et le Dioscèse, il a été conclu qu'une restauration serait plus onéreuse qu'une reconstruction. Et c'est ainsi que fût décidé de remplacer l'ancienne église par une toute neuve aux lignes épurées, résolument géométriques qui surprendront plus d'un paroissien selon le projet proposé par le cabinet d'architecture ENIA associé à Mauro Galentino et dont l'esquisse ci-dessous présente l'intégration à un urbanisme voisin en pleine mutation
Le bâtiment proprement dit appartient à la commune et ce sont donc les Lilasiens qui en ont financé l'opération immobilière. En revanche, toute la décoration liturgique a été financée par la communauté chrétienne. Si une parti de la statuaire, du clocher et du vitrail de la tribune ont été transférés dans le nouvel édifice, des artistes de renom ont apporté leur savoir-faire pour décorer cette première église du XXIème siècle en Seine-Saint-Denis. Ainsi, peut-on citer :
- Didier et Alice Sancey pour la réalisation de vitraux dont ceux du rosaire ;
- Claude Abeille pour le Christ en bas-relief,
- Dominique Kaepplin pour la statut de Notre-Dame du Rosaire ;
- Laurence Bernot pour le chemin de croix ;
- Claude Chéret et ENIA Architectes pour l'Autel, l'ambon le baptistère et le mobilier du choeur ;
- Jean-Jacques Bris pour la croix monumentale du choeur.
De même, le nouveau presbytère et centre paroissial, sont financés par la communauté chrétienne.
Catholiques et Israélites cohabitent avec plénitude
La Ville des Lilas est probablement l'une des communes de l'Est parisien qui compte le plus de personnes de confession Israéliste. D'ailleurs, l'une des Synagogues est située juste en face de l'Eglise Notre-Dame du Rosaire et ces deux communautés ont tissé des liens forts au fil du temps.
Mais la ville des Lilas, c'est aussi une forte communauté catholique. Cette église a d'ailleurs marqué son empreinte dans notre vie familiale puisque ma fille Joy en est Servante d'Autel depuis près de neuf ans. Moments de joies avec le baptème de notre fils. Moments de tristesse lors du départ de proches. Moments d'Histoire également puisqu'y furent célébrées les obsèques de Jean Yann (acteur) et des frères Raveton, Jean-Claude puis peu de temps plus tard Jean-Louis, tous deux Président de l'association la plus ancienne de la ville : " L'Etoile d'Or des Lilas".
Inauguration dimanche 30 janvier 2011
La vénérable église qui aura ainsi marqué un pan de l'histoire de cette commune, proche de Noisy-le-Sec, verra son dernier office célébrée vendredi 28 prochain à 19h00. Une veillée (office des Vêpres) se déroulera le samedi 29 à 18h.
Le dimanche matin, une cérémonie civile débutera à 9h00 en présence de personnalités dont Daniel Guiraud (PS), Maire des Lilas, pour l'inauguration officielle.
Le Directeur de Cabinet de Monsieur Guiraud, qui nous a rappelés ce matin, nous a précisé qu'avaient été invités le Préfet Christian Lambert, le Sous-Préfêt Sébastien Lime, le Député (PS) et Président du Conseil Général Claude Bartolone, ainsi que Bertrand Kern (PS), Maire de Pantin et Gérard Cosme (PS), Maire du Pré-saint-Gervais. De même ont été invités les architectes.
Puis, la nouvelle Eglise sera consacrée par l'évêque Monseigneur Pascal Delanoy à partir de 10h30
Les cérémonies seront retransmises en direct par la chaine catholique KTO et bien-sûr, nous vous en rapporterons quelques images des temps forts de cet évènement.
En attendant, nous vous invitons à découvrir le reportage de KTO qui retrace la génèse de cette aventure humaine un peu particulière.
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 26 janvier 2011 - JENB Productions
Sources :
Le site officiel de la paroisse et la description du projet
Le site officiel de la chaine KTO et le reportage sur place (52')
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Toute notre équipe vous souhaite une belle et heureuse année 2011
Les douze coups de minuit viennent à peine de sonner marquant ainsi le début d'une année nouvelle : 2011.
Pour les Noiséens (habitants de Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis, à ne pas confondre avec les Nocéens de Noisy-le-Grand dans le même département), c'est le " top-départ " pour notre nouvelle municipalité issue de nos récentes élections municipales anticipées.
Nous souhaitons donc à notre nouveau Conseil Municipal tous nos voeux de réussite pour qu'enfin (!) notre ville retrouve son dynamisme, un nouveau souffle, après ces trente mois de turpitudes.
Aux élus de cette nouvelle majorité, dont certains exercent là leur tout premier mandat, afin de permettre à Noisy-le-Sec de tourner une page peu glorieuse de notre Histoire commune et d'entamer une ère nouvelle renouant avec cet esprit " village " que les anciens noiséens ont connu.
Aux élus de notre nouvelle opposition également afin qu'ils exercent la vigilance qui leur incombe et surtout participent aux débats dans un esprit constructif dénué de tout partisanisme.
A l'ensemble de nos 39 nouveaux conseillers municipaux, nous présentons nos voeux d'un Noisy rénové où l'ensemble de notre communauté, qui compte près de 40'000 individus (tout de même !), dans ses diversités générationnelles et culturelles, saura retrouver la nécessaire sérinité après cette interminable tempête politique qui a tant déchiré notre ville.
A nos lecteurs, dont nous remercions au passage leur fidélité sans cesse croissante malgré une actualité très locale, nous leur présentons tout nos voeux de réussites personnelles et professionnelles. Dans cette période de crise mondiale, de morosité, voire pour certains de difficultés graves (il suffit de regarder la fille d'attente qui s'allonge un peu plus chaque année devant les Restos du Coeur), que cette année 2011 leur apporte réconfort et espérance.
A cette période un peu particulière de l'année, nous avons aussi une pensée toute particulière pour celles et ceux qui, à cause de la maladie, de l'handicap ou simplement du grand âge, n'ont de contact avec l'extérieur que grâce à internet. Que ce message les réconforte quelque peu. Que nos pages, et celles des milions d'autres blogueurs, dont plusieurs miliers de " posteurs " leur permettent de briser quelque peu leur solitude.
Enfin, nous présentons également tous nous voeux à celles et ceux qui, pendant que la plupart d'entre-nous festoyons, travaillent pour nous assurer un service public de qualité. En cela, j'aurai une pensée toute particulière pour mes Confrêres de la santé mais aussi pour celles et ceux qui veillent à notre sécurité : Fonctionnaires de police et de gendarmerie mais aussi bénévoles de la Croix-Rouge et de la Protection Civile.
Nous vous souhaitons donc à tous une belle et heureuse année 2011.
La Rédaction de JENB Productions
© 1er janvier 2011 - JENB Productions
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Le futur Maire de Noisy-le-Sec fêtera-t-il le nouvel an 2011 avec ses administrés ?
Car Alda Péreira-Lemaitre, Maire socialiste sortante de nos toutes récentes élections municipales 2010, avait institué, dès le 31 décembre 2008, un réveillon du nouvel an aux côtés de ses administrés.
Le nouvel an du Maire : oui au lien social
Le principe en était fort simple, car basé sur la même formule que le pique-nique républicain du 13 juillet institué sous la mandature précédente de Nicole Rivoire (Modem ex UDF / mandatute 2003-2008) : On se donne rendez-vous en un lieu commun, chaque famille vient avec son panier repas, l'apéritif (et la coupe de champagne pour le 31 décembre) étant offerts par la municipalité. Pour cette version " nouvel an ", la soirée avait de plus l'avantage d'être animée par un Disc-Jockey.
VIVE 2009 ! [noisy réveillon maire 31 12 2008]
Et il faut bien le reconnaitre, ce fût l'une des rares bonnes idées de notre édile socialiste. " Sa " soirée du nouvel an avait le mérite de permettre aux Noiséeennes et Noiséens de passer un très bon réveillon. Y compris pour les plus modestes d'entre-nous, dont certains que j'ai croisés aux Restos du Coeur lors de mes reportages, et qui n'ont pas forcément les moyens d'arriver avec un panier très garni.
C'était le moyen aussi de rencontrer les élus, au premier lieu desquels le Maire, dans une ambiance plus détendue et moins formelle.
C'est un évènement qui crée du lien social et il parait nécéssaire de le perpétuer après la grave crise politique qui s'achève, crise qui a durablement déchiré notre ville. Noisy a besoin de se ressourcer, de faire une pause, et de repartir sur un nouveau souffle.
Noisy tourne une page : Recréons les liens sociaux disparus.
Après tant de déchirements, il est temps de penser à l'avenir.
Laurent Rivoire a, durant sa campagne, déclaré vouloir " être le Maire de tous les Noiséens". Propos qu'il renouvellera sans doute lors de son discours d'investiture vendredi prochain.
Et il faut bien le reconnaitre, le lien social a périclité sous la mandature de la Maire socialiste sortante, hormis la fête de la ville 2008, juste réajustée, mais commandée sous la mandature précédente. Mais hormis cela, rien de bien probant : La disparition de " Marché de Noël " (que l'on peut appeler " Marché de fête de fins d'année " pour les plus laïcs d'entre nous) ; Un " festival multiculturel " jamais renouvellé ; Une " Fête de la ville " transférée en 2010 après la catastrophique édition 2009, puis accouplée à " une fête des associations " qui avait disparue ; Une " fête de la musique " au rabais...
Le Marché de Noël
Il faut réinstituer cet évènement en Centre-Ville. C'est un temps qui permet aux Noiséens de se retrouver et d'échanger. Notre tissu associatif d'une part et le milieu artisanal d'autre part sont deux piliers pour un marché de Nôël réussi. Il pourrait très bien trouver sa place sur la dalle Dreyffus pour partie (occupation de l'espace), ce qui lui permettrait de bénéficier de la clientèle tri-hebdomadaire du marché aux comestibles, et l'autre partie pourrait être installée sur le Parvis de la médiatèque. Pour cette édition 2010, cela paraît compromis. Trop court pour l'organiser dans de bonnes conditions. Mais pourquoi pas pour l'édition 2011 ?
La fête de la ville
Il faut réinstituer cet évènement phare de l'année. Son principe initié par Nicole Rivoire ( sous les mandatures précédentes cette fête se déroulait au stade Huvier ) doit être replacé à cette période printannière de l'année moins capricieuse sur le plan météorologique. Le fait que cette fête ait été recentrée en 2008 et 2009 était une bonne idée. Cela facilitait les contacts dans un périmètre plus compact que la version 2007 qui s'étendait trop bas rue Jean Jaurès avec beaucoup trop d'espace entre les participants implantés sur la moitié basse de cette rue.
Voir ici en vidéos la fête de la ville 2006
La fête de la musique
Il faut qu'elle retrouve ses couleurs d'autrefois. Si l'idée en 2010 de faire participer bars et brasseries fût une bonne idée car redonnait à cette fête son originalité voulue par son concepteur Jack Lang : La spontannéïté, il lui manquait une ou deux scènes "plus institutionnelles" pour proposer des concerts émanant de nos talents locaux.
En 2011, le 21 juin tombe un mardi. Pourquoi ne pas faire la fête de la ville le dimanche 19 et conserver une scène montée sur le parvis de la médiathèque jusqu'au 21 pour proposer un concert ? Ce parvis a l'avantage d'être accessible aux personnes à mobilité réduite, dispose pour partie de larges escaliers servant de tribunes et sa superficie permet-même de danser.
Voir ici en vidéos la fête de la musique 2007
La fête des Associations
Si les Associations jouent un rôle important pour une fête de la ville réussie, il n'en demeure pas moins que c'est en septembre, lorsque les élèves sont en possession de leur emploi du temps scolaire, que les parents peuvent organiser les activités périscolaires des jeunes Noiséens. C'est pourquoi il apparait comme plus judicieux d'organiser un forum des associations en septembre. Et vu le nombre des associations, rien n'interdit de répartir les associations par thèmes sur deux ou trois sites. Gymnase Gentillini au Londeau, Gymnase Langevin, salle des mariages de l'Hôtel de Ville (d'autant que maintenant, grâce au démontage sauvage de l'estrade) il y a plus d'espace.
Pourquoi ne pas en profiter pour en faire un véritable colloque des associations avec des intervenants extérieurs (juristes, assurances, comptables ... ) qui pourraient ainsi faire des exposés dans leur domaine de compétences aux responsables associatifs.
Nous avons la chance d'avoir à Noisy-le-Sec un tissu associatif très riche car très varié. Notre prochain Maire devra s'appuyer sur tous ces talents, en toute transparence.
Noisy a vécu quatre élections municipales en dix ans. La dernière mandature s'est révélée peu ambitieuse sur le plan associatif et il est indiscutable que le lien social original que sont tous ces évènements a périclité. Noisy a été déchirée pendant trop longtemps.
Il est aujourd'hui temps de recréer le lien social.
Réveillon du 31 décembre 2010 : Vous pouvez encore vous insncrire !
Contact pris ce jour avec le service des rélations publiques de la ville de Noisy-le-Sec, le réveillon du 31 décembre nous a été confirmé comme maintenu.
Vous pouvez donc vous inscrire jusqu'au mercredi 22 décembre inclus en contactant le service concerné par e-mail :
relations.publiques@noisylesec.fr
ou en adressant un petit courrier de réservation à :
Relations publiques de Noisy-le-Sec
115 rue Jean Jaurès
93130 Noisy-le-Sec
01.49.42.67.16
Vous devrez indiquer (par mail, courrier ou coupon réponse dans le journal municipal), votre nom, prénom, adresse, téléphone ainsi que le nombre d'adultes et le nombre d'enfants (en précisant l'âge de chacun) prévus.
Oui vraiment, il est grand temps de recréer du lien social à Noisy-le-Sec.
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 16 décembre 2010 - JENB productions
La campagne électorale sur Le Post.fr
Le dossier spécial élections sur notre blog
Les vidéos de campagne
Le futur Maire de Noisy-le-Sec fêtera-t-il le nouvel an 2011 avec ses administrés ?
Car Alda Péreira-Lemaitre, Maire socialiste sortante de nos toutes récentes élections municipales 2010, avait institué, dès le 31 décembre 2008, un réveillon du nouvel an aux côtés de ses administrés.
Le nouvel an du Maire : oui au lien social
Le principe en était fort simple, car basé sur la même formule que le pique-nique républicain du 13 juillet institué sous la mandature précédente de Nicole Rivoire (Modem ex UDF / mandatute 2003-2008) : On se donne rendez-vous en un lieu commun, chaque famille vient avec son panier repas, l'apéritif (et la coupe de champagne pour le 31 décembre) étant offerts par la municipalité. Pour cette version " nouvel an ", la soirée avait de plus l'avantage d'être animée par un Disc-Jockey.
Et il faut bien le reconnaitre, ce fût l'une des rares bonnes idées de notre édile socialiste. " Sa " soirée du nouvel an avait le mérite de permettre aux Noiséeennes et Noiséens de passer un très bon réveillon. Y compris pour les plus modestes d'entre-nous, dont certains que j'ai croisés aux Restos du Coeur lors de mes reportages, et qui n'ont pas forcément les moyens d'arriver avec un panier très garni.
C'était le moyen aussi de rencontrer les élus, au premier lieu desquels le Maire, dans une ambiance plus détendue et moins formelle.
C'est un évènement qui crée du lien social et il parait nécéssaire de le perpétuer après la grave crise politique qui s'achève, crise qui a durablement déchiré notre ville. Noisy a besoin de se ressourcer, de faire une pause, et de repartir sur un nouveau souffle.
Noisy tourne une page : Recréons les liens sociaux disparus.
Après tant de déchirements, il est temps de penser à l'avenir.
Laurent Rivoire a, durant sa campagne, déclaré vouloir " être le Maire de tous les Noiséens". Propos qu'il renouvellera sans doute lors de son discours d'investiture vendredi prochain.
Et il faut bien le reconnaitre, le lien social a périclité sous la mandature de la Maire socialiste sortante, hormis la fête de la ville 2008, juste réajustée, mais commandée sous la mandature précédente. Mais hormis cela, rien de bien probant : La disparition de " Marché de Noël " (que l'on peut appeler " Marché de fête de fins d'année " pour les plus laïcs d'entre nous) ; Un " festival multiculturel " jamais renouvellé ; Une " Fête de la ville " transférée en 2010 après la catastrophique édition 2009, puis accouplée à " une fête des associations " qui avait disparue ; Une " fête de la musique " au rabais...
Le Marché de Noël
Il faut réinstituer cet évènement en Centre-Ville. C'est un temps qui permet aux Noiséens de se retrouver et d'échanger. Notre tissu associatif d'une part et le milieu artisanal d'autre part sont deux piliers pour un marché de Nôël réussi. Il pourrait très bien trouver sa place sur la dalle Dreyffus pour partie (occupation de l'espace), ce qui lui permettrait de bénéficier de la clientèle tri-hebdomadaire du marché aux comestibles, et l'autre partie pourrait être installée sur le Parvis de la médiatèque. Pour cette édition 2010, cela paraît compromis. Trop court pour l'organiser dans de bonnes conditions. Mais pourquoi pas pour l'édition 2011 ?
La fête de la ville
Il faut réinstituer cet évènement phare de l'année. Son principe initié par Nicole Rivoire ( sous les mandatures précédentes cette fête se déroulait au stade Huvier ) doit être replacé à cette période printannière de l'année moins capricieuse sur le plan météorologique. Le fait que cette fête ait été recentrée en 2008 et 2009 était une bonne idée. Cela facilitait les contacts dans un périmètre plus compact que la version 2007 qui s'étendait trop bas rue Jean Jaurès avec beaucoup trop d'espace entre les participants implantés sur la moitié basse de cette rue.
Voir ici en vidéos la fête de la ville 2006
La fête de la musique
Il faut qu'elle retrouve ses couleurs d'autrefois. Si l'idée en 2010 de faire participer bars et brasseries fût une bonne idée car redonnait à cette fête son originalité voulue par son concepteur Jack Lang : La spontannéïté, il lui manquait une ou deux scènes "plus institutionnelles" pour proposer des concerts émanant de nos talents locaux.
En 2011, le 21 juin tombe un mardi. Pourquoi ne pas faire la fête de la ville le dimanche 19 et conserver une scène montée sur le parvis de la médiathèque jusqu'au 21 pour proposer un concert ? Ce parvis a l'avantage d'être accessible aux personnes à mobilité réduite, dispose pour partie de larges escaliers servant de tribunes et sa superficie permet-même de danser.
Voir ici en vidéos la fête de la musique 2007
La fête des Associations
Si les Associations jouent un rôle important pour une fête de la ville réussie, il n'en demeure pas moins que c'est en septembre, lorsque les élèves sont en possession de leur emploi du temps scolaire, que les parents peuvent organiser les activités périscolaires des jeunes Noiséens. C'est pourquoi il apparait comme plus judicieux d'organiser un forum des associations en septembre. Et vu le nombre des associations, rien n'interdit de répartir les associations par thèmes sur deux ou trois sites. Gymnase Gentillini au Londeau, Gymnase Langevin, salle des mariages de l'Hôtel de Ville (d'autant que maintenant, grâce au démontage sauvage de l'estrade) il y a plus d'espace.
Pourquoi ne pas en profiter pour en faire un véritable colloque des associations avec des intervenants extérieurs (juristes, assurances, comptables ... ) qui pourraient ainsi faire des exposés dans leur domaine de compétences aux responsables associatifs.
Nous avons la chance d'avoir à Noisy-le-Sec un tissu associatif très riche car très varié. Notre prochain Maire devra s'appuyer sur tous ces talents, en toute transparence.
Noisy a vécu quatre élections municipales en dix ans. La dernière mandature s'est révélée peu ambitieuse sur le plan associatif et il est indiscutable que le lien social original que sont tous ces évènements a périclité. Noisy a été déchirée pendant trop longtemps.
Il est aujourd'hui temps de recréer le lien social.
Réveillon du 31 décembre 2010 : Vous pouvez encore vous insncrire !
Contact pris ce jour avec le service des rélations publiques de la ville de Noisy-le-Sec, le réveillon du 31 décembre nous a été confirmé comme maintenu.
Vous pouvez donc vous inscrire jusqu'au mercredi 22 décembre inclus en contactant le service concerné par e-mail :
relations.publiques@noisylesec.fr
ou en adressant un petit courrier de réservation à :
Relations publiques de Noisy-le-Sec
115 rue Jean Jaurès
93130 Noisy-le-Sec
01.49.42.67.16
Vous devrez indiquer (par mail, courrier ou coupon réponse dans le journal municipal), votre nom, prénom, adresse, téléphone ainsi que le nombre d'adultes et le nombre d'enfants (en précisant l'âge de chacun) prévus.
Oui vraiment, il est grand temps de recréer du lien social à Noisy-le-Sec.
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 16 décembre 2010 - JENB productions
La campagne électorale sur Le Post.fr
Le dossier spécial élections sur notre blog
Les vidéos de campagne
Fête Nationale : Festivités des 13 et 14 juillet à Noisy-le-Sec et aux alentours
Dans notre ville
A Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), les festivités de la fête Nationale auront lieu comme tous les ans le 13 juillet en soirée :
- A 19h00, pique-nique citoyen : Les participants sont invités à apporter et partager leur repas. La municipalité met à votre disposition les tables et les chaises, offre un apéritif et met à votre disposition une animation musicale. Attention, cette année, changement de lieu : Le pique-nique se déroulera au square Marcel Pagnol (face à la clinique HP4S), entrée par la rue Abel Bonnevalle.
- A 22h00 : Distribution de lampions. Les participants pourront ensuite se diriger tranquillement au stade Allende pour assister au traditionnel feu d'artifice.
- A 23h00 : Spectacle pyrotechnique au stade Allende (accès par la rue de Neuilly et par la rue du 18 avril 1944)
La météo devrait être favorable.
Aux alentours
A Bondy, à partir de 21h, Bal des Pompiers
Le 13 juillet au soir, la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris vous accueillera à la caserne de Bondy (6/8 ave de Verdun) de 21h à 04h pour leur bal traditionnel. P.A.F. : N.C.
Retraite aux flambeaux et feu d'artifice
Le 14 juillet au soir, rendez-vous vous est donnés à 22h00 Esplanade Claude Fuzier pour la distribution des flambeaux.
Le feu d'artifice se déroulera à 23h00 au stade Léo Lagrange, entrée par l'avenue Pasteur.
Aux alentours, encore
A Bobigny , le 13 juilllet au soir, sur le parvis de l'Hôtel de Ville, dès 19h, bal pour tous sur des musiques de l'Est, puis à 21h, bal avec La Premiata Orchestra Di Ballo : les rois du bal ! Gagnants de nombreux concours de bal, les douze artistes du Premiata Orchestra Di Ballo revisitent l’univers des fêtes populaires et redonne de l’éclat au baloche d’antan. Entre tangos, cha-cha-cha, twist, funk, disco, deux heures de musique endiablée pour se déchainer sur la piste de danse.
Enfin, feu d'artifice à 23h.
Au alentours, toujours
A Pantin, les festivités se dérouleronts sur les deux jours :
- Bal des Pompiers de Paris (caserne au 93 rue Cartier Bresson) le 13 juillet à partir de 20h30.
- Soirée festive le 14 juillet en soirée au stade Charles Aurey, avec pique-nique, bal avec orchestre et feu d'artifice.
A Romainville, le 13 juillet au soir, place de la Mairie, bal populaire et feu d'artifice.
Au Pré-Saint-Gervais, Place du Général Leclerc, face à la Mairie, le 13 juillet au soir à partir de 19h30, pique-nique républicain avec orchestre suivi, à la tombée de la nuit d'un spectacle de feu par la Compagnie Art'Flex.
Bonnes fêtes à tous
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Muriel Nicolau-Bergeret
© 12 juillet 2010 - JENB Productions
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