Fusillade à Noisy-le-Sec : La justice va-t-elle tenter de se dédouaner ?
UN DANGEREUX CRIMINEL HORS D'ETAT DE NUIRE
Par
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
Retour sur ce grave fait-divers survenu à Noisy-le-Sec samedi dernier (voir notre reportage sur place), au cours duquel un criminel au casier chargé, qui avait jété une grenade sur la police avant de braquer un des fonctionnaires avec une arme, a été grièvement blessé par balle par ce dernier.

Des antécédants de fusillades
On en sait un peu plus sur le passé du criminel décédé des suites de ses blessures dans la nuit de samedi à dimanche suite à la publication d'un article dans Le Parisien d'hier sous la plume de Valentine Rousseau [1].
Amine Bentounsi, originaire de Meaux en Seine-et-Marne, d'où il avait été interdit de séjour par décision de justice, était un criminel dangereux avéré. Ainsi, dès l'âge de 13 ans, ce délinquant récidiviste était-il le plus jeune incarcéré de France après plusieurs vols avec violence. Ainsi la journaliste rapporte : " (...) Il avait alors déjà enchaîné cambriolages et vols de voitures en Seine-et-Marne, avait agressé deux employés d'un centre social, battu une voisine avec un cric pour lui voler son magnétoscope (...)".
On peut déjà s'étonner de la décision de la juridiction Seine-et-Marnaise qui lui avait infligé une interdiction de séjour dans son département d'origine. S'il était dangereux dans son département, ne l'était-il pas sur le reste du territoire français ?
Et la journaliste de poursuivre : " (...) Une accumulation qui lui a valu un premier séjour en prison (...) ". Nouveau questionnement sur cette phrasologie : " accumulation ". Est-ce à dire que les premiers vols avec violence n'ont pas été sanctionnés de façon dissuasive et qu'il a fallu attendre " une accumulation " de faits graves pour enfin se décider à placer cet individu dangereux hors d'état de nuire ?
Cet exemple pose à nouveau l'épineuse question de la justice des mineurs.
Toujours selon l'article, Amine Bentounsi avait été envoyé en Algérie pour vivre avec sa grand-mère espérant ainsi canaliser et calmer sa violence. Que nenni ! Selon l'auteur, " (...) Il était revenu après avoir brûlé sa maison (...) ".
En 2001, il participe à un violent braquage d'un bureau de poste à Meaux qui tourne mal : Fusillade sur des policiers au milieu des passants. Une fois de plus, la justice fait preuve de mansuétude (voire de laxisme ?) et il n'écope que de quatre ans de prison. Une peine dissuasive s'il en est vis-à-vis d'un criminel notoire, puisqu'en 2005, à peine dehors, il braque à nouveau un supermarché Seine-et-Marnais avec séquestration d'employés.
La justice se décide enfin à protéger la société de cet individu dangereux en lui infligeant une peine de dix ans de réclusion par une décision rendue en 2007. Enfin !

2005 + 10 = 2015. Non ?
Alors que dans un article paru ce matin dans Le Parisien sous la plume de Carole Sterlé [2], on apprend que la procureur de la République de Bobigny et les policiers en charge de l'enquête étaient revenus hier soir sur les lieux des tirs pour éclaircir les circonstances de ce tir mortel et donc mieux comprendre s'il y a ou non légitime défense, on constate donc que l'institution judiciaire va mettre à mal le fonctionnaire de police qui a fait usage de son arme de service.
Le vrai visage de notre institution judiciaire apparait sous sa vraie nature. A nouveau.
Mais qui est donc responsable de la mort d'Amine Bentounsi si ce n'est l'institution judiciaire elle-même ? Car à considérer que la peine de réclusion criminelle de dix ans démarre de la date des faits incriminés en 2005, il ne faut pas avoir fait math' sup pour additionner 2005 + 10 = 2015.

La vraie question à se poser n'est donc pas de connaitre les circonstances du tir mortel, mais de savoir pourquoi la police devait encore interpeller en 2012 (!?) un individu connu pour sa dangerosité alors qu'à ce moment il aurait dû croupir aux frais des contribuables dans une prison jusqu'en 2015. Si ce multi récidiviste avait accompli sa peine complête, il ne serait pas mort dimanche dernier.
Soutien à notre police
La police n'ignorait pas les antécédants de dangerosité de ce criminel qui avait fait preuve de violences répétées, de violences en bandes organisées et surtout d'antécédants d'usages d'armes à feu lors de la fusillade de Saint-Pathus en 2005. Ils savaient donc qu'ils avaient à interpeller un individu dangereux et susceptible d'être armé.
Le fait d'avoir lancé une grenade sur les fonctionnaires était un signe évident de non rédition. Voire une provocation. Brandir ensuite une arme en direction du policier ne pouvait être interprêté que comme un geste délibéré de vouloir tuer. Ou de se " faire suicider " par personne interposée.
Personnellement, je préfère la mise hors d'état de nuire définitive de ce dangereux criminel que de compter un mort dans les rangs de notre commissariat de police nationale. Pire, qu'un passant soit blessé ou tué par cet individu.
Plus que de se questionner sur la légitime défense du fonctionnaire, choqué d'avoir dû tirer (pour avoir été sur place lors des premières constatations), l'institution judiciaire ferait mieux de se remettre en question quant au parcours violent de ce criminel avéré. Parcours dont elle a une part de responsabilité par des peines antérieures visiblement pas assez dissuasives.
Et surtout de savoir pourquoi il se promenait à Noisy-le-Sec samedi dernier alors qu'il aurait du être incarcéré ... jusqu'en 2015. Là est la vraie question à se poser.
Auteur : Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 25 avril 2012 - JENB Productions Noisy-le-Sec
Nos articles récents
Présidentielle : En vidéo, les résultats du 1er tour à Noisy-le-Sec
Faits-divers : Le malfaiteur bléssé par la police est décédé
Faits-divers : Un malfaiteur blessé par balle à Noisy-le-Sec
Violent incendie à Romainville : Une centaine d'habitants évacués
Agenda 21 de Noisy-le-Sec : En vidéo, les jeunes de Noisy-le-Sec slament sur le développement durable
Interco : En vidéo, l'agglo comme sur des roulettes
Jeunesse : 110 jeunes reçoivent leur carte électorale à Noisy-le-Sec
Santé : Inquiétudes sanitaires sur la future usine de méthanisation à Romainville
Politique : Le Député socialiste Claude Bartolone en pleines contradictions sur l'usine de méthanisation de Romainville
Références
[1] " Le caïd avait commencé sa carrière à 12 ans " par Valentine Rousseau, Le Parisien Seine-Saint-Denis, 24 avril 2012
[2] " Noisy-le-Sec : retour sur les lieux après le tir mortel " par Carole Sterlé, Le Parisien Seine-Saint-Denis, 24 avril 2012
Le Conseiller Général de Noisy-le-Sec indigné par le convoi de Roms en tramway
POLEMIQUES SUR UN TRANSPORT DE ROMS PAR TRAMWAY
Le Conseiller Général de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) Gilles Garnier (PC) a été le premier a s'indigner suite à la scène à laquelle il a assisté mercredi en fin de matinée.
France-Info a été le premier média a réagir sur ses ondes
Image d'illustration : Tramway T1 au terminus de Noisy-le-sec - © J.E. Nicolau-Bergeret / JENB Productions
Rappel des faits
Ce mercredi donc, aux environs de 6 heures du matin, un camp d'environ 150 Roms est évacué sur décision de justice sur la commune de Saint-Denis. C'est une opération assez classique dans notre département particulièrement touché par ce phénomène de camps insalubres improvisés sur des terrains de collectivité territoriales le plus souvent, voire parfois sur des terrains privés.
Outre les problèmes d'insalubrité et de nuisances, se posent souvent des problèmes de sécurité publique, beaucoup de ces camps étant implantés à proximité de lignes de chemins de fer ou de voies rapides. C'est d'ailleurs cette dangerosité qui motivent les décisions de justices dans leurs attendus, certains occupants n'hésitant plus à franchir les voies ferrées (cas récent à Noisy-le-sec) ou les autoroutes.
D'après les informations que nous avons pu recueillir, les forces de l'ordre canalisaient par petits groupes les expulsés vers la station "Les cosmonautes" du tramway T1. Généralement, ce type d'opérations, toujours surprenantes de part les moyens policiers et/ou gendarmerie déployés, se passent dans le calme. Les uns partant quelque peu décontenancés, les autres souvent résignés avec la lassitude de ceux qui n'ont pas grand-chose à perdre. On leur laisse le temps de rassembler leurs quelques effets personnels avant d'évacuer tout le monde et parfois certains se voient remettre une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Il est ensuite procédé à la destruction du campement construit de tout et de riens, de planches et de tôles, afin d'éviter une ré-implantation.
Mais, dans l'opération d'hier et selon le quotidien régional Le Parisien de ce jeudi, sous la plume de Julien Duffé, la situation aurait dégénéré du fait que plusieurs Roms seraient descendus dès la station suivante pour retourner vers Saint-Denis. Selon l'auteur, qui cite la RATP : « Dans une situation de quasi-blocage, l'encadrement local de la ligne arrivé sur place a décider d'utiliser un train qui se trouvait-là ». La rame aurait alors été envoyée au terminus de Noisy-le-Sec sans marquer un seul arrêt : Destination la gare RER E de Noisy-le-Sec

Image aimablement proposée par notre posteur impertinent : Croqueminois sur Lepost.fr
Le Conseiller Général demande des explications
Dès 13h40, nous étions avisés par Gilles Garnier qui n'a pas manqué d'adresser immédiatement ses interrogations tant auprès de Pierre Mongin, Président de la RATP, qu'auprès du Préfet Christian Lambert et de notre Maire Laurent Rivoire. Car selon l'élu, il s'agit bien d' « une réquision de fait d'un moyen de transport ». Et Gilles Garnier de poursuivre « J'ai vraiment été très choqué car il n'y avait que des Roms, dont beaucoup de familles avec enfants en bas-âge dans les bras, valises et baluchons. C'était horrible comme image. Il y a eu un disfonctionnement dans la chaine de commandement »
Selon Pierre Mongin, Directeur de la RATP, qui s'est entretenu dans l'après-midi avec Gilles Garnier, son entreprise n'est en rien responsable de cette opération et rejette la faute sur les services de police. S'exprimant ce jeudi matin en marge d'une conférence de presse sur le bilan semestriel, Valérie Collet du Figaro.fr rapporte les propos du Président de la régie : « Il n'y a aucune responsabilité de l'entreprise dans cette affaire [...] Nous avons été confrontés à un trouble de l'ordre public sur le T1. Les voyageurs ont vu affluer une masse de gens qui voulaient monter sans s'acquitter du paiement de leur ticket, créant agitation et panique. Personne n'en connaissait les raisons. Nous n'avions été informé de rien. Il a été décidé par les fonctionnaires de police de transporter ces personnes. L'entreprise n'est pas en cause. Nous avons supporté les conséquences d'une opération de police ».
Selon Le Parisien, la préfecture a fait savoir qu' « Il n'y a pas eu de réquisition par le préfet [...] Il a fallu gérer un trouble à l'ordre public comme lorsqu'on prend en charge des supporteurs turbulants ».
Dans ses courriers et lors de notre conversation téléphonique, le Conseiller Garnier ne cache pas son émotion. L'allusion aux périodes sombres de notre Histoire ne laisse que peu de doutes. Dailleurs Valérie Collet introduit son article en ces termes : « L'affaire rappelle certaines heures sombres de la Seconde Guerre mondiale »
Réactions vives de toutes parts
Le Président (PS) de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, dans un communiqué repris sur le blog de Gérard Bond dénonce « l'inhumanité et la brutalité [...] Cette opération, faite hors de tout cadre juridique, constitue une voie de fait ». Il demande au Préfet Lambert de faire toute la lumière sur cette affaire.
De son coté, Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, citée par Simon Carraud sur le site La-Croix.fr : « Lorsqu’un service public de transports participe à une opération policière aussi abjecte, c’est tout le pacte républicain qui est bafoué ».
Le Syndicat Sud RATP, cité par le site 20minutes, déclare : « Ce n'est pas à nous de transporter des convois de personnes qui ne sont pas forcément volontaires pour monter dans les tramways »
La CGT RATP, par la voix d'Alain Sutour, s'est montrée toute aussi catégorique hier soir au JT de 20h sur TF1. « Nous on trouve tout cela inadmissible. Les agents de la RATP n'ont pas vocation a être, ni des auxiliaires ni des supplétifs de la Police Nationale lorsqu'il y a des évacuations de camps (...) »
toujours selon Valérie Collet du Figaro.fr, les ONG s'inquiètent. Médecins du Monde estime que « des enfants qui ne savent pas forcément parler français, lire ou écrire ont été emmenés sans leurs parents. Ces derniers s'en sont inquiétés auprès de l'ONG qui se dit révoltée et appelle les forces de police à ne jamais embarquer de mineurs isolés. »
Coté Ministère de l'intérieur, selon la chaîne de télévision, le ministre estime que « Tout c'est passé dans le respect de la dignité des personnes ».
La Police Municipale devait-elle intervenir sur cette opération ?
C'est l'une des questions adressée au Préfet Lambert et au Maire de Noisy-le-Sec par le Conseiller Garnier.
De source sérieuse il nous a été appris qu'au cours de l'opération, nos polices locales (Nationale et Municipale), n'avaient pas été tenues informées de l'ampleur du dispositif déjà en place et qu'à Noisy-le-Sec on s'attendait à un attrouppement. Gilles Garnier qui a été témoin de la scène déclare « avoir compté 6 camionnettes de CRS et 5 véhicules légers de la Police Nationale ainsi que 6 ou 7 policier municipaux ». Et l'élu de poursuivre lors de notre conversation téléphonique d'avant hier-soir : « Ils ont [la police nationale] barré la rue jaurès et détourné le trajet du bus 105. Faut voir la proportion que cela représentait pour quinze familles dont les deux-tiers étaient avec des enfants de moins de cinq ans. C'est cette opération et sa disproportion qui me choquent. (...) Au point que nos Policiers Municipaux devaient faire la circulation (...) »
Pour ma part, je trouve plutôt sain que notre Police Nationale travaille en partenariat avec notre commissariat de Police Nationale, d'autant plus que ce commissariat compte peu d'effectifs depuis 2005, date à laquelle Nicolas Sarkozy, alors minsitre de L'Intérieur l'a déclassé en commissariat "sub-divisionnaire".
Si l'opération de mercredi revet un caratère particulier de part la méthode utilisée, et pour avoir assisté à d'autres démembrements de campements, il est clair que notre Police Municipale n'a pas à participer à ce type d'opérations. Le déploiement des forces de Police Nationale, parfois accompagnées de gendarmes mobiles, rend totalement inutile la présence de notre Police Municipale. Au contraire ! C'est dans ce genre de moments où la Police Nationale est très occupée, donc moins disponible pour d'autres opérations, que la Police Municipale doit être prête à les suppléer dans leurs missions de patrouilles ou d'urgences.
Quelles seront les suites ?
Préfet et RATP démentant tout ordre donné en haut lieu, il est à craindre que des fusibles disjonctent.
Et la mairie de Noisy-le-Sec risque d'être à nouveau confrontée à un nouveau camp, puisque dès hier soir, le JT de 20h de TF1 faisait savoir que certains Roms étaient restés sur notre commune.
Le département de Seine-Saint-Denis ne peut résoudre un tel phénomène seul. Et la méthode des évacuations et destructions de camps ne résoud en rien la problématique. Elles ne fait que le déplacer. La situation vécue par Gilles Garnier mecredi est la preuve évidente que ces "opérations marketing" pour attirer l'électorat frontiste ne sont qu'une vision éphémère. La sécurité publique est sans aucun doute l'échec le plus cuisant de notre actuel Président de la République.
Plus proches de nous, à Noisy-le-Sec, où 99% de la population réclame la réouverture de notre commissariat de "plein exercice" avec une quarantaine de policiers supplémentaires, il nous est répondu : impossible. Pas assez d'effectifs.
Pourtant ces quelques cinquante fonctionnaires étaient bien à Noisy-le-Sec mercredi. Des effectifs, on en a donc. Que ces fonctionnaires soient répartis dans les commissariats en sous effectifs. une présence renforcée sur nos communes éviterait d'attendre l'installation de 150 européens pour ensuite devoir les évacuer.
La destruction d'un camps Rom est un échec politique.
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 02 septembre 2011 - JENB PRODUCTIONS (Noisy-le-Sec)
Nos articles récents
- Circulation et stationnement : Arrêtés municipaux permanents à Noisy-le-Sec
- Nouvelles interpellations de vendeurs à la sauvette à Noisy-le-Sec
- La Police Municipale met fins aux ventes à la sauvette
- La Léfion d'Honneur devrait-elle être attribuée aux seules personnes fiscalement domiciliées en France ?
- Festivité : ne pas oublier les quartiers éloignés du centre-ville de Noisy-le-Sec
- Agression de nos ASVP : La police Municipale devrait être plus présente les jours de marché
- Sur la route du sud : Le pont de tous les records
- Anniversaire : Merci de votre fidélité avec 11,5 millions de vues en 3 ans
- Incendie dans un camps de Roms à Noisy-le-Sec
Références
JENB Productions ; Le Parisien ; France-Info ; Le Figaro.fr ; Blog de gérard Bond ; La-Croix.fr ; 20minutes , TF1
La Légion d'Honneur devrait-elle être attribuée aux seules personnes fiscalement domiciliées en France ?
UNE PROPOSITION DE LOI
Le Député GDR de Seine-Saint-Denis, Jean-Pierre Brard (et ancien Maire de Montreuil-sous-Bois) à déposé, avec dix de ses Confrères, une proposition de Loi « (...) tendant à interdire la nomination des personnes ayant leur domicile fiscal hors de France à des fonctions de représentation nationale ou territoriale ou aux distinctions nationales » (Ref : Jean-Pierre Brard, 18 novembre 2010, n° 2975).

Alfredo Allegra, qui a publié un billet sur le site Lextimes.fr, s'en fait ainsi l'écho se référant aux articles 13 et 14 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et rappelle les motifs de cette proposition de loi qui souligne que la contribution « consentie » par « tous les citoyens » à l'impôt, en fonction de « leurs facultés » est « indispensable ».
Or, selon le Député, c'est justement leur imposition qui a provoqué auprès de nombreux récipiendaires de ces distinctions honorifiques, leur délocalisation dans des pays fiscalement plus favorables pour eux, se dispensant ainsi de contribuer à l'effort commun « (...) tout en continuant de voter et à donner leur consentement à une fiscalité pour tous les autres citoyens dont ils s'exemptent (...) »
D'ailleurs, pour argumenter sa proposition de loi, le Député cite quelques exemples de personnalités emblématiques bénéficiant de ce régime actuel :
- Alain Prost, champion du monde de Formule 1, qui a préféré s'installer en Suisse en 1983 mais qui n'en a pas pour autant reçu la Légion d'honneur en 1985 ;
- Gérard Mulliez, patron de la chaîne d'hypermarchés Auchan, qui a préféré le plat pays en 1981 et pourtant honoré d'une Légion d'Honneur [NDLR : on se demande bien pourquoi ?] en 2004 ;
- Le célèbre acteur Alain Delon qui lui aussi a préféré la Suisse en 1999 et qui s'est vu remettre la Légion d'Honneur en 2005 ;
- Enfin Laetitia Casta qui a choisi l'Angleterre en 2000 alors qu'elle devenait modèle pour la Marianne la même année.
La proposition de loi de Monsieur Brard et ses collègues semble pertinente : Comment en effet attribuer une haute distinction à des personnalités qui, pour éviter de contribuer à l'effort national pécunièrement, préfèrent s'envoler vers des cieux fiscaux plus cléments pour leur compte en banque ?
Une proposition équilibrée
Toutefois, le Député n'en veut pas moins une loi « équilibrée » et « réaliste » en proposant que soient exclus certaines conditions telles les « gains non substantiels, considérations tirées de la vie familiale ou du droit au mariage et personnes de nationalité étrangère ». Il prévoit d'ailleurs que si la loi était adoptée puis promulguée, les récipiendaires concernés disposent d'un délai d'un an soit pour se mettre en conformité (domicile fiscale et imposition en France), soit que ses distinctions soient retirées et les nominations annulées.
Voilà une proposition de loi qui, au travers d'un bon sens indiscutable sur le plan éthique, n'en reste pas moins encore plus recevable en cette période de crise où de nombreux Français sont de plus en plus lourdement fiscalisés.
La Légion d'Honneur : Quelle valeur à ce jour ?
Au delà de cette pertinente réflexion fiscaliste, se pose tout de même la valeur de ces distinctions qui apparaissent aux yeux des plus nombreux d'entre nous plus comme une "récompense" de circonstances politiques que d'une réèlle distinction honorifique.
On peut légitimement se demander pourquoi attribuer la Légion d'Honneur à un acteur pour sa carrière (certes bien fournie) ? Combien de travailleurs de l'ombre ont un parcours professionnel exemplaire sans pour autant connaître ces honneurs.
On peut même s'inquiéter qu'un "grand patron" d'une multinationale du CAC40 soit ainsi distingué.
Quant aux champions sportifs, il me semble que leurs trophées spécifiques soient déjà la récompense de leurs parcours de haut niveau.
La Légion d'Honneur n'a à nos yeux plus grande valeur tant elle a été décernée à tours de bras sous tous les regimes présidentiels actuels et précédents.
Je pense aujourd'hui que la médaille pour « acte de bravoure et du dévouement » est aujourd'hui bien plus significative et honorifique. Et bien plus méritée.
Je vous laisse en débattre.
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 23 aoùt 2011 - JENB PRODUCTIONS (Noisy-le-Sec)
Nos articles récents
- Festivité : ne pas oublier les quartiers éloignés du centre-ville de Noisy-le-Sec
- Agression de nos ASVP : La police Municipale devrait être plus présente les jours de marché
- Sur la route du sud : Le pont de tous les records
- Anniversaire : Merci de votre fidélité avec 11,5 millions de vues en 3 ans
- Incendie dans un camps de Roms à Noisy-le-Sec
- Mort d'un septuagénaire dans une maison de retraite de Noisy-le-Sec : Trois mises en examen et le personnel communal hors de cause
- Les Sapeurs-Pompiers de Paris fêtent leur 200ème anniversaire
Références
Enfin libérés : Les photos de Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière devraient disparaître du site municipal
LES OTAGES LIBÉRÉS
Laurent Rivoire (NC), Maire de Noisy-le-Sec (Seine-Saint Denis) l'avait annoncé lors de son allocution officielle des Voeux du Maire aux représentants de la vie associative et aux personnalités participant activement à la vie dans notre commune, en janvier dernier : Les photographies de Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, deux journalistes grands reporters habitués aux zones de conflits et de grandes catastrophes, retenus en otages en Afghanistan avec leur guide-interprâte Résa Din depuis un an (à l'époque), figureraient sur le nouveau site municipal (suite aux élections partielles de 2010), notre Maire ayant décidé d'avoir une communication active sur le net.

Non ! Il n'y a pas lieu à polémique !
Dès leur début de rétention, une polémique est né en France : Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière avaient-ils pris trop de risques ?
Mon opinion est clairement non ! je m'en explique et accepten bien volontier vos contres-argumentaire dès lors qu'il sont conformes aux usages.
Non, ces deux " journalistes " au sens professionnel du terme sont en réalité des " grands reporters " que l'on peut aisément qualifier de spécialisation hautement qualifiée. Car le " grand reporter " est déjà un spécialiste du reportage internationnal y compris et souvent en zone de conflits armés. Et il y en a des conflits dans ce bas-monde, malheureusement !
Les archives de nos enfants
Car ces " grand reporters " sont les rapporteurs d'archives pour nos enfants. Sur une chaine thématique dans une rubrique " filmer la guerre ", un documentaire retraçait la guerre d'Indochine (de 1946 à 1954) quelques jours avant la libération de nos otages. On y voyait les conditions de reportages des correspondants de guerre durant cette période, avec 20 kg de matos et des capacités de tournages limitées par tranches de 3 mn. Autant dire qu'il fallait " viser juste " pour rapporter les images les plus poignantes, les plus significatives.
Mais aujourd'hui, ces images sont nos archives. Elles sont notre mémoire collective, et permettent d'illuster nombre de documentaires sur une période (peu glorieuse) de notre Histoire.
Prendre des risques fait partie de leur métier, de leur engagement, de leur passion.
Et ces images seront nos archives pour nos enfants.
Ce documentaire montre bien qu'à l'époque, ces images étaient détournées politiquement pour en faire des informations favorables à l'état de l'époque. Mais au siècle suivant, ces mêmes images sont aujourd'hui mises à jour avec l'analyse d'historiens qui relatent notre destin commun avec des propos plus objectifs.
Je me réjouis de leur libération, et quelques fussent les négociations, qui doivent conserver leur part de mystère ne serait-ce que pour protéger nos autres otages encore en captivité, leur expérience n'a pas de prix car dans un demi-siècle les images de tous ces " grands reporters " seront les illustrations historiques des générations qui nous suivent.
Laurent Rivoire pourra dans quelques temps (laissons un peu de temps à cette liesse) retirer leurs portraits de notre site officiel. Et que l'on ne me cherche querelle en invoquant la cérémonie noiséenne à l'égard d'Ingrid Bettencourt... qui fît de Noisy-le-Sec, probablement, l'une des dernières villes de France apporter son soutien.
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 03 juillet 2011 - JENB PRODUCTIONS (Noisy-le-Sec)
Nos articles récents
- Aubry se déclare et delanoë supporte la candidate aux primaires : Le Parti Socialiste incarte-t-il encore des valeurs de gauche ?
- Inquiétudes sur l'abattage de centaines d'arbres au Pré-Saint-Gervais
- Disparition de Peter falk : La veuve la plus célèbre du monde restera à jamais anonyme
- Bientôt les vacances : Pensez à offrir votre sang avant de partir.... et même sur les plages !
- Notre ancienne Maire promue Chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur
- La grande impunité face à l'anarchie automobile à Noisy-le-Sec
- Un nouveau restaurant porte des Lilas : Testé et approuvé
- Anarchie automobile dans le centre ville de Noisy-le-Sec : Il est temps que nos polices verbalisent !
Références
Coup de tonnerre à New-York : Dominique Strauss-Kahn reste incarcéré en préventive. Mais il reste présumé innocent.
Dominique Strauss-Kahn RESTE EN PRISON
Préambule : Respecter la présomption d'innocence
En préambule, il y a lieu de rappeler les internautes français à leurs obligations légales.

Si les faits reprochés se seraient déroulés aux Etats-Unis et leurs traitements judiciaires relèvent de la Justice Américaine, les articles des internautes hébèrgés en France relèvent du Droit de la Presse française. La loi sur la présomption d'innocence date de 2000, signée d'Elisabeth Guigou (PS), notre actuelle Députée de circonscription et alors Garde des Sceaux (ici les textes officiels sur Légifrance.gouv.fr), s'appuie sur l'article 11 de la Déclaration universelle des droits de l'homme qui stipule : « Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées ».
Cette même Loi interdit de montrer un détenu menotté.
S'il n'en est pas de même aux États-Unis, j'ai par exemple trouvé regrettable que des médias français de renom aient diffusées en boucle les images de Dominique Strauss-Kahn (DSK dans la suite du texte) sortant du commissariat après une trentaine d'heures de Garde à Vue (GAV dans la suite du texte), menotté et "débraillé" sur le plan vestimentaire. Pour notre part, nous ne mettrons en ligne que des images d'illustration, essentiellement des captures d'écran télévisuelles sélectionnées et citerons autant que faire se peut l'auteur et le site-source.
Il convient donc à nous tous, internautes et blogueurs, de respecter cette base fondamentale dans nos articles, posts, youx et autres billets, tout comme il convient d'être aussi respectueux dans nos commentaires.
D'ailleurs, le CSA a rappelé les médias à la prudence dans la diffusion de leurs images par un communiqué publié ce jour.
Les faits du jour : Des précisions depuis hier
Comme nous le relations dimanche matin, DSK a été accusé par le Procureur de plusieurs faits judiciaires graves ( « agression sexuelle, tentative de viol et séquestration ainsi que plusieurs autres chefs d'inculpation » selon le Procureur lors de l'audience publique et retransmise en France en léger différé sur I-Télé ) sur plainte d'une employée de l'hôtel Sofitel New-Yorkais (photo 1 ci-dessous) où séjournait l'homme politique. D'après ses déclarations confirmées par les autorités New-Yorkaises hier 16 mai, cette femme, Afro-Américaine de 32 ans, habitante du quartier de Brooklyn, célibataire élevant un enfant, serait entrée dans la suite qu'elle pensait vide pour y faire le ménage et dont elle ignorait la personnalité du client qui l'occupait. C'est alors que DSK serait sorti nu de la salle de bain, aurait sollicité des faveurs sexuelles, aurait fermé la porte et aurait entrainé la présumée victime dans la salle de bain pour la violenter sexuellement. Réussissant à s'échapper, la police est alertée.
DSK aurait alors quitté précipitemment l'établissement. Mais cette version est contredite par une témoin qui décrit un départ serein.
Selon la Direction de l'établissement qui avait diligenté, dès le lendemain, une enquête interne concernant cette femme de ménage, cette dernière est employée depuis trois ans dans l'établissement qui la considère comme une employée sans problème particulier. Il en est de même pour ses collègues de travail. La plaignante a été mise sous protection policière. Toujours selon la direction de cet hôtel, d'autres incidents de même type impliquant DSK auraient été passé sous silence par le passé.
Durant sa GAV, DSK a plaidé " non coupable ", a été assisté de deux Avocats de renom (photo 2 ci-dessous), William Taylor et Benjamin Brafman, et a accepté les examens médico-légaux. Par ailleurs, lors d'un " tapissage ", la plaignante aurait formellement reconnu son présumé agresseur en la personne de DSK.
Première comparution devant le Tribunal
La Cour, présidée par la Juge Mélissa Jackson, avait à statuer, non sur le fond, mais sur le maintien en détention suite à la GAV. Pour comparer, c'est un peu l'équivalent du Juge de la détention et des libertés en France. L'objet de cette première audience avait pour but exclusif de statuer sur les garanties de représentation du prévenu au procès.
Au total, le Procureur (photo 3 ci-dessous), dont il convient de rappeller qu'aux États-Unis il est élu, a détaillé les sept chefs d'inculpations retenus après les premiers éléments de l'enquête recueillis lors de la GAV. Puis a mis en avant le statut du prévenu, son nombreuses relations internationales et des possibilités de fuite de DSK à l'étranger. Il a d'ailleurs souligné le fait que DSK a été interpellé quelques minutes avant le décollage d'un avion à destination de la France. Il a de fait requis le maintien en détention.
La défense a souligné pour sa part que DSK n'avait pas tenté de fuir, ayant lui-même contacté l'hôtel pour signaler l'oubli de son portable, et aurait déjeuné avec sa fille avant son embarquement. Il a également rappellé à la Cour la surmédiatisation de son client ce qui en soit l'empêchait de quitter discrêtement les États-unis. Il a proposé une caution d'un million de dollars et s'est engagé à ce que DSK ne quitte pas le territoire New-Yorkais.
DSK est incarcéré : Victime collatérale de l'affaire Polanski ?
La Juge Jackson, rappelant que la décision restait à sa discrétion, n'a pas manqué de souligner que DSK avait été interpellé dans un avion en partance, symbole à ses yeux du moins d'une tentative de fuite. Se référant à l'affaire Roman Polansksi, elle a décidé du maintien en détention.
La prochaine audience, prévue pour vendredi, réunira " un Grand Jury " composé de vingt-trois citoyens américains qui aura à statuer, là encore, non sur le fond, mais sur le maintien en détention ou la liberté conditionnelle en l'attente du procès sur le fond.
En cette attente, DSK a été transféré à la prison de Rikers (plan ci-dessous), une ile et prison située entre le Queens et le Bronks, dans une cellule individuelle.
Réactions de la classe politique Française
Tous les ténors du Parti Socialiste se sont montréS très réservés et prudents dans leurs déclarations aux médias. Tous ont rappelé la présomption d'innocence qui doit prévaloir. On ne peut QUE regretter toutefois qu'aucun n'ait eu une pensée pour la présumée victime.
A Droite, c'est le silence total, à l'exception de Bernard Debré, Député de Paris, qui, sur son blog emploie des mots très durs à l'encontre du Directeur Général du FMI : « (...) Mais trop c'est trop, vous avez humilié la France! Vous l'avez ridiculisée.(...)».
Seule Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre, a évoqué la détresse de la présumée victime lors d'une interview télévisuelle.
Quant à Marine Le Pen, elle est la seule a évoquer les antécédants de DSK.
Arrestation de DSK : réaction de Marine Le Pen par BFMTV
Une autre affaire pourrait ressurgir
Nous avions évoqué HIER une liaison en 2008 avec une collaboratrice du FMI, Piroska Nagy.
Pourtant, c'est une autre affaire de violence sexuelle qui pourrait alourdir le dossier de DSK puisque une journaliste et romancière, Tristane Banon, avait déclaré, sans citer l'auteur, avoir été victime de violence sexuelle, déclaration faite lors d'une émission datant de 2007 sur le plateau de " 93 faubourg saint-Honoré " présentée par Thierry Ardisson. Selon l'internaute galahad sur Le Post.fr, cette jeune femme envisagerait de porter plainte, les faits n'étant pas prescrits.
Premières impressions
Lorsque certaines personnalité politiques indiquent que DSK a sali l'image de la France, je ne peux pas être d'accord. Les faits reprochés à DSK relèvent de la sphère privée du prévenu et non de ses fonctions internationales. Ramené à l'échelon de notre commune de Noisy-le-Sec, les actes de délinquances commis sur notre territoire communal n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs et notre ville n'en est pas salie pour autant.
Même si je pense que la loi sur la présomption d'innocence est une bonne Loi et évite les dérapages que l'on a pu voir Outre-Atlantique, les Américains devraient sen inspirer, il n'en demeure pas moins que l'on ne peut que se féliciter qu'aux États-Unis, la justice est appliquée avec la même équité, que l'on soit un puissant où un simple citoyen lambda. Et là, c'est la justice française qui devrait s'en inspirer : Pas de passe-droit, pas d'intervention pour arrondir les angles comme cela s'est vu en France par le passé.
Prochaine étape vendredi lorsque le prévenu sera présenté au Grand Jury.
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 17 mai 2011 - JENB Productions
Nos articles récents
- DSK arrêté à New-York : Il est suspecté d'agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration
- Parution du nouveau journal municipal
- Le jeune motard grièvement blessé vendredi a été opéré mais est dans un état très préoccupant
- Encore un accident grave à Noisy-le-Sec : Un jeune motard dans un état critique
- Emouvante cérémonie en la mémoire des " etoiles en fumée "
- Votre Conseillère Régionale peut aussi vous recevoir en mairie
- Le Maire l'a annoncé publiquement : Pas de hausse des impôts locaux dans les trois prochaines années
Références
Live sur Le Parisien ; Live sur Le Post.f ; Site Assemblée Nationale ; France-Info ;BFM TV
LCI ; i-Télé ; JENB Productions ; Site du CSA
DSK arrêté à New-York : Il est suspecté d'agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration
MISE EN EXAMEN DE Dominique Strauss-Kahn

Le grand patron du FMI et possible candidat aux primaires socialistes en vue des élections présidentielles françaises de 2012, a été arrêté par la police américaine cette nuit (heure locale) pour y être interrogé après la plainte d'une femme de ménage de l'hôtel Sofitel où il séjournait avant d'embarquer pour la France par avion
Les faits
Rappelons à nos lecteurs, en préembule, que selon la loi française à la quelle sont soumis les blogs français, la présemption d'innocence doit primer.
Sur les faits eux-mêmes : Une femme de chambre de l'hôtel Sofitel où séjournait l'homme politique, a déclaré à la police américaine être entrée dans la chambre de ce client pour y faire le ménage. Selon celle qui actuellement se présente comme victime, DSK serait sorti nu de sa douche, aurait fermé à clef la chambre avant de solliciter des faveurs sexuelles, d'abords sur le lit puis aurait insisté en l'entraînant dans la salle de bain. Elle aurait alors réussi à s'échapper de la chambre avant d'alerter la police.
Interpellation dans l'avion
Dominique Strauss-Kahn aurait alors quitté assez rapidement l'hôtel, oubliant son téléphone portable et quelques autres effets personnels, ce qui laisse supposer un départ précipité. Interpellé dans l'avion à destination de la France quelques minutes avant le décollage, l'arrestation se serait déroulée en douceur et discrêtement, les policiers américains n'ayant rencontré aucune résistance ce que confirme titine sur live sur Le post.fr à 8h33 qui cite BFM TV : « Les autres passagers de l'avion arrivés ce matin à Roissy ne se sont rendu-compte de rien ».
Lire également le live actualisé sur le site du Parisen.
Dominique Strauss-Khan aurait alors été entendu par une section spécialiste des crimes sexuels dans les locaux de police de Harlem, commissariat local territorialement compétent, pour y être interrogé.
DSK interpellé avant le départ de son avion par BFMTV
La femme de chambre a, quant à elle, été évacuée à l'hôpital, lègèrement blessée, sans doute choquée, pour y être examinée.
Contacts avec le Consul Général de France et son avocat
Le Consul Général de France et l'avocat de l'homme politique ont pu s'entretenir avec ce dernier. Actuellement, selon tous les médias, dont le live mis à jour chaque minute sur Le Post.fr, Dominique Strauss-Kahn aurait refusé de répondre aux questions et aurait plaidé " non coupable ".
Toutefois, France-Info annonce de façon formelle à l'instant, lors de son journal de 9h16, la mise en examen de DSK aux motifs de « agression sexuelle, tentative de viol et séquestration » après huit heures de garde-à-vue. Le Quotidien Le Parisien / Aujourd'hui en France confirme cette information. Il semble qu'il ne puisse pas bénéficier de l'immunité diplomatique, heureusement d'ailleurs, puisque c'eût été un scandale qu'il puisse être protégé par ce statut réservé aux seuls corps diplomatiques, c'est à dire les représentants d' un État. Il est actuellement 03h à New-York. Le prévenu devrait être défféré devant un juge dans la matinée.
Des antécédants
Dominique Strauss-Kahn avait connu des tourmentes par le passé, en 2008, après avoir eu des relations sexuelles avec une collaboratrice du FMI. Blanchi par la célèbre institution qui n'avait pas retenu la notion d' "abus de pouvoir ", pardonné publiquement par son Epouse, la célèbre journaliste Anne Sainclair, qui était monté au créneau, cette affaire semblait être un " écart " de l'homme politique comme beaucoup d'hommes (et de femmes) en ont dans leur vie de couple.
Une accusation au plus fort des sondages
Car vous l'aurez bien compris, chers lecteurs assidus, vous nêtes pas sans ignorer que nous traitons principalement de l'actualité locale à Noisy-le-Sec et parfois aux alentours. Toutefois, cette interpellation, qui intervient au moment où Le Parisien édition de ce dimanche, présente un Dominique Strauss-Kahn comme le rival socialiste le mieux placé aux présidentielles de 2012. Bien-sûr, en raison de l'heure des évènements, aucun média écrit n'a pu évoquer cette affaire qui n'en restent pas moins disponible sur leurs sites internets respectifs.
Arrestation : quel avenir pour Strauss-Kahn ? par BFMTV
A l'heure actuelle, il est évidemment prématuré d'en tirer des conclusions hâtives. Des tentatives de viols ou viols présumés et finalement non avérés ont moults exemples dans les annales judiciaires. D'ailleurs, interrogé ce matin sur France-Info, Jean-Marie Le Guen (PS), Député du 9ème arrondissement de Paris, s'est déclaré surpris sur ce comportement de son camarade « qui ne ressemble en rien à Dominique strauss-kahn ». Il en est de même de Bernard Tapie qui se montre très réservé sur la même radio.
« C'est un séducteur avéré (...) mais ce n'il n'a pas le profil d'un violeur » déclare sur France-Info l'auteur de sa biographie qui conclue en précisant « [en l'état actuel des choses] restons très prudents ».
Après la Porsche, l'hôtel de luxe
Dominique Strauss-Kahn avait récemment défrayé les chroniques françaises et même été raillé par les médias étrangers, après qu'une série de photos eurent été diffusées dans le quotidien régional Le Parisien puis reprises par d'autres organes de presse. Le patron du FMI et possible candidat aux primaires socialistes avait alors été perçu par bon nombre de français comme très éloigné de nos problèmes quotidiens de part son train de vie plus proche d'un grand patron du CAC 40 qu'un potentiel Président de la République préoccupé ni même conscient de notre réalité quotidienne, ce qui était déjà un sérieux handicap.
Le Parti Socialiste dans la tourmente
L'Affaire débute et l'instruction démarre. Il est donc prématuré d'hypothèquer quant aux suites qui seront données sur le plan judiciaire. Toutefois, il est déjà à craindre que les prétentions présidentielles de Dominique Strauss-Khan soient sérieusement compromises.
Les flashs à venir dans les jours qui vont suivre nous en apprendront plus.
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 15 mai 2011 - JENB Productions
Nos articles récents
- Parution du nouveau journal municipal
- Le jeune motard grièvement blessé vendredi a été opéré mais est dans un état très préoccupant
- Encore un accident grave à Noisy-le-Sec : Un jeune motard dans un état critique
- Emouvante cérémonie en la mémoire des " etoiles en fumée "
- Votre Conseillère Régionale peut aussi vous recevoir en mairie
- Le Maire l'a annoncé publiquement : Pas de hausse des impôts locaux dans les trois prochaines années
Références
Live sur Le Parisien ; Live sur Le Post.f ; Site Assemblée Nationale ; France-Info ; BFM TV
Lynchage de Noisy-le-Sec : Le débat s'invite sur La Chaine Parlementaire avec Eric Raoult (UMP) et Gilles Garnier (PC)
La matinale sur LCP : L'essentiel en direct
Elle peut sembler fastidieuse par son aspect quelque peu institutionnel du média, mais a pourtant le mérite de contribuer aux débats de nos personnalités politiques dans un cadre quelque peu moins formel que les institutions qu'elles représentent. Plus accessible, pédagogique, et ouverte aux femmes et hommes qui représentent nos territoires : Villes, Intercommunalités, Départements, Régions)
La Chaine Parlementaire (LCP), dans sa chronique matinale, présentée en direct par Patrick Chêne, évoque chaque jour de la semaine une vision de l'actualité sur un mode décalé, moins formaté, pour rappeler les faits marquants du moment pendant votre petit déjeuner. Les rubriques sont fluides, concises pour aller à l'essentiel.
Lors de cette émission, un temps d'échange (une bonne dizaine de minutes) est proposé à deux invités sur un thème majeur de l'actualité récente. Particularité, après avoir lancé le débat par une seule question, Patrick Chêne quitte le studio pour laisser entière liberté aux débatteurs.
Deux invités de la Seine-Saint-Denis
Vendredi 8 avril 2011, étaient invités (par ordre alphabétique) :
Gilles Garnier (PC) : Communiste de longue date (voir son parcours en vidéo par André Lajoinie, en cliqnant ici), Il est Conseiller Général Délégué et Président de groupe au Conseil Général de Seine-Saint-Denis. Il est Conseiller Général (réélu en 2008) du Canton de Noisy-le-Sec qui est à la fois ville et canton. Il est Conseiller municipal (groupe d'opposition suite aux élections partielles de 2010) de Noisy-le-Sec.
Eric Raoult (UMP) : Adjoint (1983) puis Maire (depuis 1995) du Raincy. Il est également Député de Seine-saint-Denis, reconnu pour être l'aile droite de son parti. Il est également ancien ministre de 1995 à 1997 dans les domaines de la lutte contre l'exclusion, l'intégration, et aménagement du territoire.
Avant de s'effacer, Patrick Chêne lance le débat : Le diagnostic
« (...) Est-ce qu'à votre avis la situation est stabilisée ? Est qu'on contraire çà s'aggrave ? Votre diagnostic à l'un et à l'autre et après voir les mesures qu'on peut prendre ..»
Eric Raoult : Rejoignant la position prise par Laurent Rivoire (NC) à travers nos pages, le Député précise : « (...) ce ne pas un faits-divers qui concerne Noisy-le-Sec, c'est en fait le souterrain qui concerne Noisy-le-Sec, en dessous de la gare, (...) mais ce qui est grave c'est un peu la banalisation de la violence (...) et c'est çà qui mérite d'être soulevé (...) Il faut qu'on arrête de territorialiser (...) il faut aussi que l'on rappelle que la violence cela peut faire mal, que en l'occurence les émeutes urbaines, c'était certes un mouvement social, mais en l'occurrence c'étaient quand même des violences contre les policiers, Donc moi je ne montre pas du doigt Noisy-le-Sec, je ne montre pas du doigt le département, mais je dis au moins qu'il faut une union sacrée contre la violence parce que le petit Haroun, il aurait pu mourir »
Gilles Garnier (photo ci-dessous) : « S'il y a des points sur le constat sur lesquels on peut être d'accord (...) c'est vrai que ce sont des choses qui ont déjà existées (...) mais aussi parce que le seuil de tolérence à changé. Dans le même temps, ce qui est grave, il y a une incapacité de réfléchir, c'est à dire qu'on se dise on est face à un fait divers dramatique, mais quelles solutions il faut qu'on préconise ? Là dessus, il peut y avoir divergence entre vous et moi. Mais je pense aussi qu'il y a un phénomène qui se superpose, c'est à dire cette concurrence effrênnée, y compris au sein des mômes, c'est à dire quand il n'y a plus de concurrence belle et juste, en se disant je vais réussir le concours, je vais passer à l'école, et qu'on est en concurrence uniquement avec les poings et les pieds, je trouve que là cà devient dramatique. Cette société qui éxacerbe l'individualisme, qui éxacerbe la compétition amène aussi à cela. (...) Il faut aussi faire très attention à laisser le temps à chacun : Le temps à la police, le temps à la justice, le temps à la presse. Il faut que nous-mêmes (...) on prenne l'ensemble des éléments avant de tirer les conclusions, pare que bien souvent il y a des conclusions un peu hâtives (...). J'ai de nouveau en charge l'Observatoire contre les violences faites aux femmes (...) Pour moi il aussi ne jamais abandonner l'aspect éducatif (...) pour tous ceux qui risquent de passer à l'acte, leur faire prendre conscience de la responsabilité qu'ils ont, et du respect qu'on doit avoir pour une jeune fille, pour une jeune femme. Nul n'est propriété d'une femme »
E.R : « C'est un sentiment de propriété, c'est un regard, c'est simplement "t'appartient à la cité" (...) Ils se font leur film a eux. Et donc je crois qu'il est important et Gilles Garnier le rappelait, qu'il y a un message éducatif. (...) Je me souviens qu'à plusieurs reprises j'ai rencontré Gilles Garnier lorsqu'il y avait des violences faites aux femmes, vous avez essayé de rassembler les élus, pour montrer que rien ne justifie çà. Et que en l'occurence, çà aurait pu très très mal se passer. (...) J'ai entendu sur une radio le père d'Harroun qui disait :" il faut les punir " .Et je crois que c'est important, et çà, çà peut peut-être être une différence entre la droite et la gauche, il faut froncer les sourcils. Il ne faut pas justifier par le fait que il est d'une autre cité, ou que la jeune fille (...) était de la commune d'à coté... Rien ne justifie cela. Si demain la gauche arrive au pouvoir, elle peut, elle sera confrontée [NDLR : aux mêmes problèmes], tout ne va pas s'arrêter ... »
G.G. : « (...) Historiquement, on n'a jamais confié les cléfs du ministère de l'intérieur à un communiste en France (...). Le parti communiste avait proposé les CRS contre les Gardes mobiles, puisque c'étaient des gens républicains et la CGT était largement majoritaire parmi les CRS jusquau milieu des années 70. (...) La critique qui a été faite très longtemps d'angélisme (...) Moi je pense que ce n'est pas une histoire d'angélisme mais d'équilibre dans les politiques publiques. Quant on est en charge des politiques publiques, que ce soit au plan local ou au plan national, oui on doit défendre tous les tryptiques. Il faut continuer à parler d'éducation même quand on est face à des gamins qui ont fait ce genre de chose, parce que nul n'est irrécupérable (...) Et il faut surtout tout faire pour que la majorité des mômes ne tombent pas là dedans. »
Un micro trottoir contribue à argumenter le débat. Quelques phrases qui méritent d'être écoutées.
G.G. : « (...) Chacun d'entre-nous est partagé, et ce qu'a dit eric raoult par rapport au père me parait tout a fait justifié. (...) Un père ou une mère ne peut pas admettre que son enfant soit battu pour des causes aussi futiles. Après il est vrai qu'il y a des solutions sur lesquelles on peut diverger. Je pense par exemple que la présence humaine est indispensable (...) » Et Gilles Garnier de revenir sur ce qu'il avait déjà avancé sur nos pages quant à la fréquentation de cette gare : « Vous savez, cette gare c'est 30'000 passagers/jour. C'est une vraie ville. Et nous avons un agent de la SNCF seulement au guichet jusqu'à 21h00. Après, il n'y a plus personne. Plus personne dans cette gare. (...) Quand il y a un recul de l'emploi public, qu'il soit policier, qu'il soit là de l'entreprise publique SNCF, je ne dis pas que c'est une solution à tout, mais cela rassure. (...) On est pas dans une gare où il y a un train toutes les heures. On est dans une gare où il y a entre 6 et 8 trains par heure. Il y a des gens qui rentrent tard, qui font des ménages à l'ouest de Paris et qui habitent en Seine-Saint-Denis, donc il faut une présence humaine. (...) Je viens d'apprendre, et j'espère que ce drame va servir de leçon, qu'au moment de la fermeture de la gare, il y a actuellement deux agents SNCF et un maître-chien d'une société de sécurité. La SNCF voulait supprimer ces deux agents de présence. Je pense que ce n'est pas une réponse. Cà ne veut pas dire qu'il n'y a que cela, mais la réponse de la présence humaine rassure. »
E.R. (Photo ci-dessous) : « Il y a un véritable problème sur Noisy-le-Sec, les autres gares sur Bondy, sur Le Raincy, sur Gagny, on la même difficulté dans la mesure où se sont souvent des gares intercommunales, et les chiffres présentés par Gilles Garnier sont tout a fait justes. Mais je crois quand même que l'on peut, avec la vidéo surveillance, çà a été utile dans ce cas là, çà a permis, tout de suite (...) de trouver ceux qui étaient vraisemblablement responsables. (...) Il y a déjà eu un certain nombre d'améliorations mises en place avec la police des transports, on peut mettre, alors cela va peut-être faire sourire, mais çà modifie le climat à l'intérieur d'un souterrain, d'une gare, de la musique (...) Tout n'est pas simplement qu'en terme d'agents de la SNCF. Il faut aussi qu'on voit les horaires de présence de la police municipale et de la police nationale »
G.G. : « La vidéosurveillance dans les lieux clos tel que celui-ci, à partir du moment où il y a quelqu'un derrière la caméra et vous avez une réaction immédiate, pourquoi-pas ? (...) La vidéosurveillance, dans l'absolu, s'il n'y a pas des gens qui peuvent agir immédiatement, çà ne sert à rien (...) Quand je parle de présence humaine (...) l'ancien Maire Jean-Louis Mons [NDLR : PC] avait aidé la police nationale a avoir un point de contact permanent à la gare, et nous avions de policiers en permanence de l'ouverture à la fermeture. (...) Aujourd'hui, j'ai pris ce souterrain et il y avait la police ferroviaire. mais je veux pas que la police ferroviaire soit là uniquement trois semaines après ce drame, je voudrais qu'il y ait une présence policière [permanente] dans une gare qui compte 30'000 passages »
E.R. : « (...) Il faut qu'on puisse bien décrypter ce qui s'est passé, faut qu'on apporte des solutions, il faut que sur ce problème de la violence on soit un peu comme pour les accidents de voitures : Montrer vériter, c'est à dire les gens qui saignent. Ce garçon qui aura peut-être des séquelles, (...) et d'autre part, comme le père d'Harroun l'a dit, qu'ils [NDLR : Les auteurs] soient punis. Que rien ne puissse justifier (...) »
Et vous, qu'attendez-vous ?
Pour votre sécurité dans les transports en commun, qu'attendez-vous ? Quelles solutions vous paraissent les plus urgentes et les plus efficaces ?
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 12 avril 2011 - JENB Productions
A lire également sur nos pages :
- Encore une fuite de gaz à Noisy-le-Sec
- Lynchage à Noisy-le-Sec : Le grand et inquiétant silence des associations de lutte contre les discriminations
- Indignation des élus après le lynchage de Noisy-le-Sec
-Pronostic vital engagé pour un jeune homme de 19 ans lynché à la gare de Noisy-le-Sec
-Incendie : 8 blessés, dont 3 graves, dans un incendie suivi d'une explosion
-Forcené maitrisé par le RAID : Quelles étaient ses motivations
-SUR PLACE : Un preneur d'otages forcené maitrisé par le RAID(Vidéo)
-SONDAGE : Pour ou contre l'armement des Polices Municipales ?
-Démocratie participative : Relance des nouveaux Conseils de Quartiers
L'immense camp rom de Bobigny évacué hier matin
Le plus grand camp rom de Seine-Saint-Denis
L'expulsion annoncée avait été évoquée dans plusieurs médias ces derniers jours. Ce qui était devenu le plus grand camp rom de la Seine-Saint-Denis, sur un terrain situé à Bobigny, à la limite de Noisy-le-Sec, près du pont de Bondy, a été réalisée dans le calme dès 6 heures du matin. Elle intervient suite à une plainte d'ERDF qui avait constaté des branchements illégaux « dont certains étaient réalisés sur le réseau du gaz » selon le quotidien régional Le Parisien qui rapporte des motifs exposés par la préfecture. L'arrêté préfectoral pris en urgence le 18 mars a été validé par le tribunal administratif.
Un camp complêtement insalubre
Installé depuis plus de deux ans, ce qui n'était à l'époque que l'installation de quelques caravanes (comme on peut le voir sur la photo ci-dessous prise en 2009, à l'occasion de l'opération "Un été au canal") est devenu au fil des mois un camp totalement insalubre qui s'étirait tout au long de la berge du canal de l'Ourcq.
Ce dernier était d'ailleurs devenu une véritable poubelle au point que la péniche amenant du sable pour l'évènementiel saisonnier " l'été du Canal 2010 " avait dû être dépannée par les sapeurs-pompiers, ses hélices s'étant empétrée dan un tas d'immondices. « Ils jetaient de tout dans le canal » m'explique ainsi agent d'entretien croisé hier après-midi. « Vous ne pouvez pas vous imaginer le nombre de portefeuilles retrouvés dans les poubelles avoisinantes. Et ils jetaient même des matelas dans le canal. Et puis certains gamins jetaient même des pierres sur le tramway » poursuit cet employé aux origines africaines et qui ne cachait pas sa colère : « Moi je travaille pour 1200 € par mois, et eux salissent tout. Il était temps que cela soit fait. En plus, c'était tellement sale qu'on pouvait y voir des rats ».


Important dispositif pour une évacuation dans le calme
Pas moins de 150 fonctionnaires des forces de l'ordre avaient bouclé le campement avec même une équipe de la brigade fluviale. Les quelques 270 personnes concernées, qui s'attendaient à une opération imminente, ont évacué le camps dans le calme. Les caravanes qui pouvaient rouler ont été évacuées, les autres abris de fortune ont été détruits.
Toute la journée le service de nettoyage de la ville s'est employé à évacuer les tas de détritus pour redonner au site un état acceptable.
La Mairie de Bobigny est indignée
Catherine Peyge (PC), Maire de Bobigny, a fait part de « son indignation et sa consternation » dans un communiqué. Et de poursuivre : « Cette évacuation a été organisée par surprise, sans prévenir la mairie de Bobigny », a-t-elle déploré. En effet, la mairie avait autorisé les familles à s'installer sur un terrain dépendant de la mairie, « le temps que nous cherchions et puissions leur trouver une solution plus pérenne », a assuré la maire. « Ces évacuations à répétition condamnent les Roms à une errance forcée d'un point à un autre, provoquant parfois des réactions d'exaspération et d'intolérance dans les populations locales (...) La municipalité va s'efforcer de continuer à aider ces familles roms et mettre provisoirement à leur disposition un autre terrain communal », a assuré Catherine Peyge.
Les services sociaux de la ville suivaient particulièrement une trentaine de familles et leurs enfants étaient scolarisés.
Une parcelle municipale a permis l'installation d'environ 80 personnes, et un gymnase a été ouvert pour accueillir les autres durant la nuit. Une situation qui, à l'évidence, ne peut être que provisoire.
Un problème qui dépasse les communes
Une fois de plus, cette évacuation met en avant les difficultés auxquelles sont confrontées bon nombre de communes, en Seine-Saint-Denis en particulier.
Noisy-le-Sec a connu la même problématique : Comment accuillir dignement ces familles en errance qui par leurs installations sauvages et illicités provoquent l'exaspération des riverains qui y sont confrontées.
Si l'intercommunalité " Est-Ensemble " peut éventuellement être un maillon dans la chaîne de réflexion, il appartient essentiellement à l'état de prendre les dispositions nécessaires pour que ces familles, qui disposent d'un droit légal de circulation dans l'espace européen, puissent s'insérer dans notre vie communautaire.
Mais la responsabilité revient avant tout aux états dont sont issues ces familles, états qui n'ont pris aucune disposition concrête pour endiguer cette émigration de masse.
Il est en effet rare qu'un étranger quitte son pays d'origine si ses conditions de vie sur place lui permette de s'épannouir, d'élever sa famille, de scolariser ses enfants, de se loger dignement et de se soigner.
De telles évacuations, aussi légitimes soient-elles sur le plan de la sécurité, de la salubrité, ne règlent en rien le problème de fond qui, au final, montre une fois encore, que l' Europe capitaliste qui nous a été imposée, n'a rien à voir avec l'Europe sociale à laquelle nous aspirions.
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 30 mars 2011 - JENB Productions
A lire également sur nos pages :
- Réservez votre week-end pour vous évader dans le monde du chemin de fer
- 50 de nos classes et le club de water-polo n'ont plus de piscine jusqu'en septembre
-Incendie : 8 blessés, dont 3 graves, dans un incendie suivi d'une explosion
-Forcené maitrisé par le RAID : Quelles étaient ses motivations
-SUR PLACE : Un preneur d'otages forcené maitrisé par le RAID(Vidéo)
-Police Municipale : Deux élus de Noisy-le-Sec assignés pour injures
-SONDAGE : Pour ou contre l'armement des Polices Municipales ?
-Démocratie participative : Relance des nouveaux Conseils de Quartiers
-La municipalité renforce ses missions en faveur de l'emploi
Plus de 58% des posteurs favorables à l'armement des Polices Municipales... Oui mais une profession méconnue
Dans un sondage récent sur Le Post, nous souhaitions connaître l'avis des internautes sur l'armement en armes à feu des Polices Municipales.
Une profession en pleine mutation
En effet, d'une part toutes les communes n'ont pas de service de Police Municipale, et d'autres, de plus en plus nombreuses, y compris dans des villes à majorité de gauche, en augmentent leurs effectifs ou créent un tel service, comme que nous avions suivi la création de la Police Municipale de Stains (Seine-Saint-Denis) à la même période que notre ville de Noisy-le-Sec voulait la supprimer.

Mais actuellement, cette profession, qui connaît une mutation importante ces dernières années comme le rappelle régulièrement un syndicat présent sur Le Post, ( ou un autre ici ) repose sur une base législative, dont il est bon de remémorer qu'elle fût co-signée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement alors Ministre de l'Intérieur et Elisabeth Guigou en qualité de Garde des Sceaux lors d'un Gouvernement Lionel jospin,
Cette législation a depuis cette époque connu plusieurs réformes qui ont permis d'harmoniser la signalétique ( Je me souviens encore d'une R4L verte et crême surmontée d'un gyrophare bleu et sérigraphiée Garde Urbaine à Bondy qui n'est qu'une anecdote sans parler des uniformes disparates d'une ville à l'autre - Si vous avez des photos anectotiques de votre Police Municipale à ses débuts, envoyez-les nous - ). Heureusement, aujourd'hui, la profession a été organisée : Toutes les sérigraphies des véhicules sont normalisées, les uniformes harmonisés.

Une profession méconnue
Paradoxalement, plus la Police Municipale s'étend sur le territoire national, résultante de la politique déclarée comme "sécuritaire" par notre Président de la République qui consiste à diminuer les effectifs de la Police Nationale (comme ce fût le cas pour le commissariat de Police Nationale de Noisy-le-Sec transformé en un simple " commissariat sub-divisionnaire " dans un département où il manque environ 500 policiers nationaux) mais aussi de la Gendarmerie Nationale (1) ; Plus la Police Municipale est visible des citoyens, moins ces derniers connaissent les prérogatives de ces agents municipaux qui, contrairement aux idées reçues, disposent de pouvoirs assez larges.
Le policier municipal est un véritable acteur de la sécurité publique et représente sans doute la meilleure police de proximité, le turn-over étant moins important que les agents de l'état régulièrement mutés. Donc, non, le policier Municipal n'est pas qu'un "simple verbalisateur de voitures mal garées " ou " gardien de square ", mais bien un véritable policier.
Certains se sont offusqués que la loi loppsi 2 n'autorise pas les Policiers Municipaux au contrôle d'identité. Pourquoi s'en offusquer ? Ils disposent déjà du droit à controler en situation de flagrance. Et comme leur raison d'être est avant tout une mission de dissuasion et de prévention, cela ne change pas grand chose.
Au delà de cette décision récente, dont on peut débattre à l'occasion d'un article futur, la Police Municipale dispose de prérogatives très larges. Elle est de fait confrontée au mêmes dangers qu'un policier national. Le décès tragique d'Aurélie Fouquet, à ma connaissance première Policière Municipale abattue par arme à feu, rappelle tout de même que les policiers municipaux sont également des cibles de criminels de plus en plus souvent armés lourdement. D'autant plus tragique que cette fonctionnaire, tout comme son collègue, ne participaient pas à l'opération de police initiale. Elle s'est donc fait abattre simplement parce que son véhicule était sérigraphié " Police ". Dans ce genre de situation, les auteurs ne font aucune distinction.
Pour ce qui concerne les prérogatives, nous y reviendrons ultérieurement.
Mais déjà se pose la question de l'armement. Problème d'autant plus important qu'il n'est justement pas uniformisé. D'une ville à l'autre, en traversant seulement une frontière communale, des fonctionnaires ayant un uniforme et des voitures identiques, n'ont pas le même armement.

Alors pourquoi ne pas harmoniser ? Pourquoi le policier municipal de Rosny-sous-Bois, d'Aulnay-sous-Bois ou de Canne pourrait-il se défendre et pas le policier municipal de Noisy-le-Sec ?
Les Résultats du sondage
Le résultat, sur la base de 18261 votes, est sans appel : 58,2% des internautes ayant participé à ce sondage se sont déclarés favorables à l'armement en armes à feu des Polices Municipales, alors que 32,1% s'y sont déclarés opposés. 9,5 % des sondés n'ont pas souhaité se positionner.

Ce résultat, même si la méthode de sondage techniquement proposée par Le Post n'est pas aussi fiable qu'un sondage professionnel réalisé par un institut spécialisé, reflête malgré tout une tendance générale de la population française et corrobore d'autres sondages parus antérieurement.
Certains vont crier au loup en traitant les policiers Minicipaux de cow-boys, mais il est nécessaire de rappeler que les policiers municipaux ont une formation initiale et surtout continue au maniement des armes à feu plus consistante que les agents de l'état. De plus, les conditions d'utilisation sont plus strictes (par ex un policier n'est pas autoriser à progresser arme au poing contrairement à un policier national).La détention et le maniement de l'arme à feu par les Policiers Municipaux sont donc bien plus strictes que les agents de Police Nationale. Par ailleurs, cette profession s'est attachée à se doter d'un code de déontologie.
En cas de problème pour lire la vidéo, cliquez ici
Le législateur serait donc bien inspiré à s'attacher à ce que l'ensemble des Polices Municipales en France soient rapidement uniformisées concernant l'armement.
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 24 mars 2011 - JENB Productions
A lire également sur nos pages :
- Trouvez-vous normal que l'on nous (or)donne des consignes de vote ?
- Cantonales : Nous ne votions pas, mais chez nos voisins qu'en est-il ?
- Un électeur sur deux appelés aux urnes aujourd'hui : Pourquoi ?
- Forcené maitrisé par le RAID : Quelles étaient ses motivations
- SUR PLACE : Un preneur d'otages forcené maitrisé par le RAID (Vidéo)
- JUSTICE : Deux élus de Noisy-le-Sec pour injures envers la Police Municipale
- Police Municipale : Deux élus de Noisy-le-Sec assignés pour injures
- SONDAGE : Pour ou contre l'armement des Polices Municipales ?
- Démocratie participative : Relance des nouveaux Conseils de Quartiers
- La municipalité renforce ses missions en faveur de l'emploi

(1) Dans la suite du texte, le terme Police Nationale englobe également la Gendarmerie Nationale.
Surprise du matin : Les Douanes font une descente sur le marché
Rien à déclarer
Hier matin, mercredi 09 mars 2011, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), nous étions bien loin de la comédie de Dany Boon et Benoît Poelvoorde dans le film éponyme à propos duquel Gilles Botineau à consacré un billet de qualité sur le site excessif.com dont l'image d'illustration suivante est d'ailleurs extraite. Car ils étaient bien cinq agents des Douanes à parcourir les allées du marché ce matin. Sans doute pas aussi excentriques que les deux comédiens et surtout mieux véhiculés que l'antique 4L de ces derniers, ces douaniers en civil n'en n'ont pas moins examiné les étals de la centaine de commerçants avec sourire mais attention.

Même si leur droit de réserve ne leur a pas permis de communiquer sur cette " opération douanière " matinale, ils suffisait de les suivre quelques heures pour les voir s'arrêter sur tel ou tel autre stand, examiner de nombreux produits, sortir carnets et feuillets, s'entretenir avec plusieurs commerçants pour bien comprendre qu'il s'agissait de contrôles pointilleux.
Les Douanes à Noisy ?
Pour beaucoup d'entre nous, qui dit douanier implique frontière. Comme celle du Pas de la Case (Andorre / Pyrénées-Orientales) dont, autant vous prévenir tout de suite, le poste frontière flambant neuf risque d'être plus étanche que par le passé (Photo ci-dessous). Fini les cartouches de blondes américaines (*) à 19,50 € ! Douanier, dans notre esprit c'est parfois des contrôles routiers à une barrière de péage ou dans un département frontalier. Et surtout, dans notre esprit, cela concerne principalement les poids-lourds.

Douanier, pour beaucoup d'entre-nous, en particulier en pleine pérode de crise, c'est surtout l'idée du " gendarme du fisc ", celui qui vous traque pour nous " taxer " encore un peu. En fait, hormis les frontaliers qui les côtoyaient régulièrement, il faut bien le reconnaître, peu de citadins, Noiséens de surcroît, s'imagineraient croiser un douanier... sur le marché de Noisy-le-Sec.
A quoi servent des douaniers à Noisy ?
Les Douanes sont un service de l'état qui relève du Ministère du Budget. Leur objet est de protéger l'économie légale tout en agissant dans la mondialisation. En effet, grâce aux nouvelles technologies, les circuits de fraude se sont adaptés en se déterritorialisant.
La Douane française travaille en étroite collaboration avec leurs homologues des pays communautaires ou extra-communautaires. Fondatrice de l'Organisation Mondiale des Douanes qui a pour objet de coordonner les actions douanières hors de nos frontière, 70 douaniers français exercent ainsi dans des organisations internationales et auprès d'ambassades. La douane française est également en liaison avec EUROPOL, INTERPOL et l'OLAF (Office européen de lutte antifraude).
La douane fançaise en quelques chiffres [1]
On compte ainsi 224 brigades terrestres chargées de la lutte antifraude dans les ports, aéroports et axes routiers (photo ci-dessous) ; 900 enquêteurs et agents de renseignement, 200 officiers de douane judiciaire, 14 services de contrôles dans les centre de tri postaux, 43 brigades aéronavales, 600 marins-douaniers garde-côtes armant 40 navires ; 190 pilotes aériens armant 15 avions et 7 hélicoptères ; 230 agents motocyclistes ; 252 équipes cynophiles ; 11 laboratoires communs avec la DGCCRF ; 3 scanners fixes et 4 mobiles avec des équipes spécialisées ainsi que 65 appareils à rayons X.

Priorité : Protéger le consommateur
Voilà sans aucun doute la raison première de cette " descente " des Douanes sur notre marché de Noisy-le-Sec hier.
Car au delà de l'aspect répressif que nous nous en faisons, la Douane française a également un rôle important dans la protection du consommateur en particulier par la lutte contre la contrefaçon dont les conséquences sont parfois graves pour l'acheteur : Médicaments, produits de soins corporels, pièces détachées automobiles, produits alimentaires, jeux et jouets, ....

La contrefaçon de médicaments représentait en 2010 un marché mondial de 75 milliards d'euros. Des contrefaçons qui dans le meilleur des cas n'ont aucun bénéfice thérapeutique mais souvent présentent de réèls dangers pour le patient.
Dans la même période 21 millions d'articles ont fait l'objet d'un contrôle des normes techniques. A titre d'exemple, en septembre 2010, 70'000 peluches dangereuses ont été saisies par les services des douanes du Havre après analyse du laboratoire de Lille.
En 2010, les contrefaçons provenaient d'Asie (70%), Europe (16%) et autres pays (14%).
Economie : Protéger nos emplois
Là encore, la Douane française, par sa lutte antifraude, veille à protéger la propriété intellectuelle de nos entreprises et donc les emplois connexes. En 2010 toujours, la valeur des contrefaçons saisies par la douane représente 421 millions d'euros, soit une progression de 55% par rapport au bilan 2009.
Ces contrefaçons menacent directement 30'000 emplois en France.
Biens culturels : Protéger notre patrimoine
Les Douanes combattent ainsi les exportations illégales de biens culturels et s'oppose au pillage du patrimoine culturel des autres pays en particulier ceux fragilisés par les conflits armes. La Douane fançaise travaille en ce domaine en partenarait avec les ministères de la cultures et des affaires étrangères.
Par exemple, en septembre 2010, la douane a retrouvé, après 25 ans de recherche, le " trésor immergé de Lava, une pièce exceptionnelle datant de 300 ans après JC.
Environnement : Lutte contre les pollutions, protection des faunes et flores
Encore une facette méconnue du public : La protection de l'environnement.
la Douane protège les espèces de la faune et de la flore menacées d'extinction. En 2010 elle a ainsi procédé à 638 constatations (+27% par rapport à 2009) en ce domaine. Dans la même année, 234 constatations ont été réalisées dans les trafics de déchets (+20% par rapport à 2009).

La douane, c'est aussi la lutte contre les dégazages sauvages en mer (photo ci-dessous). L'intensification des surveillances aériennes couplées à des amendes dissuasives ont permis d'abaisser les pollutions maritimes : 102 faits constatés en 2010 contre 168 en 2009.

Les Trafics de drogues : L'explosion des chiffres
C'est une mission importante de la Douane. Car outre l'impact sanitaire négatif, les trafics de drogues fragilisent l'économie et sont ensuite utilisés dans un système criminel de blanchiement d'argent. Les saisies ont explosé en ce domaine :
- LSD : 24'600 doses saisies en 2010 (4'300 en 2009) ;
- Ecstasy : 983'000 doses siasies en 2010 (29'000 en 2009) ;
- Méthadone : 16'800 doses saisies en 2010 (6'000 en 2009) ;
- Méphédrone : 77 Kg saisis le second trimestre 2010 ( ce produit a été classé en produit stupéfiant en juin 2010) ;
- Métamphétamines : 15,3 Kg saisis en 2010 (100 gr en 2009)
- résine de cannabis : 27 tonnes saisies en 2010 ;
- Cocaïne : 5,1 tonnes dont 3 tonnes saisies sur le territoire national en 2010.
Au total, en 2010, la Douane a saisi plus de 36 tonnes de stupéfiants.
Pour en savoir plus sur l'activité des Douanes en 2010, cliquez ici
Jean-Emmanuel Nicolau-Bergeret
© 10 mars 2011 - JENB Productions
A lire également sur nos pages :
Faits-Divers :
- Un engin de chantier percute une canalisation de gaz à Noisy-le-Sec
vie économique :
- Les usagers des bus 105 et 545 ont-ils le droit de circuler normalement les jours de marché ?
Santé publique :
- Avis de recherches : L'hôpital recherche 100'000 bébés disparus
- Greffe de bronche : Une première mondiale à Bobigny
Culture :
- 6ème festival du Cercle à musique édition 2011
Police Municipale :
- Deux élus assignés devant le tribunal pour injure
Sondages :
- Pour ou contre l'armement des polices municipales ? Déjà 13'978 internautes se sont déjà exprimés. Et vous ?
- Don d'organes : Estes-vous prêts à offrir vos organes après votre décès ?Déjà 20'871 internautes se sont déjà exprimés. Et vous ?
- Vous et la modération du Post ? Déjà 17'061 internautes se sont déjà exprimés. Et vous ?
(*) Fumer est dangereux pour la santé
[1] Source : Conférence de presse du 27 janvier 2011 présentant les résultats des Douanes en 2010.










