mercredi 21 décembre 2011

Prothèses PIP : La collectivité doit-elle payer 30.000 interventions chirurgicales pour retirer des implants mammaires ?

Santé Publique


QUI VA PAYER ?

 

Par
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret


Le problème posé par les implants mammaires supposément défectueux de type PIP (Poly implants prothèses) dont 30.000 femmes seraient porteuses et dont les autorités envisageraient une opération de grande envergure visant à retirer ces prothèses, pose un problème non négligeable en cette période de déficit abyssal de notre assurance maladie : Son coût !



Qui va payer la note ?

Nonobstant le fait que si cette décision était entérinée elle provoquerait un embouteillage monstrueux de nos blocs opératoires déjà fortement sollicités voire surchargés dans un contexte de pénurie de personnels, ces interventions chirurgicales ont un coût non négligeable et il est donc opportun de se poser la question de savoir qui va payer l'addition.

Car, bien que selon Alexandra Echkénasi du quotidien national Le Parisien dans un article du 21 décembre, précise : « (...) Celles qui ont eu une reconstruction mammaire à la suite d’un cancer se verront reposer, si elles le désirent, de nouveaux implants pris en charge par l’assurance maladie. Pour les autres, des prix très bas ont été négociés avec deux fabricants français. (...) », personne n'ignore que de nombreuses opérations de chirurgie esthétique, en principe non remboursables par l'assurance maladie, sont réalisées sur des bases médicales permettant son remboursement. La circoncision rituelle, culturelle ou religieuse en est un exemple des plus fréquents alors-même que la circoncision prophylactique est en diminution et la circoncision thérapeutique limitée à un petit nombre de jeunes enfants masculins.

L'assurance maladie doit rester dans son rôle

L'assurance maladie doit rester dans son rôle de protection sociale des individus nécessitant une thérapie due à une maladie ou un accident. Son objectif est donc de favoriser l'accès au soins aux personnes confrontées à un évènement médical imprévu. Elle n'a pas pour objet social de prendre en charge des soins non imposés par un aléa de la vie.

Ainsi, s'il est incontestable que certaines prothèses mammaires doivent être prises en charge par l'assurance maladie et en cela je pense en particulier aux reconstructions mammaires suite à des maladies cancéreuses ou des traumatismes accidentels, il s'agit-là d'indications médicales justifiées. On appelle cela de la " chirurgie réparatrice ".
Pour autant, la collectivité doit-elle supporter les frais inhérents à des opérations de chirurgies esthétiques dont la demanderesse n'avait comme seule motivation que de s’offrir un galbe plus généreux sans aucune justification médicale imposée, sans aucun traumatisme accidentel subi ?

Esthétisme ou reconstruction réparatrice ?

Les femmes qui se sont vues prescrire ses implants dans le cadre d'une chirurgie réparatrice suite à un cancer du sein ou un accident doivent être prises en charge à 100% par l'assurance maladie tant pour ce qui concerne l'explantation des prothèses supposément défectueuses et leur remplacement. Et l'assurance maladie doit se retourner contre le fabriquant desdites prothèses à risque pour se faire elle-même rembourser des frais ainsi avancés pour ces patientes confrontées, bien malgré elles, à ces "accidents de la vie".

En revanche, la question peut légitimement se poser pour les patientes qui auraient sollicité ces poses de prothèses dans un objectif purement esthétique qu'elles ont délibérément, non seulement acceptées, mais surtout sollicitées, alors-même que leur état de santé ne leur imposait pas une telle intervention chirurgicale. 

La poitrine : attribut de la féminité

Certes, la poitrine est un attribut de la féminité, attribut auquel, nous les hommes, sommes sensibles, convenons-en ! Et l'on peut parfaitement comprendre qu'une femme avec une toute petite poitrine sollicite une pose de prothèse afin d'améliorer son " mieux-être " et donc sa vie sociale, sentimentale et sexuelle. Une telle intervention peut être considérée comme réparatrice au même titre qu'une pose de prothèse suite à une ablation du sein sur terrain tumoral.

A l'inverse, certaines femmes à la poitrine trop généreuse doivent pouvoir bénéficier d'une chirurgie réparatrice réductrice ne serait-ce que pour éviter des maladies ultérieures en particulier des maladies dorsales.

Pour autant, doit-on avoir le même raisonnement concernant des femmes qui ont artificiellement amplifié le galbe de leur poitrine alors qu'aucune raison médicale ne leur imposait et seulement dictées par des raisons personnelles d'esthétisme ? Personnellement, et je n'engage ici que mon avis individuel, je ne le crois pas. Ces femmes qui ont décidé de telles implantations l'ont fait par choix et non par contrainte de la maladie. En conséquence de quoi j'estime que la collectivité n'a pas à supporter les frais de ces choix. A ces femmes d'assumer leur décision. A charge pour elles, ensuite, de se retourner contre le fabriquant de ces prothèses supposément à risque. Individuellement ou collectivement.

Quelles priorités ?

Face à ces 30.000 interventions chirurgicales potentielles, il est évident que toutes les femmes concernées ne pourront pas être opérées en même temps. Il a été évoqué une période d'au moins six mois pour les réaliser.

Donc, dans la même logique, les femmes qui doivent prioritairement bénéficier de ces explantations-remplacements, sont celles qui ont eu a recourir à ces prothèses pour des raisons strictement médicales : Pour une bonne part suite à un cancer du sein ayant nécessité une mutilation indispensable et une nécessaire reconstruction.

Pour conclure, moi-même marié depuis plus de vingt ans, il ne me viendrait pas à l'esprit d'inciter mon Épouse à amplifier le galbe de sa poitrine. Même si j'en avais les moyens financiers.  Une Épouse, on l'aime telle qu'elle est et non telle qu'on aimerait qu'elle soit ! 

Les maris qui ont incité voire payé à leur compagne une opération chirurgicale à des fins purement esthétiques par poses de prothèses sont autant blâmables que leur compagne.

__________________________________________________________________

Nos articles récents


- Réveillon du maire : derniers jours pour vous inscrire
- Elections 2012 : 
Derniers jours jour vous inscrire sur les listes électorales
- Incendie : Incendie d'appartement à Noisy-le-Sec [Exclu vidéo]
- Internet : 
Le droit « moral » d'une photographie est inaliénable
- Insolite : 
La Police Nationale patrouille... à cheval dans Noisy-le-Sec
- Police Municipale : 
Encore du nouveau à la Police Municipale de Noisy-le-Sec : Treize à la douzaine
- Santé publique : Le mortel danger de l'hiver : 5000 blessés et 90 morts par an pourraient être évités
- Incendie : 
3 morts et 25 blessés, dont 3 graves, lors de l'incendie dans une tour


  

Références

JENB Productions ; JENB Productions sur Dailymotion

 

Auteur

Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 21 décembre 2011 - JENB PRODUCTIONS (Noisy-le-Sec)

Posté par JENB PRODUCTIONS à 13:30 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,


jeudi 17 novembre 2011

Le mortel danger de l'hiver : 5000 blessés et 90 morts par an pourraient être évités

Santé publique


PRUDENCE EN HIVER


Par
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
infirmier diplômé d'état
ancien sapeur-pompier volontaire




AA logo info vérifiée

L'été, les faits divers traitent des morts par noyades ou accidents de la route.

Alors que l'hiver vient de débuter, les thermomètres chutent. Et ces baisses de températures s'accompagnent d'un danger bien plus sournois qui, chaque année, frappe 5.000 personnes et dont 90  y perdent la vie : Le monoxyde de carbone (CO).

Le danger mortel : Un gaz incolore & inodore

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz dû à une mauvaise combustion d'un appareil de chauffage, quel que soit le combustible utilisé : fioul, bois, charbon, gaz naturel, propane, butane, essence,...

Sa densité, proche de l'air ambiant, se fixe sur l'hémoglobine et empêche ainsi l'oxygène de s'y fixer pour alimenter nos organes vitaux. Or, il faut peu de CO dans l'air ambiant pour devenir extrêmement dangereux :
- 0,1% de CO dans l'air tue en 1 heure ;
- 1% de CO dans l'air tue en 15 minutes
- 10% de CO dans l'air tuent immédiatement [1]

Mais le plus dangereux est que ce gaz est totalement imperceptible : Incolore et inodore. Ainsi, contrairement au gaz domestique (en réseau ou en bouteilles) que l'on peut sentir en cas de fuite, le CO n'est pas détectable par nos sens. C'est là son grand danger.

Les facteurs de risques

Les populations socialement défavorisées sont plus exposées. Elles logent souvent dans des logements anciens, parfois insalubres, et leur appareils sont souvent vétustes et mal entretenus.

Tous les appareils produisant une combustion sont potentiellement une source de CO. Il s'agit donc des appareils de chauffage (Chaudières, chauffe-eau, cheminées, inserts, cuisinières, poêls,...)  y compris les chauffages d'appoint. Les chauffages de fortune type braseros sont également concernés. Le risque est accru lorsque ces appareils sont vieillissants. [2]

Autre facteur de risque : Les gaz d'échappement automobile dans les garages ainsi que dans les véhicules bloqués sur les routes par des congères, ou lors d'arrêts prolongés dans les tunnels.

Enfin, l'utilisation de groupes électrogènes à l'intérieur d'un bâtiment alors qu'ils devraient être utilisés exclusivement en extérieur. Plusieurs cas d'intoxications collectives sont recensés chaque hiver pour ce motif.

Prévention du risque : Gestes simples & appareils peu coûteux

Le premier moyen de prévention est de faire contrôler 2 fois par an, dont au moins un contrôle avant la période hivernale,  tous ses appareils de chauffage par un professionnel.

Il est également nécessaire d'assurer une ventilation suffisante : Trop de personnes, pour se protéger du froid, obstruent les aérations de leur logement. 

Enfin, il est prudent d'équiper son logement de détecteurs de CO (Photo ci-dessous : un détecteur de CO à gauche et un détecteur de fumée à droite). fonctionnant par réaction électrochimique, Ils doivent être installés de façon à être audibles dans les pièces de vie : Chambres à coucher, salon, et bien sûr dans les pièces équipées d'appareils à combustion (cuisine et salle de bain si le chauffe eau y est implanté).


Sur le site détecteurdefumée.fr [3], vous pourrez trouver une fiche technique très détaillée pour l'installation de détecteurs de CO.

Comme toute alarme, celle-ci doit être contrôlée au moins une fois par mois avec le bouton test. Ces appareils fonctionnant généralement sur piles, préférer investir dans des piles de marque fiable. Les piles doivent être changée périodiquement (en général une fois par an avant la période hivernale).


Repérer une intoxication

L'autre risque majeur du monoxyde de carbone est que son intoxication ne présente pas de symptôme spécifique. En règle général, on retrouve lors d'intoxications aiguës, des vertiges, des maux de tête, une impotence musculaire (difficulté à se déplacer). La situation peut assez rapidement se dégrader avec une somnolence, suivie d'une perte de connaissance, d'un coma voire d'un décès par manque d'oxygène.

Les femmes enceintes ont un risque supplémentaire : L'intoxication du foetus.

Enfin, les personnes âgées, déjà fragilisées par leur âge, sont des personnes à risque puisque les symptômes de l'intoxication peuvent être confondues avec d'autres pathologies.

Vous trouverez sur le site officiel du ministère de la santé une fiche détaillée sur les symptômes[4].

Premiers secours


En cas d'intoxication supposée, il faut immédiatement couper le ou les appareils mis en cause et aérer les pièces. Les personnes valides doivent immédiatement quitter le logement ou se placer en un lieu aéré : fenêtre, balcon,...

Les personnes valides doivent, après s'être oxygénées à l'extérieur, évacuer les victimes restées à l'intérieur en retenant leur respiration.

En cas de déclenchement de l'alarme détecteur de CO, attendre que celle-ci arrête de retentir avant de réintégrer le logement.

Après ces mises en sécurité, alerter les secours publics (sapeurs-Pompiers : 18 - SAMU : 15)[5] en précisant qu'une intoxication au CO est suspectée.

En cas de malaises collectifs lors d'un rassemblement de foule dans un espace clos, l'intoxication au CO doit être immédiatement suspectée et l'ensemble des personnes présentes évacuées. Lors de l'alerte, préciser le nombre de personnes présentes ("impliquées") et le nombre de personnes ayant des symptômes ("victimes"). Cela permettra aux secours d'envoyer d'emblée un nombre suffisant d'équipes de secours appropriées voire de déclencher un Plan Rouge.

Vous trouverez sur le site de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris [6] plusieurs fiches techniques de premiers secours et en particulier les intoxications [7].

__________________________________________________________________

Nos articles récents

- Incendie : 3 morts et 25 blessés, dont 3 graves, lors de l'incendie dans une tour
- Solidarité : La région Ile-de-France manque cruellement de sang
- Politique nationale : 
Non à la hausse de TVA sur les livres
- Politique Municipale : Le Maire bien décidé à faire appliquer ses arrêtés municipaux
- Commerces : 
L'intrigante pétition relance la problématique du stationnement à Noisy-le-Sec
- Sécurité publique : Encore un nouveau véhicule pour la Police Municipale
- Commerces : Une intrigante pétition à Noisy-le-Sec

  

Références

JENB Productions ; JENB Productions sur Dailymotion ;

[1] Ministère de la Santé [2] Ministère de la santé [3] Site détecteur de fumée.fr [4]Ministère de la santé [5] Ces numéros d'appels sont gratuits, accessibles de n'importe quel appareil fixe ou mobile y compris en ligne restreinte. [6] Site officiel de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris [7] Fiche technique de premiers secours en cas d'intoxication

 

Auteur

Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 16 Novembre 2011 - JENB PRODUCTIONS (Noisy-le-Sec)

Posté par JENB PRODUCTIONS à 14:07 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , , ,
jeudi 23 juin 2011

Bientôt les vacances : Pensez à offrir votre sang avant de partir... et même sur les plages !

Santé publique


PÉNURIE DE SANG : SOYEZ SOLIDAIRES

AA logo agendaAA logo info vérifiée


Don du sang (image d'illustration)
source : http://ouioui-online.fr/tag/don-du-sang/


Des besoins accrus en période estivale

La période estivale est un trimestre difficile pour les Banques du Sang. Dans un contexte annuel déjà morose par manque chronique de donneurs, l'été s' annonce toujours plus délicat pour deux raisons :

- Les congés tout d'abord, puisque les donneurs habituels partent également en vacances ;

- Mais surtout les besoins en sang augmentent pendant cette période, car en plus des malades chroniques (cancérologie pour beaucoup. Et quelle famille n'a pas connu cette maladie ?)  et des accouchements, qui nécessitent leurs volumes habituels, s'ajoutent les nombreux accidents liés aux vacances. Accidents de la route et traumatismes liés aux pratiques sportives.

Le sang ne peut pas être remplacé par des produits de synthèse. Bien que des travaux soient en cours pour essayer de "fabriquer du sang", il faudra sans doute encore une bonne décénnie pour les premières applications si ces travaux aboutissent.

Donc le sang, produit vital, ne peut être remplacé que par du sang.

Don du sang (image d'illustration)
source : http://www.italiq-expos.com/blog-shopping/2007/02/07/713-don-du-sang-comment-faire


Qui peut offrir son sang ?

Tout adulte, de 18 à 70 ans, pesant au moins 50 Kg, et en bonne santé. De façon réglementaire, les adultes sous régime de tutelle ou curatelle ne peuvent pas offrir leur sang.

Les femmes peuvent donner 4 fois par an ;
Les hommes jusqu'à six fois ;

> respecter un délai de 8 semaines entre chaque don.

Ne pas se présenter à jeun. Au contraire, il est conseillé de boire (de l'eau !) avant et après le don. Se munir d'une pièce d'identité ou titre de séjour


Quelles contre-indications ?

Elles sont assez nombreuses pour garantir la qualité des collectes. 
Le don du sang est proscrit aux personnes:

- En état de grande fatigue ;
- atteintes de diabète insulino-dépendant ;
- Suivant un traitement contre l'épilepsie ;
- Enceintes et jusqu'à six mois après l'accouchement ;
- ateintes d'une infection virale (grippe, gastroentérite,...) jusqu'à 14 jours après l'arrêt du traitement ;
- Il en est de même pour les autres infections avec prises d'antibiotiques, de corticoïdes,...
- Ayant reçu des soins dentaires (de 1 jour pour une carie, 7 jours pour un détartrage,...)
- Ayant subit une intervention chirurgicale (de 7 jours à 4 mois selon l'intervention) ;

De même, il faut respecter un délai de quatre mois après des conduites à risques :

- tatouages et piercings,
- Relations sexuelles, même protégées, avec plusieurs partenaires,
- Relation homosexuelles (actuelles ou passées - voir le site officiel de l'EFS), 
- Voyage dans dans un pays impaludé

.Le don du sang est définitivement proscrit  aux personnes :

- Atteintes de maladies cardio-vasculaires ;
- Ayant fait usage de drogues intra-veineuses actuelles ou passées ;
- Ayant déjà reçu une transfusion sanguine ;
- Ayant déjà reçu un don d'organe, de tissu, ou de cellules ;
- Ayant voyagé en Grande-Bretagne plus de 12 mois entre 1980 et 1996 ;

Entretien préalable

Avant chaque don du sang, le donneur s'entretient avec un médecin lors d'une consultation gratuite et confidentielle. C'est lui et lui seul qui décide de la possibilité d'un don ou non après cette consultation médicale.

Où donner son sang ?

l'E.F.S. dispose de 153 sites fixes de prélèvements, et organise 40.000 collectes mobiles par an.
Cliquez ici pour rechercher un lieu de collecte proche de votre ville ou du lieu de vos vacances

Don du sang à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis)

Une collecte mobile vous est proposée le mercredi 29 juin, de 14h30 à 19h30 à la salle Gérard Philipe au 115 rue Jean jaurès (face au terminus du tramway T1)

Alors n'hésitez pas à être solidaires.


Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 23 juin 2011 - JENB PRODUCTIONS


Nos articles récents



- Notre ancienne Maire promue Chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur
- La grande impunité face à l'anarchie automobile à Noisy-le-Sec
- Un nouveau restaurant porte des Lilas : Testé et approuvé
- Anarchie automobile dans le centre ville de Noisy-le-Sec : Il est temps que nos polices verbalisent !
- Finances communales : Guerre des chiffres à noisy-le-Sec. Et le rapport de la CRC ?
- Nouveau sur la toile : Le Service Municipal jeunesse a sa page facebook
- Fête des voisins : Une fête du coeur. Au coeur de la fête
- Victime d'un malaise cardiaque, son chien retarde l'arrivée des secours

  

   


Références

JENB Productions ; Site officiel de l'EFS (Etablissement français du sang)

Posté par JENB PRODUCTIONS à 12:47 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , , , ,
jeudi 3 mars 2011

Greffe d'une bronche artificielle : Première mondiale à Bobigny

Le cancer des poumons est l'un des plus meurtriers et touche en premier lieu les fumeurs. Plus que les poumons eux-mêmes, ce sont bien souvent les bronches qui sont atteintes dans cette partie de la population. Il y a vingt ans, ce type de cancer était traité par une large chirurgie invalidante : ablation complête du poumon touché. Le taux de survie était la plupart du temps très faible de quelques semaines à quelques mois.


Depuis, sans que cette information ne se veuille banaliser la tabagie, toujours aussi ravageuse, l'imagerie médicale a progressé permettant de détecter les tumeurs plus précocemment, permettant de recourir à des chirurgies moins invalidantes puisque plus limitées (ablation partielle de poumon). La recherche médicale a permis d'affiner les chimiothérapies, de mieux cibler les radiothéraphies offrant au malades un taux de rémission supérieur.

 

Une première mondiale

 

L'histoire d'un patient âgé de 78 ans s'est déroulée le 28 octobre 2009. L'équipe du Professeur Emmanuel Martinod qui exerce à l'hôpital Avicenne (Ancien hôpital Franco-Musulman) a Bobigny (Seine-Saint-Denis) qui dépend de l'A.P.-H.P.,  à réalisé une première mondiale en greffant une bronche artificielle qui, selon un communiqué de l'A.P.-H.P. « a permis non seulement d'ôter la lésion cancéreuse avec des marges de sécurité plus importantes, mais aussi d'éviter l'ablation complète prévue du poumon, intervention comportant un très haut risque de mortalité postopératoire ».

Cette nouvelle technique consiste à remplacer la bronche malade par une bronche artificielle constitué d'un tissu aortique renforcé d'un stent. Le stent est une structure métallique déjà connue en chirugie cardio-vasculaire dans le cadre de dilatation d'artères sclérosées (rétrécies).

Bien que le Professeur Martinod souligne « qu'il faut rester très prudent » sur cette démarche qui repose sur dix années de recherche, cette technique présente l'avantage de ne pas nécessiter de traitement anti-rejet, traitement contre-indiqué dans les cancers.

Ce mois-ci devrait débuter une étude sur 20 à 30 patients, toujours en partenariat avec le laboratoire de Recherche biochirurgicale dirigé par le professeur Alain Carpentier.

L'objectif à venir est d'améliorer la technique opératoire et continue à travailler en laboratoire sur le stent afin de pouvoir un jour l'enlever.

Voilà une nouvelle technique porteuse d'espoirs.

Mais il ne faut pas oublier que la meilleure prévention reste bien sûr l'arrêt du tabagisme.

 

source : Le Parisien

 

Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 03 mars 2011 - JENB Production

 

A lire également sur nos pages :

 

Sondage : Pour ou contre l'armement des Polices Municipales en France ? Déjà 6'254 internautes se sont prononcés. Et vous ?

Sondage : Seriez-vous prêts à donner vos organes après votre décès ? Déjà 15'003 internautes se sont prononcés. Et vous ?

Justice : Deux élus de Noisy-le-Sec assignés pour injure

Miracle : Percutée par deux trains, elle s'en sort indemne

Toutes nos archives classées sur notre blog JENB Productions

Découvrez le nouveau blog communautaire de Noisy-le-Sec : « Noisy-libre »

Posté par JENB PRODUCTIONS à 14:44 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,
vendredi 18 février 2011

Simplement admiratif devant une telle générosité !

Je fais ici un commentaire suite au post de Giorgio Paparelle publié hier et titré « Don d'organes : Le geste d'un père à Lyon », relatif au jeune Kristofer Aroui, décédé dimanche soir dernier à l'âge de 27 ans à Lyon, des suites d'une agression à l'arme blanche, post par ailleurs ajouté sur nos pages. Mais le commentaire étant trop long, je n'ai eu d'autre option que d'en rédiger un post malgré tout.


« Je pensais faire un post sur ce sujet, mais tu m'as devancé. Inutile de donner dans la redondance, d'autant que tu as dit beaucoup en peu de lignes. Je mettrai donc ton post sur nos pages.

Car cette décision familiale, surtout parentale, mérite en effet d'être mise en valeur. Bien que je pense que mon Épouse et moi ferions sans doute de même, il est malgré tout difficile de l'affirmer aussi catégoriquement tant que l'on n'est pas confronté à cette cruelle réalité.

Oui, la, même plusieurs, religions disent qu'il faut ne pas toucher à l'intégrité du corps. Mais ces mêmes religions n'évoquent-elles pas en permanence l'Amour que l'on doit porter à autrui ? Je ne sais pas si cette famille est croyante ou laïque. Mais est-ce vraiment là l'essentiel ? Sans doute que non. Par leur décision courageuse ces parents, qui ont vu partir trop tôt leur descendance, on décidé de donner une nouvelle chance à quatre autres vies, peut-être plus si l'on en croit l'article du Parisien paru ce jour.

On aurait pu espérer qu'un tel geste eut suscité plus de commentaires admiratifs, plus de débats sur le don d'organes, mais il n'en est malheureusement rien. Les internautes sont souvent plus diserts pour critiquer que pour féliciter, encourager ou seulement soutenir.

Si ces parents lisent ces quelques mots, qu'ils sachent combien leur geste est d'une grande Noblesse car d'une Générosité désintéressée et anonyme  que peu ont le courage d'offrir en de telles circonstances.

J'ai beaucoup d'admiration pour eux et si un " Dieu " existe (rien n'est moins sûr) et quel que soit le nom que l'on lui donne selon sa croyance, ils en seraiten sans doute récompensés. Dans le cas contraire, le jour où viendra le moment de rejoindre leur fils, alors ils pourront s'endormir en Paix. Cette Paix d'avoir fait quelque chose de bien durant leur vie. cette Paix d'avoir sauvé plusieurs vies.

Quant à ces quatre (peut-être plus) anonymes qui ont ainsi pu bénéficier de cette nouvelle chance offerte, j'espère qu'ils sauront prendre toute la mesure de cette opportunité et qu'ils veilleront à la préserver longtemps.

Ton post, cher Giorgio, eut sans aucun doute mérité d'être valorisé par une mise en " Une "  tant ton court article transpire de sincérité et aurait pu susciter un véritable débat de société sur le don d'organes, dons qui font cruellement défaut et dont beaucoup de patients, malheureusement n'ont pas le temps d'attendre. Beaucoup de jeunes d'ailleurs n'ont pas eu ce temps.

C'est donc avec autant de sincérité et d'admiration que nous relayons tes propos et invitons nos lecteurs à venir te lire et à y laisser à leur tour, sur ton post, si ce n'est un message d'espoir ou pour le moins un commentaire de soutien à l'égard de ces parents d'une grande dignité
.

Et puisque ce commentaire s'est transformé bien malgré moi en post spontanné, il m'apparait comme opportun d'y glisser une chanson de Florent Pagny : " Savoir Aimer ".



Savoir donner sans rien attendre en retour...     (A écouter sans modération)


Et tout comme Giogio, nous aussi, Monsieur, nous vous disons " Chapeau Monsieur " »

Posté par JENB PRODUCTIONS à 14:20 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,


Don d'organes: le geste d'un père à Lyon

Superbe article d'une trop rare générosité vu sur la page de Giorgio Paparelle sur Le Post.fr

Il est exceptionnel que nous fassions un " vulgaire copié-collé " d'un auteur qui nous est inconnu. Mais il y a parfois des occasions qui justifient cette transgression à nos principes : Quand elle sert une noble cause, ce qui est le cas ici. voici le texte de Giogio :

« Je suis très admiratif de la décision de père du jeune homme tué dimanche dernier à Lyon par un SDF dans le métro.

Il a accepté de donner les organes de son fils, Kristofer, pour des transplantations.

Ils en avaient parlé ensemble il y a quelques semaines.

Comme quoi, quand l’heure sonne…

Il n’est pas facile de prendre une telle décision ; on peut vouloir faire le don de ses organes de son vivant, pas de problème.

Mais autoriser l’intervention sur son propre fils, comme ça pourrait l’être sur n’importe quelle personne de sa famille, ça demande du courage.

Imaginer une « atteinte » à l’intégrité physique de son fils demande, à mon sens, un sens aigu de la conception de la vie.

L’intervention a permis de sauver 4 autres vies, c’est génial.

Stupéfiant même.

Une telle décision doit remettre en question un tas de chose dans l’esprit d’un homme ; la religion, les croyances, la vie, la mort, l’espoir ; un tas de considérations difficilement quantifiables et très très profondes.

Croyons-nous en Dieu ?

Avons-nous peur ?

Avons-nous peur de croire ?

On ne peut pas répondre par un simple oui ou un non.

En tous cas, je crois…

Je ne sais pas si je serais capable de prendre cette décision, je me pose des questions.

A tort ou à raison, je ne sais pas.

Mais le geste est un beau geste, altruiste, généreux, charitable.

Ça donne davantage de matière à réflexion, dans une société, la nôtre, dans laquelle tout va très vite,  trop vite parfois, y compris la décision d’autoriser, dans des délais très courts, une intervention de prélèvement d’organes.

Chapeau Monsieur…
»

Posté par JENB PRODUCTIONS à 13:59 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
mercredi 15 septembre 2010

Santé en Ile-de-France : Appel à témoignages (Débats sur les arrêts de travail avec le service social de la CRAMIF)

Le 22 septembre prochain, le service social régional de la Caisse Régionale d'Assurance Maladie d'Ile-de-France (CRAMIF) organise une matinée de débats et d'échanges sur le thème des arrêts de travail et des répercussions sur les plans financiers, familaux, et sociaux.

Ayant été conviés à cette rencontre, nous seront amenés à y apporter témoignages.

Si vous aussi, Franciliens, avez rencontré des problèmes dans le traitement d'un arrêt de travail (et uniquement sur ce thème), nous vous proposons de porter vos messages. Pour cela, deux options sont proposées :

- Par le biais d'un commentaire sur cet article, forcément anonyme sous votre pseudo,

- Si vous souhaitez soulever un problème particulier et personnel, nous vous proposons également de nous faire part de votre situation sous une forme plus intime, par le biais de notre boite mail. N'hésitez pas à nous adresser à jenbproductions@free.fr votre témoignage, que nous serons heureux de remettre en main propre, sous forme imprimée, à une assistante sociale de cet organisme. Pour permettre le traitement de vos observations, il est impératif que votre doléance soit nominative, en indiquant votre n° d'assuré, nom et prénom, adresse, téléphone et un résumé succint du problème que avez rencontré. Il va de soit que nous garantissons la discrétion absolue de ces témoignages nominatifs qui, en aucun cas ne seront diffusés sur nos pages, mais seulement destinés à être remis à des assistantes sociales tenues au secret professionnel.(Si vous souhaitez plus d'infos : 01.57.42.98.33 en soirée)

Merci d'adresser vos témoignages avant le 21 septembre 2010 au plus tard.

Cette journée de débat étant uniquement sur invitation, nous ne pouvons pas vous en communiquer le lieu ni les horaires.

Comme à notre accoutumée, nous ne manquerons pas de vous retracer un compte-rendu de cette journée d'échange.

Nous  rappelons également pour les habitants de Noisy-le-Sec, l'assemblée de quartier centre-ville mairie ce soir 14 septembre 2010 à 19h30.

Nous vous rappelons enfin le débat sur les retraites qui se tiendra demain soir 15 septembre 2010 à Bobigny, à la bourse du travail.

Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 14 septembre 2010 - JENB Productions

Une faute d'orthographe, une erreur à signaler ? Une précision à apporter ? Ecrivez à jenbproductions@free.fr avec votre info ou votre correction et en indiquant l'url du post


Notre actualité récente :

-
Et encore une voiture incendiée cette nuit à Noisy-le-Sec
- Communiqué de presse du Président du Groupe socialiste au Conseil Municipal
- L'école publique et laïque peut-elle être un canal de diffusion politique ?
- Agenda démocratie participative : Assemblée de quartier centre-ville Mairie

Posté par JENB PRODUCTIONS à 08:15 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , , ,
jeudi 18 février 2010

Mieux connaitre les services d'urgences

Pour bien utiliser les services d'urgences, commençons par mieux les connaitre.

AIDE MEDICALE URGENTE :  Les différents services

A. LE SAMU et LE CENTRE 15

C'est la loi de janvier 1986 qui est à l'origine de la création des SAMU (Service d'Aide Médicale Urgente). Le SAMU est un service hospitalier à part entière. Hormis deux cas particuliers dont la Corse, il existe un seul SAMU par département, habituellement implanté dans la ville préfecture. C'est le SAMU qui gêre le Centre 15, standard unique départemental pour l'AMU (Aide médicale Urgente).

Ce standard est tenu par Permanenciers Auxiliaires de Régulation Médicale (PARM) qui, de part leur formation, sont aptes à recueillir toutes les informations administratives et médicales du sollicitant. Ces PARM travaillent sous la responsabilité d'un ou plusieurs Médecins-Régulateurs.

                   Image d'illustration. Une régulation médicale Samu Source : Le Progrès.fr

D'une façon générale, il y a dans un centre 15 un médecin-réanimateur-régulateur du Samu (médecin hospitalier) qui doit gêrer l'intervention des ambulances de réanimation pour les cas les plus graves, et un médecin-généraliste-régulateur qui gêre les médecins de garde ou associations de médecins pour les cas les moins graves.

En fonction de l'appel, le requérant est orienté par le PARM sur l'un ou l'autre des médecins régulateur qui va ensuite décider des moyens d'intervention : Cela peut aller du simple conseil téléphonique à l'envoi de moyens plus lourds (voir ci après).

N° de téléphone du Samu : 15 (gratuit de n'importe quel appareil, y compris portable sans forfait)

B. LES SMUR

Un Service Mobile d'Urgence et Réanimation (SMUR) est un service, généralement hospitalier, dirigé par un médecin-chef, qui travaille sous l'autorité du SAMU.

Il existe plusieurs SMUR par département, dont un au siège du SAMU. Leur implantation, souvent dans un hopital, est fonction des contraintes géographiques et des risques particuliers dans la zone géographique concernée

C. LES MOYENS D'INTERVENTION

Les moyens d'interventions sont fonction des spécificités de chaque département. Généralement on trouve :

♦ Les ambulances de réanimation (AR) : Egalement appelées Unité Mobiles Hospitalières (UMH).  A leur bord, un médecin spécialisé en anesthésie-réanimation, un infirmier-anesthésite, un ambulancier spécialement formé. Les AR sont envoyées auprès des malades ou blessés dont le pronostic vital peut être engagé. C'est un véritable "hopital sur roues". Son coût pour la collectivité est très élevé. (Image d'illustration : UMH du samu 93, source )

♦ Les ambulances privées : Généralement, les entreprises de transports sanitaires sont regroupées sous forme associative de type ATSU pour élaborer un planning de garde et mettre à disposition du SAMU plusieurs véhicules de garde les nuits et week-end. A leur bord deux ambulanciers habitués à l'urgence et du matériel de premiers secours. (image d'illustration : Une ambulance de soins et de secours d'urgence d'une entreprise de transports sanitaires privée, source)

♦ Les ambulances associatives : Croix-Rouge, Protection Civile, ... A leur bord, quatre à cinq secouristes spécialisés (bénévoles) et du matériel de premiers secours. Lors du remplacement du parc, ces équipes secouristes se dotent d'ambulances qui répondent aux normes VSAV. On peut globalement les comparer aux ambulances des pompiers. (Image d'illustration : Une ambulance de la Croix-Rouge 93, source JENB Productions)



♦ Les Ambulances des Sapeurs-Pompiers : Aujourd'hui toutes normalisées "Véhicule de Secours et d'Assistance aux Victimes" (VSAV). A leur bord, généralement quatre sapeurs-pompiers, secouristes spécialisés, ainsi que du matériel de premiers secours. (photo ci-dessous)

        Un Véhicule de Secours et d'Assisatnce aux Victimes ( VSAV) des Pompiers de Paris (BSPP)
        Image d'illustration  © Archives JENB Production


La norme VSAV a justement été créée pour permettre que ces ambulances soient médicalisables.

♦ Les médecins Urgentistes : Ce sont des médecins généralistes spécialisés dans l'urgence (oxyologie).

SECOURS D'URGENCE : LES SAPEURS-POMPIERS

Les sapeurs-pompiers (à l'exception de Paris et petite couronne ainsi que Marseille) sont organisés par département au sein d'un "service départemental d'incendie et de secours", dirigé par un état-major placé sous l'autorité du Préfêt.

Depuis plusieurs décénnies, leur mission initiale de lutte contre l'incendie s'est éclipsée devant le nombre important d'appel pour "secours à victime". Il sont confrontés, tout comme les services d'urgences hospitaliers, à un nombre important d'interventions injustifiées. C'est d'ailleurs cette évolution qui a incité le législateur à créer le Samu.

Dans l'esprit du public, cela crée parfois des confusions pour ne pas dire des incompréhensions.

Mais il convient de rappeler que la mission des sapeurs-pompiers est avant tout une mission de prompt-secours : Ils ne sont pas là pour remplacer les ambulances privées ni le médecin traitant.

En plus de leurs ambulances, les sapeurs-pompiers peuvent intervenir pour secours à victime avec des véhicules de premiers secours qui comportent des matériels d'agrès, de cordage, d'accès... C'est le cas des interventions lorsqu'il faut pénétrer par une fenêtre, un balcon,..

N° de téléphone des Pompiers : 18 (gratuit de n'importe quel appareil, y compris portable sans forfait)


INTERCONNEXIONS

Afin de mieux répartir les moyens, et de coordonner les services, les standards des pompiers et du Samu sont interconnectés. Selon les spécificités de chaque département, c'est généralement le médecin régulateur Samu qui régule les bilans passés par les équipes de premiers secours.

Quelques configurations particulières

En province, les médecins généralistes cumulent parfois leur activité libérale avec la fonction de médecin sapeur-pompier. Spécialement formés à cet effet, ils permettent de médicaliser en première intention un équipage de premiers secours en l'attente d'une ambulance de réanimation. C'est un cas de figure que l'on voit essentiellement en milieu rural ou montagnard, où le SMUR le plus proche est parfois distant de plusieurs dizaines de kilomètres.

Selon les spécificités locales, certains SMUR de province sont pompiers. Basé dans un hôpital local, le personnel médical dépend de l'établissement hospitalier, mais le véhicule et les auxiliaires médicaux sont sapeurs-pompiers. L'ambulance de réanimation peut-être éventuellement remplacée par un véhicule léger, plus rapide sur longue distance.

Il y a de nombreuses spécificités locales. Un seul article ne suffirait pas à les exposer.

Cas particulier de Paris et Petite Couronne

Paris et les trois départements limitrophes (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Hauts-de-Seine) sont un cas particulier. En effet, ces quatre départements disposent chacun de leur Samu, mais les sapeurs-pompiers, militaires, sont regroupés au sein de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP), qui couvre a elle seule tout ce territoire.

Par ailleurs, la BSPP dispose depuis très longtemps de son propre service médical d'urgence. Initialement ce dernier était essentiellement destiné à soigner les pompiers blessés lors de leurs interventions. Au fil du temps, ce corps médical a évolué.

La BSPP dispose de sa propre régulation médicale qui supervise toutes les interventions de secours à victime effectués par les équipages de la brigade. Lorsque les Samu ont été officialisés en 1986, la cohabitation entre BSPP et Samu ont parfois  été un peu conflictuelles. D'autant que c'est à la même période que disparaissaient les cars "Police-Secours" dont il convient de rappeller qu'il effectuaient encore des transports de blessés.

Vingt ans plus tard, les rivalités ont cessé et la cohabitation a été organisée pour optimiser les moyens.

En Seine-Saint-Denis par éxemple, l'AR pompier de Montreuil (photo ci-dessus) couvre, outre sa commune de rattachement, notre ville de Noisy-le-Sec en premier départ. Il en est de même dans les trois autres départements. Hormis la couleur du véhicule et les tenues de travail, les compétences sont les mêmes et les moyens techniques aussi.

Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
© 18 février 2010 - JENB PRODUCTIONS

Vous avez une information, une correction, un témoignage ou un document sur ce sujet ? Vous avez repéré une erreur ? Ecrivez à jenbproductions@dbmail.com avec votre correction et en indiquant l'url du post.

A Lire également sur nos pages :
- L'actualité à Noisy-le-Sec

A lire aussi sur Le Post.fr
- Enfant percuté par une ambulance : Classification des véhicules d'urgences

En savoir plus sur :
- Le Samu : site du Samu 93
- La BSPP : site des Pompiers de Paris.
- La permanence des soins à Noisy-le-Sec

Posté par JENB PRODUCTIONS à 16:25 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
vendredi 11 décembre 2009

Santé publique : Découvrez le plus grand hôpital pédiatrique d'Europe

Avec ses 35.000 appareils d'éclairage illuminant 2.000 locaux répartis sur 80.000 m², ses 25.000 prises électriques et 5.000 robinets, il est l'hôpital du gigantisme ancré sur les coteaux de l'est parisien, cerné d'un périphérique qui, sans cesse, déverse son flot de véhicules et l'église Sainte-Marie-Médiatrice source de plus de sérénité.

Lorsqu'il fût édifié, la topographie ne rendait pas les choses aisées. Mais Pierre Riboulet, son architecte, réussit alors le tour de force d'utiliser cet inconvéniant en un atout majeur, pour en faire un paquebot d'une grande luminosité. Jouant sur un axe légèrement arqué, il élabore son hôpital autour d'une grande allée centrale, sorte de rue commerçante pleine de vie. Tel un quartier avec une librairie, une grande cafétériat, les points d'accueils, le tout face à un immense jardin intérieur particulièrement bien végétalisé, s'étageant sur tous les sous-sols illuminés par un éclairage naturel.

Issu de la fusion, il y a 20 ans, de deux hôpitaux pédiatriques parisiens, l'hôpital Bretonneau dans le 18ème et l'hôpital Hérold dans le 19ème, naissait l'hôpital Robert Debré. Une fusion que j'ai personnellement vécue puisque j'ai débuté à Bretonneau ma carrière professionnelle avant d'exercer à Debré.

Pour fêter les 20 ans de cette prouesse architecturale combinée aux ambitions médicales de l'époque devenues aujourd'hui réalité, l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) et les éditions du Cherche Midi ont édité un superbe ouvrage  de 288 pages au format 21x24 retraçant l'extraordinaire aventure humaine liée à ce projet pharaonique, de sa génèse à sa notoriété internationale actuelle.

Riche d'une abondante iconographie, ce livre, qui a la particularité d'être accessible aux plus jeunes par une présentation claire et aérée, permettra aussi aux férus de sciences ou d'histoire de découvrir les promoteurs de ce qui devenu un centre mondial de référence en matière de pédiatrie, alors que les hôpitaux spécialisés pour les enfants n'éxistaient pas encore au début du XIXème siècle.

Truffé de témoignages (une centaine de personnalités) et d'anecdotes de ceux qui en fûrent les concepteurs ou en sont les acteurs d'aujourd'hui, l'histoire est ainsi retracée.

Ainsi la création du SMUR¹ pédiatrique fût-elle une petite révolution dans ce cercle très fermé des anesthésistes-réanimateurs néo-nataux. Autre révolution de l'époque : La place donnée aux parents. D'autant plus importante que de nombreux "petits" patients venaient de très loin pour bénéficier de technologies novatrices : Province, DOM-TOM, et pays étrangers. Avec la maison des parents et un accueil spécialement étudié à leur attention, s'est développée ensuite la prise en charge scolaire de ces jeunes parfois hospitalisés longuement. Il fût également précursseur dans la prise en charge et le traitement de la douleur des tous-petits.

Robert-Debré, ce sont aussi les nouvelles technologies hospitalières : Dossiers médicaux et dossiers de soins entièrement informatisés dès son ouverture, nouvelles machines automatiques de transport (les fameuses tortues), télévision interne avec programmes de divertissements spécifiquement dédiés.

Aujourd'hui Centre Hospitalo-Universitaire (CHU) de pointe, l'Hôpital Robert Debré est  un établissement au rayonnement mondial avec 13 centres de référence de maladies rares, 110 projets de recherches : diagnostics anté-nataux, neurologie néo-natale, Drépanocytose, uro-néphrologie, hématologie, ORL, chirurgie néo-natale, greffes de moelle et rénales, et j'en passe.

C'est également une maternité de niveau 3 (grossesses à risques)

CHU à la démesure architecturale, mais aussi celle des chiffres² : 541 médecins, 1998 personnels non médicaux, 2900 stagiaires et étudiants, 50 instituteurs, professeurs et éducateurs, 150 bénévoles pour s'occuper de 348 patients pédiatriques et 60 parturientes, auxquels il convient d'ajouter 15 places aux urgences-portes et 52 places en hospitalisation de jour.

Avec ses 73.738 consultations, le service des urgence pédiatriques est le plus important de France.

Plus personnellement, cet hôpital, s'il marqua le début de mon exercice professionnel aura été aussi et surtout le lieu où j'ai rencontré celle qui est devenue par la suite mon Épouse.

Un livre que l'on ne peut que recommander comme cadeau de fêtes de fin d'année aux professionnels de santé bien-sûr, mais aussi aux férus d'histoire comptemporaine, aux amoureux de l'architecture, aux passionnés de l'enfance, sans oublier tous les jeunes et leurs parents qui l'ont fréquenté - parfois douloureusement - , les personnels qui ont oeuvré dans l'ombre pour la réussite de ce projet ambitieux aujourd'hui devenu étendard flottant sur le monde de la pédiatrie.

Mais déjà l'avenir se profile dans un horizon tout proche.

Je vous laisse le soin de le découvrir en parcourant ce superbe ouvrage.

" Le Centre hospitalo-universitaire Robert-Debré
L'innovation au service des enfants, des adolescents et de parents "
Sous la direction de Christine Girier-Diébolt
Editions Le cherche midi
ISBN 978-2-7491-1477-4
Prix conseillé : 30 €

Jean-Emmanuel NICOLAU-BERGERET
© 11 Décembre 2009 - JENB PRODUCTIONS
Crédits photographiques
© Editions le Cherche Midi (Paris)

à Lire également sur nos pages :

L'actualité de Noisy-le-Sec
Toutes nos archives classées.


¹ SMUR : Service Mobile d' Urgence et de Réanimation. Désigne les moyens d'interventions du SAMU. Le SMUR pédiatrique a une particularité puisqu'il ne prend en charge que des patients âgés de la naissance à 15 ans.
² Chiffres 2008

Posté par JENB PRODUCTIONS à 11:32 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,
mardi 24 novembre 2009

Offrez votre sang

L'Etablissement Français du Sang (EFS) organise une collecte mobile à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) demain mercredi 25 novembre 2009 de 15h à 19h, salle Gérard Philipe (face au terminus tramway T1)



Une autre collecte mobile aura lieu chez nos voisin de Bondy, le dimanche 29 novembre 2009, de 9h à 13h, espace Marcel Chanzy, square du 8 mai 1945

Qui peut donner ?

Toute personne pesant au moins 50 kg. et ne présentant pas de contre-indications médicale ou légale. Pour savoir si vous pouvez offrir votre sang, rendez-vous sur le site officiel de l'EFS en cliquant ICI.

Où donner ?

Si vous n'habitez pas près de chez nous, vous pouvez obtenir le point de collecte le plus proche dans votre département en cliquant ici.

Pourquoi donner ?

Parce que le sang est un produit non remplaçable et non conservable et que les besoins sont importants.

Muriel NICOLAU-BERGERET
© 24 novembre 2009 - JENB PRODUCTIONS

A lire également :


-
Restés informés : inscrivez-vous à notre newsletter
- Toutes nos archives sur notre blog

- Actualités sociales à Noisy-le-Sec
- Toute l'actu politique à Noisy-le-Sec
- La sécurité publique à Noisy-le-Sec

Posté par JENB PRODUCTIONS à 09:47 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,


  1  2  3